Dimanche 24 juin 2007
Pour la première fois, je viens de recevoir des commentaires contradicteurs, à propos des articles J'ai été censuré et
Dormez c'est une rafle. Je tiens à répondre point par point aux critiques qui sont adressées à ces articles.
Ce monsieur déplore que la France offre "la sécu gratuite via la CMU, l'école gratuite, des allocations diverses (RMI, allocations logements, bourses etc)" . Cher lecteur, vous êtes-vous
déjà retrouvé dans la situation de devoir vivre des allocations chômage, ou pire, du RMI ? Connaissez-vous les montants et les conditions d'attribution de ces aides ? Pensez-vous qu'il soit
plaisant de devoir se contenter des sommes vraiment minimales et insuffisantes qu'octroie l'Etat à ses allocataires ? Mon maître (oui, car je suis un chat, au cas où cela vous aurez échappé) a
vécu grâce au RMI pendant plus d'un an. Sans cela, que serait-il devenu ? Aurait-il eu la possibilité de lutter contre sa situation, de trouver du travail, et finalement parvenir à s'en sortir
(comprenez : de gagner ce qu'il faut, sans plus, pour être autonome) ? Répondez donc sur ce point : oui ou non avez-vous dû vivre avec une allocation ?
Pour être complet sur le sujet, je vous saurai gré de ne pas me mettre sous la truffe le soi-disant témoignage anonyme de cet homme qui a écrit un livre dans lequel il affirme avoir vécu en toute impunité pendant vingt-quatre ans grâce à diverses allocations. Ce livre a même composé la substantifique moëlle d'une émission de TF1 sur les profiteurs, entre les deux tours de la campagne présidentielle. Sachez que le "témoignage" de cet homme dont on ne connait pas le nom est totalement erronné et parcouru d'invraisemblances qui ont été démontées à de nombreuses reprises.
Sur l'école : sachez, Monsieur mon lecteur, que l'école n'est pas gratuite. Elle est payée par la communauté solidaire à la hauteur des moyens de chacun, par un mécanisme qui s'appelle l'impôt. J'aurai l'occasion d'y revenir. Mais sans doute estimez-vous que l'école doit être réservée à ceux qui peuvent la payer ? Après tout, les enfants des pauvres peuvent très bien travailler, il n'y a pas besoin d'instruction pour tisser des tapis ou coller des semelles sur des chaussures de sport.
Sur votre blog, vous vous piquez de philosophie. Il est regrettable que vous ne vous piquiez pas d'économie.Cela vous permettrait de connaître les mécanismes de base du fonctionnement des sociétés modernes. Aimeriez-vous que je vous entretienne des principes de l'économie, des notions de création de richesse, de répartition primaire et secondaire, d'interventionnisme et de libre marché ? Soit. Demandez gentiment et j'expliquerai au philosophe que vous souhaiteriez être "comment ça fonctionne dans la vraie vie".
Vous me dites en avoir "assez de ces gens qui comparent la police française à la Gestapo et parlent de "rafles"". Vous me dites aussi en avoir "assez de ces insultes qui comparent une expulsion à la déportation des Juifs à Ausschwitz (parce que c'est bien à cela qu'on fait allusion quand on parle de "rafles")". Je vous fécilite pour votre perspicacité. Oui, le mot "rafle" fait allusion à la déportation des juifs (et pas seulement à Auschwitz, avec un seul S, Monsieur le germanophone). Monsieur mon lecteur qui vous piquez de philosophie, apprenez-nous un vocable plus approprié pour évoquer l'acte de policiers qui s'introduisent sans mandat d'amener chez des personnes, qui les traitent sans respecter le minimum de la décence humaine, qui les sortent de force de leur logement, qui tentent de les asseoir de force dans un avion, bref, relisez l'article.
Il est dommage que vous ne vous piquiez pas d'histoire. Vous auriez su qu'Adolf Hitler a accédé au pouvoir en Allemagne de façon tout à fait légale le 30 janvier 1933. Oui, je sais, cela n'a rien à voir. Savez-vous cependant que plusieurs analystes politiques ont étudié la stratégie politique de Nicolas Sarkozy et conclu qu'en d'autres temps, il aurait très bien pu avoir des vélléités dictatoriales ? Mais je m'égare.
Continuons par la vidéo de Nabot-Léon qui se présente tout pompette devant les journalistes lors du sommet du G8. Vous préférez rapporter la version officielle de l'essoufflement. Monsieur mon lecteur qui vous piquez de philosophie, il est dommage que vous ne vous piquiez pas de biologie. Cela vous aurez permis de savoir qu'un organisme entraîné comme l'est celui de notre président jogger ne s'essoufle pas après une petite course de quelques dizaines de mètres.
Enfin, vous vous écriez, sans doute la main droite sur le coeur, "Arrêtons d'insulter la France 5 minutes". Pourquoi cinq minutes seulement ? Vous êtes pourtant pour la liberté d'expression, vous l'écrivez blanc sur vert sur votre blog : "Je pense ainsi, par exemple, que même les opinions racistes, antisémites ou négationnistes ont droit d’être exprimées et défendues en public. On a le droit de dire : je n’aime pas les Noirs, les Arabes, les Juifs. On a le droit de dire qu’on ne croit pas en la réalité des chambres à gaz." Monsieur mon lecteur qui vous piquez de philosophie, il est dommage que nous ne vous piquiez pas de droit. Cela vous aurait permis de savoir que les propos que vous tenez sur le négationnisme sont punis par la loi.
Voilà. Généralement, quand je suis en contradiction avec un lecteur, un ami (il y en a qui cumulent les deux fonctions) ou toute autre personne, je ne dédaigne pas réfléchir aux arguments qui me sont opposés et il m'arrive même de nuancer mes positions. Mon premier réflexe a été de vouloir vous dire "Allez Pierrot, arrête tes âneries, et passe à la maison, on discutera tranquillement de tout ça devant une assiette de nouilles". Mais devant la putridité des idées que vous véhiculez, je crains d'avoir envie de vous les vomir sur vos pompes de philosophe d'opérette.
Pour être complet sur le sujet, je vous saurai gré de ne pas me mettre sous la truffe le soi-disant témoignage anonyme de cet homme qui a écrit un livre dans lequel il affirme avoir vécu en toute impunité pendant vingt-quatre ans grâce à diverses allocations. Ce livre a même composé la substantifique moëlle d'une émission de TF1 sur les profiteurs, entre les deux tours de la campagne présidentielle. Sachez que le "témoignage" de cet homme dont on ne connait pas le nom est totalement erronné et parcouru d'invraisemblances qui ont été démontées à de nombreuses reprises.
Sur l'école : sachez, Monsieur mon lecteur, que l'école n'est pas gratuite. Elle est payée par la communauté solidaire à la hauteur des moyens de chacun, par un mécanisme qui s'appelle l'impôt. J'aurai l'occasion d'y revenir. Mais sans doute estimez-vous que l'école doit être réservée à ceux qui peuvent la payer ? Après tout, les enfants des pauvres peuvent très bien travailler, il n'y a pas besoin d'instruction pour tisser des tapis ou coller des semelles sur des chaussures de sport.
Sur votre blog, vous vous piquez de philosophie. Il est regrettable que vous ne vous piquiez pas d'économie.Cela vous permettrait de connaître les mécanismes de base du fonctionnement des sociétés modernes. Aimeriez-vous que je vous entretienne des principes de l'économie, des notions de création de richesse, de répartition primaire et secondaire, d'interventionnisme et de libre marché ? Soit. Demandez gentiment et j'expliquerai au philosophe que vous souhaiteriez être "comment ça fonctionne dans la vraie vie".
Vous me dites en avoir "assez de ces gens qui comparent la police française à la Gestapo et parlent de "rafles"". Vous me dites aussi en avoir "assez de ces insultes qui comparent une expulsion à la déportation des Juifs à Ausschwitz (parce que c'est bien à cela qu'on fait allusion quand on parle de "rafles")". Je vous fécilite pour votre perspicacité. Oui, le mot "rafle" fait allusion à la déportation des juifs (et pas seulement à Auschwitz, avec un seul S, Monsieur le germanophone). Monsieur mon lecteur qui vous piquez de philosophie, apprenez-nous un vocable plus approprié pour évoquer l'acte de policiers qui s'introduisent sans mandat d'amener chez des personnes, qui les traitent sans respecter le minimum de la décence humaine, qui les sortent de force de leur logement, qui tentent de les asseoir de force dans un avion, bref, relisez l'article.
Il est dommage que vous ne vous piquiez pas d'histoire. Vous auriez su qu'Adolf Hitler a accédé au pouvoir en Allemagne de façon tout à fait légale le 30 janvier 1933. Oui, je sais, cela n'a rien à voir. Savez-vous cependant que plusieurs analystes politiques ont étudié la stratégie politique de Nicolas Sarkozy et conclu qu'en d'autres temps, il aurait très bien pu avoir des vélléités dictatoriales ? Mais je m'égare.
Continuons par la vidéo de Nabot-Léon qui se présente tout pompette devant les journalistes lors du sommet du G8. Vous préférez rapporter la version officielle de l'essoufflement. Monsieur mon lecteur qui vous piquez de philosophie, il est dommage que vous ne vous piquiez pas de biologie. Cela vous aurez permis de savoir qu'un organisme entraîné comme l'est celui de notre président jogger ne s'essoufle pas après une petite course de quelques dizaines de mètres.
Enfin, vous vous écriez, sans doute la main droite sur le coeur, "Arrêtons d'insulter la France 5 minutes". Pourquoi cinq minutes seulement ? Vous êtes pourtant pour la liberté d'expression, vous l'écrivez blanc sur vert sur votre blog : "Je pense ainsi, par exemple, que même les opinions racistes, antisémites ou négationnistes ont droit d’être exprimées et défendues en public. On a le droit de dire : je n’aime pas les Noirs, les Arabes, les Juifs. On a le droit de dire qu’on ne croit pas en la réalité des chambres à gaz." Monsieur mon lecteur qui vous piquez de philosophie, il est dommage que nous ne vous piquiez pas de droit. Cela vous aurait permis de savoir que les propos que vous tenez sur le négationnisme sont punis par la loi.
Voilà. Généralement, quand je suis en contradiction avec un lecteur, un ami (il y en a qui cumulent les deux fonctions) ou toute autre personne, je ne dédaigne pas réfléchir aux arguments qui me sont opposés et il m'arrive même de nuancer mes positions. Mon premier réflexe a été de vouloir vous dire "Allez Pierrot, arrête tes âneries, et passe à la maison, on discutera tranquillement de tout ça devant une assiette de nouilles". Mais devant la putridité des idées que vous véhiculez, je crains d'avoir envie de vous les vomir sur vos pompes de philosophe d'opérette.
par Tiger
publié dans :
ça ne tourne pas rond
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