Bon, on y est, ou presque. Presque 5 ans. Presque l'espoir que tout cela ne sera bientôt plus qu'un mauvais rêve, une sorte de "parenthèse désenchantante". Sauf que.
Même si, dans son livre "ce n'est rien qu'un président...", paru
à mi-mandat, l'éditorialiste de France Inter Thomas Legrand démontrait que la politique sarkozyenne, c'était beaucoup de bruit pour pas grand chose, d'autres ont, en cette fin de règne,
entamé la rédaction du bilan -à charge- que la petite histoire politique retiendra de ce triste quinquennat.
La subjectivité de cette liste en rend la lecture acide ; ça pique un peu les yeux et la raison. Voici donc, récupérée sur l'excellent site de la télé libre, la liste des 40 grosses erreurs de nabot-léon :
6 mai 2007 : Nicolas Sarkozy passe sa nuit au Fouquet’s au soir de son élection autour des grands patrons du CAC-40 et de vedettes du show business.
Mai 2007 : Croisière de Nicolas Sarkozy et de ses
proches sur le yacht de son ami Vincent Bolloré (yacht de 60 mètres – 12 millions d’euros) – Arrivée spectaculaire à bord du Falcon 900 de ce même Vincent Bolloré.
Août 2007 : Citation relevée par Yasmina Reza, dans son livre «L’aube, le soir ou
la nuit»: «Qu’est-ce qu’on va foutre dans un centre opérationnel sinistre à regarder un radar ? Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de dix connards en train de regarder une
carte !»
10 août 2007 : Vote de la loi imposant aux juges des peines planchers.
Septembre 2007 : La rémunération annuelle du chef de l’Etat passe de 101 488 à 240 000 euros, soit une augmentation de 140%.
28 octobre 2007 : Irrité par une question sur son ex-épouse, Cécilia, le président laisse en plan la
journaliste de CBS Lesley Stahl, qui l’interviewait. Le président lève les yeux au ciel avant de traiter son attaché de presse d’« imbécile ».
6 novembre 2007 : Le Guilvinec (Finistère) - Insulté par certains marins, le président prend à partie une personne et réplique: «Qui est-ce qui a dit ça ?
C’est toi qui as dit ça ? Eh ben, descends un peu le dire !»
Décembre 2007 : Installation de la tente du « Guide » de la
révolution libyenne (Mouhamar Kadhafi) dans les jardins de l’Hôtel Marigny et réception fastueuse à l’Élysée.
Fin de l’année 2007 : Voyage tant photographié avec Carla Bruni en
EGYPTE et en JORDANIE.
Le 23 février 2008 : Le « CASSE TOI POV’CON » est lancé à un quidam au Salon de
l’agriculture.
Le 27 juin 2008 : Mise en place par décret du fichier policier EDVIGE (Centralisation au ministère de
l’intérieur du traitement automatisé et des fichiers de données à caractère personnel de tous les français).
Juillet 2008 : « Photo de famille » sur le perron de l’Élysée où figurent en bonne place les « amis » arabes BEN ALI, MOUBARAK, et EL-ASSAD.
Le 1er août 2008 : Nicolas Sarkozy fait voter une loi mettant en place un système de sanction renforcée pour les demandeurs d’emploi – Politique volontariste de radiation.
Le 15 septembre 2009 : Adoption de la loi HADOPI (contrôle et sanction des internautes qui se livrent au téléchargement illégal).
Octobre 2009 : Tentative de
nomination de son fils Jean à la tête du quartier d’affaires de la Défense (EPAD).
Le 12 novembre 2009 : Nicolas Sarkozy stigmatise la minorité musulmane de France en déclarant « n’importe qui peut se cacher sous une burqa ».
Mai-Juin 2010 : Journées de mobilisation de 500 000 à un million de personnes dans toute la France contre la réforme des retraites – Nicolas Sarkozy ne cède rien.
Le 16 juin 2010 : Révélation par le journal en ligne Mediapart de l’affaire
Woerth-Bettencourt, selon laquelle Nicolas Sarkozy aurait bénéficié d’un versement en liquide illégal de 150.000 euros pour sa campagne.
Le 14 juillet 2010 : Nicolas Sarkozy
invite les dictateurs Africains à parader avec leurs troupes sur les Champs Elysées :
- Paul Biya, le «sphinx inamovible» – Cameroun
- François Bozize, l’éternel putschiste – Centrafrique
- Idriss Deby, le chef de guerre – Tchad
- Blaise Compaore, le dictateur respectable – Burkina Faso
- Denis Sassou N’Guesso, le chef de milices sanguinaires – Congo
- Faure Gnassingbé et Ali Bongo, les fils à papa – Togo et Gabon
Le 30 juillet 2010 : Discours de Grenoble de
Nicolas Sarkozy : « Nous subissons les conséquences de 50 années d’immigration insuffisamment régulée qui ont abouti à un échec de l’intégration ». Et évoquant la situation des immigrés
clandestins, il ajoute « c’est dans cet esprit que j’ai demandé au ministre de l’Intérieur de mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Roms ».
Le 5 août 2010 : Circulaire sur les Roms qui exige que 300 campements ou implantations
illicites soient évacués dans les trois mois, « en priorité ceux des Roms ».
Septembre 2010 : Il accuse violemment, lors de sa conférence de rentrée à Bruxelles, la commissaire européenne aux droits de l’homme, la Luxembourgeoise Viviane Reding.
Le 7 octobre 2010 : Le quotidien Le
Monde révèle l’existence du fichier des minorités ethniques non sédentarisés (MENS).
Les 12 et 19 octobre 2010 : Manifestations record de 3 à 3,5 millions de personnes contre la réforme des retraites – Nicolas Sarkozy s’entête.
Le 10 novembre 2010 : Adoption de la réforme des retraites qui repousse l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans et l’âge du taux plein de 65 à 67 ans.
Le 20 Novembre 2010 : Lors d’une réunion informelle avec des journalistes, en marge du sommet de l’Otan à Lisbonne, interrogé sur l’affaire Karachi, questionné par un journaliste
qui lui précise que son nom figure dans des documents montrant qu’il a donné son aval à la création d’une société-écran luxembourgeoise par laquelle transitaient les commissions, Nicolas Sarkozy déclare « Qui vous a dit ça ? Vous avez eu accès au
dossier ? Charles Millon a une intime conviction. Et si moi j’ai l’intime conviction que vous êtes pédophile ? Et que je le dis en m’appuyant sur des documents que je n’ai pas vus… » Et de
conclure : « Amis pédophiles, à demain ! »
Le 14 novembre 2010 : Après un soutien sans précédent, éviction
tardive du gouvernement d’Éric Woerth, pris dans les démêlés judiciaires.
Le 16 novembre 2010 : Nicolas Sarkozy déclare à la télévision « J’ai renoncé à l’identité nationale comme mots parce que cela suscite des malentendus », et d’ajouter
« Mais sur le fond, je ne renonce pas. »
Fin 2010 : Le fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) a connu un doublement des subventions depuis 2007 et plus de 60% de l’enveloppe de ce fonds est
désormais versé à la vidéosurveillance, au préjudice d’autres actions de prévention.
Le 5 janvier 2011 : Le journal « Le canard enchainé » révèle qu’en 2010 trois des principales campagnes publicitaires de l’Etat ont été attribuées au groupe de Vincent Bolloré
pour un montant de 140 millions d’euros de budget public.
Le 25 janvier 2011 : Réception à l’Elysée du dictateur-président du Burkina Faso, Blaise Compaoré.
Septembre 2011 : Publication du livre « La République des mallettes » (Pierre
Péan – éd. Fayard) où l’ex-Monsieur Afrique de Jacques Chirac, Michel de Bonnecorse révèle que Nicolas Sarkozy a reçu de Denis Sassou Nguesso et d’Omar Bongo (les présidents congolais et
gabonais) des sommes conséquentes pour mener sa campagne présidentielle.
Le 21 février 2011 : Nicolas Sarkozy maintient le cap d’un soutien fidèle et assumé aux régimes dictatoriaux en Afrique en recevant le président gabonais Omar Bongo à l’Elysée.
Août 2011 : Publication du livre «Sarko m’a tuer» des journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard
Davet, qui relance l’affaire Bettencourt et rassemble de nombreuses déclarations inédites de personnalités sanctionnées ou menacées par Nicolas Sarkozy et son entourage.
Le 19 septembre 2011 : Nicolas Sarkozy reçoit un dictateur, le président
à vie du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev.
Septembre 2011 : Affaire KARACHI – Mise en cause par le juge Renaud Van Ruymbeke de deux intimes de Nicolas Sarkozy (Thierry Gaubert et Nicolas Bazire) dans l’affaire de
négociation des contrats d’armement passés avec l’Arabie Saoudite et le Pakistan dans les années 90.
Le 17 octobre 2011 : Le directeur central du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, proche de Nicolas Sarkozy, est mis en examen dans l’affaire d’espionnage
téléphonique d’un journaliste du « Monde » enquêtant sur le dossier Woerth-Bettencourt.
Le 21 décembre 2011 : Réception à l’Elysée du dictateur djiboutien Omar Guelleh.
Entre le 25 et le 31 décembre 2011 : Vacances à Marrakech (La Palmeraie) ;
Nicolas Sarkozy déclare à la presse française en janvier 2012 « A Noël, cette année [2011], je ne suis pas parti en vacances car, avec la crise, les Français n’auraient pas compris.
»
Fin 2011 : Plus de 2,7 millions de chômeurs sont recensés en France. Mais Nicolas Sarkozy affirme « la situation est difficile mais nous résistons mieux que nos voisins
». La France dépasse la barre des 10% de demandeurs d’emploi (6% de chômage pour l’Allemagne, 8% pour le Royaume-Uni, l’Italie ou les Pays Bas).
Début 2012 : Nicolas Sarkozy entretient l’ambiguïté sur sa candidature (déclaration en privé devant 15 journalistes). Le locataire de l’Elysée évoque son possible retrait de la
vie politique en cas de défaite « En tout cas, je changerai de vie complètement, vous n’entendrez plus parler de moi ! » et son ambition secrète « Moi aussi, dans le futur, je
voudrais gagner de l’argent ».
Il reste quelques semaines avant l'élection présidentielle. Nul doute que, la tension montant dans le petit corps spamodique de notre président, que quelques perles immondes ne manqueront pas
d'éclore d'ici là, histoire d'en finir en fanfare, avant que ce futur-ex ne s'en retrourne faire fructifier son quinquennat au sein de son cabinet d'avocats d'affaires. Vous avez dit "affaires" ?
source : la télé libre
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