Mardi 7 août 2007

Nabot-Léon n'est pas président, il est publicitaire : il passe son temps à vendre un produit bien particulier , à savoir lui-même dans le rôle de président. Tout le monde sait que la publicité ne dit pas la vérité. Dans son cas, c'est pareil. Par exemple, quand, en avril dernier, juste avant le premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy nous vendait ceci (au passage, on notera encore le fantasme du mythe américain) :

La réalité était bien plus prosaïque et les journalistes (déjà) aux ordres :

C'est tout de suite moins glamour, vous ne trouvez pas ?

S'il y a une chose que le publicitaire déteste, c'est bien de ne pas maîtriser ses effets. On a déjà eu l'occasion de s'apercevoir que lorsqu'ils ne l'arrangent plus, les journalistes sont l'ennemi numéro 1. de Sarkozy. Une nouvelle preuve que ce type a décidemment quelque chose de "pas net" vient de nous être donnée lors des vacances présidentielles de notre cowboy d'opérette au pays des chewing-gum. Logiquement, les photographes français ont rejoint leurs confrères américains sur les rives du lac Winnipesaukee pour tenter de ramener quelques souvenirs du périple présidentiel. Toujours aussi logiquement, c'est l'une de ces périodes où notre présicitaire (président publicitaire) n'a pas vraiment besoin d'eux, puisqu'il évolue dans un luxe qui pourrait choquer ses électeurs. Jusqu'à samedi donc, il sert les dents, fait coucou aux objectifs, et fait savoir gentiment aux photographes que bon, ça y est, ils ont leurs photos, qu'il accepte de répondre à quelques questions au cours d'une conférence de presse, puis qu'ils pourront repartir couvrir d'autres sujets. Malheureusement, les photographes américains ne sont pas tous aussi dociles que les français (mais que fait George Bush !?) et deux entre eux veulent encore des photos. Ces impétueux la jouent réglo : avant de partir à la chasse (aux images), ils enregistrent leur embarcation auprès de la police marine et obtiennent l'autorisation de caboter sur le lac.
Alors qu'ils s'approchent du bateau présidentiel, Nicolas fait coucou de la main.
Quand il se rend compte qu'il s'agit de photographes, son sourire disparaît d'un coup. Il pointe vers eux un doigt menaçant et enjoint son pilote de se rapprocher :
Arrivé à proximité, le président, très remonté, les invective en français. L'un d'eux, Vincent DeWitt, qui travaille pour l'agence SIPA, raconte la suite à l'AFP : "Je pouvais voir qu'il était furieux. Il a demandé au capitaine de se diriger vers nous, et lorsque son bateau s'est approché il est monté à bord [...] l a commencé à nous invectiver en français, avec véhémence. À bord du bateau tout le monde restait très calme. À un moment il s'est approché de moi et m'a pris mon appareil photo, il l'a tenu entre les mains un certain temps. [...] Le président était très agité, s'exprimant très rapidement en français et à fort volume".
Un journaliste québecois analyse la scène sur son blog : "Du jamais vu, dans le rayon Président-ou-premier-ministre-en-sérieux-besoin-de-Prozac. Vraiment, je suis sidéré par ce comportement de Nicolas Sarkozy. Voici un gars colérique. Voici un gars qui devrait s’inscrire, pendant son séjour aux USA, dans ce que les gens de ce pays appellent des cours de « anger management ». Ça presse."

Une tout autre raison pourrait expliquer le pétage de plomb du président français. C'est rue89.com qui nous l'apprend : sur le bateau présidentiel se trouvait Rachida Dati, la gardienne des Sceaux.  Lors de sa conférence de presse, Sarkozy avait prévenu les journalistes que sur les photos, ils reconnaîtraient des têtes connues. En y regardant de plus près, ce pourrait être la femme habillée d'un haut blanc que l'on aperçoit à côté du président. Rien de secret, donc. Pourquoi alors, sur une autre série de photos prise par une autre équipe de photographes dans un autre bateau (clichés non publiés à ce jour) aperçoit-on le plus beau dentier de notre République pas encore tout à fait bananière se cacher en essayant de s'aplatir au fond du bateau ? Sûrement pour ne pas énerver les autres ministres qui ont été priés de ne pas trop s'éloigner  tout en restant joignables dans l'heure.
Pour ce qui d'être joignable, la ministre de notre justice ne pouvait en tous cas pas faire plus proche.

J'ai un trou de mémoire : comment s'appelle ce gars qui, lors du débat télévisé d'entre les deux tours de l'élection présidentielle, avit donné une leçon de sang-froid à Ségolène Royal en lui expliquant qu'on ne pouvait pas présider la France si l'on était en proie à des colères soudaines ?
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Samedi 4 août 2007

Nabot-Léon se prend-il VRAIMENT pour Kennedy ? A t-il réellement l'intention de gérer son image à l'américaine ? Il semble que ce soit le cas. Le nerveux revanchard continue d'agir comme s'il était un fils de mendiant entré par effraction dans un magasin de jouets de luxe. La vraie rupture est là : ses prédecesseurs magouillaient en douce, serraient les fesses pour ne pas se faire prendre dès lors qu'ils sortaient prendre le soleil en chemisette dans les jardins des hôtels chics dans lesquels ils étaient descendus sous un faux nom. Le nouveau président fait tout le contraire : tout le monde sait qu'il prend son pied à tirer les plus grosses ficelles politiciennes, qu'il passe son temps à manoeuvrer en coulisses, et non content que cela se sache, il bombe le torse dès qu'un objectif de caméra pointe le bout de sa lentille, se fait une tête de candide carnassier et flatte la populace, qui en redemande. Cette même populace qui ricane du peuple américain qui a élu par deux fois George Bush. Il n'y a pas si longtemps, les mafiosi n'étaient pas plus arrogants. A quand les chaussures bicolores à l'Elysée ?
Dans le New Hampshire, on savait depuis plusieurs semaines que le président français allait venir tester son nouveau maillot de bain dans le lac de Springfield Point et que Cécilia se repoudrerait le nez dans l'une des onze salles de bain de la villa à 30 000 dollars la semaine que possède Mike Appe, un pote de Bill Gates. Des "locaux" expliquent ainsi que les routes alentours ont été refaites dernièrement, et que les services secrets français faisaient régulièrement des repérages dans le coin, y compris sur le fameux lac. Mais rajoutent-ils, rien que du normal : "c'est le président de la France" explique un autochtone en Français, "pas un péquenaud". Ah bon, c'est incompatible ?
Chez nous : rien. Deux jours avant son départ on laissait à peine entendre que "le président pourrait choisir l'Amérique du Nord" comme lieu de vacances. A ce niveau de journalisme, ce n'est plus de l'incompétence, c'est carrément de la manipulation.
En passant, le Nouvel Observateur nous apprend que la villa de Wolfeboro "se situe à une centaine de kilomètres de Kennebunkport, une résidence d'été appartenant à la famille Bush où, début juillet, le président George W. Bush avait reçu son homologue russe Vladimir Poutine". Encore un hasard.

Le président français, qui manie mieux les livres de compte de son cabinet d'avocats que les traités philosophiques, admire les Etats-Unis d'Amérique comme les enfants aiment les westerns. Il est l'ami de George Bush, un ancien alcoolique qui a décroché grâce à une secte et qui est devenu président grâce aux pétrodollars de son papa et à l'abrutissement des électeurs. Le français a adopté la même technique : beaucoup d'argent, la soif du pouvoir (ou de revanche ? Il faudra bien qu'une armée de psys se penche sur son cas un de ces jours...), quelques énormités envoyées au bon moment (se faire passer pour le défenseur des petites gens, par exemple), et le tour est joué. Plus c'est gros, plus ça passe. Chirac se faisait volontiers passer pour un inculte et un maladroit pour faire "près du peuple". Son successeur n'a pas à faire semblant, mais le résultat est malheureusement le même : ça fonctionne.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Jeudi 2 août 2007

Plus fort que le Canard Enchaîné ! En exclusivité mondiale, et grâce à un réseau d'informateurs placés à des postes stratégiques, je suis en mesure de vous proposer la lettre qu'a remis Nabot-Léon à ses soldats lors du conseil des ministres du 1er août. Je jure sur la tête de Richard Attias qu'elle est authentique et que les termes rapportés ci-après n'ont en aucun cas été modifiés.


Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les ministres,

En ce dernier conseil de ministres avant les vacances, je tiens d'abord à vous remercier  de votre action dans les premières semaines de ma présidence. Vous avez à merveille su appliquer les consignes que je vous avais données en vous nommant : prosélytisme, effacement devant ma personne, citation de mon nom au moins une fois par minute dans vos interventions publiques. Grâce à vous, mes chaussures sont si brillantes que la grande presse pipole américaine (ma préférée) vient de me citer parmi les hommes les plus élégants du monde. Je dois avouer que mon tee-shirt de footing de la police américaine me donne une prestance... hollywoodienne.
Mais revenons à vous. Je tiens à féliciter ceux d'entre vous qui viennent du camp opposé. Comme promis, je ne vous en ai pas trop demandé ces dernières semaines, tout le boulot ayant été accompli par mes conseillers ou par ma famille. Je vous l'avais promis : votre tâche consiste principalement à embêter vos anciens copains et à vous taire. Merci d'avoir joué le jeu, continuez ainsi et vous n'aurez pas à le regretter dans les mois qui viennent. Plusieurs de vos anciens camarades pourraient vous rejoindre bientôt.

Quant aux autres, vous avez beaucoup travaillé pour faire appliquer les mesures les plus impopulaires et les plus injustes en plein milieu de l'été, alors que tous ces veaux nos administrés bronzent à Plouc-sur-mer. Je ne peux que me réjouir de votre diligence et de votre zèle. Pourtant, vous n'avez encore rien vu : je vous promets une rentrée encore plus active, ce que nous avons accompli n'était qu'un amuse-bouche par rapport à ce que je vous prépare.

Aussi, je vous souhaite de bien profiter de vos trois semaines de vacances. Prenez un maximum de repos, mangez des féculents et des sucres lents, faîtes le plein de vitamines. Dernière consigne : je veux pouvoir vous joindre jour et nuit, alors n'oubliez pas vos chargeurs de téléphones portables, n'allez pas au cinéma, ne vous éloignez pas trop au cas où il vous serait nécessaire de rentrer précipitamment.
Personnellement, je pars aux Etats-Unis à la recherche de nouvelles idées de régressions sociales (rien que d'en parler, ça m'excite). N'essayez pas de me contacter. Si vous avez un message à me communiquer, allumez une bougie au bord de votre fenêtre, les RG m'en informeront et Cécilia vous rappelera dans l'heure.

Je vous donne rendez-vous sur le perron de l'Elysées dans vingt et un jours exactement à partir de la remise de cette lettre, pour une revue des troupes, une séance de compte-rendus et vous siginifier vos prochaines missions. Attendez-vous à ne pas être déçus.

Rompez. Remis en main propre le 1er août 2007


Le Président de la République
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Vendredi 27 juillet 2007

Non content de se prendre pour l'empereur des Français, voilà que nabot-Léon, jamais en manque d'une surenchère, est allé donner aux étudiants de Dakar une leçon de civilisation. Il a leur expliqué en substance que le paysan sénégalais vivait encore comme au Moyen-Âge. Il "vit avec les saisons" et "ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes". "Jamais il ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer" a-t-il expliqué aux étudiants éberlués, qui n'ont pas manqué d'afficher des visages mi incrédules, mi outragés en sortant de l'amphithéâtre bondé. Sarkozy a donc eu le culot de continuer sa tournée africaine comme un missionnaire, avec ses discours et ses affirmations bien scotchés sur son écusson de chevalier blanc. Et d'asséner sans sourciller des images d'Epinal bien senties. Imaginez Georges Bush déclarant à la Sorbonne que le français moyen, avec sa baguette sous le bras et son bérêt sur la tête, vit dans de très mignons villages dans lesquels il passe son temps à boire du vin rouge, labourer les champs avec les tracteurs du plan Marshall et mâcher des chewing-gums donnés par les GI's à la libération. Ça aurait de la classe, non ?
Notre président n'a pas fait autre chose à Dakar, se ridiculisant et provoquant la colère de tous les commentateurs sénégalais, humiliés par le discours d'un donneur de leçon qui ne connaît pas son sujet.
Mais sans doute l'essentiel est-il ailleurs. Cette affaire aura le mérite de faire parler du président français, encore et toujours. Sa stratégie d'omniprésence dans les médias s'accomode fort bien de ce genre de considérations. Justement, parlons un peu des médias. Pour s'assurer que sa tournée africaine serait correctement couverte par nos si indépendants journalistes que le monde entier nous envie, la présidence française va tout simplement prendre en charge l'ensemble des dépenses de nos Tintin reporters bleu-blanc-rouge. Pour trouver cette info, inutile de lire la presse française ! Il faut traverser la Méditerrannée et aller la chercher soi-même sur le continent noir :  le quotidien sénégalais l'as.sn nous apprend que "Sarkozy a affrété un vol spécial à cent journalistes" pour suivre son périple. A Dakar, les journalistes sont logés à l'hôtel Méridien aux fraix de l'Etat français. Pour la nourriture ? Idem. Gardez bien vos factures de resto, les gars ! Et vos tickets de blanchisserie également ! Et ce sera comme ça pour tout au long de la tournée.
C'est formidable : les français vont  pouvoir suivre la dans les journaux, à la radio ou à la télé, la tournée d'évangélisation de leur leader si charismatique , et obtenir une information  tout en courbettes et en cirage de pompes présidentielles, payée avec leurs impôts. Vive la presse libre !

Bien sûr, il y a Afrique et Afrique. Il ne faut pas confondre le Sénégal exportateur d'immigrés et la Lybie, bien connu pour l'humanisme de son dirigeant depuis 40 ans, auquel notre président a décidé d'offrir sa femme et nos technologies nucléaires. Le boucher de Tripoli devenu un partenaire commercial des plus respectables : l'inventivité agitée de notre super-président semble ne pas avoir de limite. Courage, plus que quatre ans et dix mois.

source : rue89.com


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Dimanche 15 juillet 2007

Voilà une histoire qui sera assurément le clou de l'été : pendant que Nabot-Léon continue à s'agiter devant les médias à grands coups de discours pro-pétainistes, qu'il annonce dans le même souffle vouloir "célébrer la paix" en écoutant résonner le bruit des bottes européennes sur les  Champs Elysées et augmenter les crédits de la force nucléaire, pendant qu'un guignol bouffi revenu d'un exil doré de plusieurs années aux Etats-Unis s'en revient, drapeau tricolore en guise de cape, cirer les mocassins à glands du nouveau président et faire chanter un champ de Mars surpeuplé de néo-beaufs (voir le Nouvel Observateur n° 2227 du 12 juillet 2007), pendant qu'un gendarme dépressif harcelé sexuellement par son adjudant flingue ce dernier, ses enfants et lui-même (quia dit que les gendarmes ne savent pas tirer ?), un confrère blogueur, incarcéré à la prison de Grasse pour meurtre d'un convoyeur de fonds, se paie une balade en hélico, ni vu ni connu. Récidiviste de la tangente, le truand marseillais Pascal Payet s'était déjà fait la belle en 2001 et avait, en 2003, organisé l'évasion de deux amis, en hélicoptère, déjà. L'appel des cieux est irrésistible.

Pendant qu'il essaie de camoufler son réactionnisme primaire sous des airs de modernité frelatée, voici que la réalité s'impose dans toute sa cruauté à l'agité de l'Elysée. C'est sûr, "ensemble, tout est possible" !


Le plus drôle, c'est que depuis mes vacances provençales, j'ai vu hier soir, dans le ciel parfaitement bleu, passer l'hélico de ce drôle d'oiseau qui tenait absolument à sa grâce présidentielle.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Mercredi 11 juillet 2007

On va dire que je m'acharne, mais il faut croire qu'il le cherche. Devinez qui est encore conseiller général des Hauts de Seine ? Gagné ! Officiellement, il clame à qui veut bien l'entendre (et même aux autres) que rupture, qu'ouverture, que dépasser les clivages, que faire de la politique autrement, que sais-je encore. Officieusement, il faut bien assurer les arrières.
On se souvient que, même si la chose lui avait été promise bien avant le premier tour de l'élection présidentielle,  le très féministe Patrick Dévedjian avait piqué sa crise pour être bombardé le plus vite posible à la succession de Nabot-Léon à la présidence du Conseil Génral des Hauts de Seine (Nicolas Sarkozy ayant lui-même succédé à Charles Pasqua, pour vous donner une idée de la chose...). Le problème est que pour élire un président de département, tous les sièges de conseillers doivent être pourvus. Or, si le premier jogger de France avait démissionné de son mandat, comme il aurait du le faire s'il était en accord avec ses discours moralisateurs, il aurait provoqué l'organisation d'une élection cantonale partielle pour le remplacer. Si on sait déjà que le fauteuil reviendra à une adjointe de la mairie de Neuilly (il faut que ça reste en famille...), restait à organiser le bon timing. Les élections ne pouvant pas se tenir pendant les vacances scolaires, il aurait fallu attendre la rentrée, soit plusieurs mois pendant lesquels l'élection de Patrick Devedjian n'aurait pas été possible, et cette période aurait pu donner des idées à tous ceux et toutes celles qui croient en leur chance.
Pour couper court, Sarkozy a donc tout simplement décidé de conserver son mandat d'élu local (un président de la République qui est aussi élu local, c'est très "rupture") juste le temps de faire élire son poulain qui lui faisait des crises de nerfs à répétition en réclamant son du.
A ce jour, le président de la République est toujours élu du Conseil Général, comme le prouve cette image extraite aujourd'hui même sur le site internet du Département.


Tiger-Hds92.png
On y lit clairement qu'el presidente est à la fois conseiller général et président de la République. Ce n'est donc pas un oubli de sa part ou une information qui ne serait pas à jour...
Il finira bien par lâcher les accoudoirs, maintenant que la relève est assurée. Mais quelques mois supplémentaires à 2500 euros d'indemnités mensuelles, ça ne se refuse pas.


sources : rue89.com, Marianne
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Samedi 7 juillet 2007

Avez-vous remarqué comme la météo est restée bloquée sur la position "automne" depuis l'élection présidentielle ? Les plus taquins n'hésitent pas à dire que le premier fait est la conséquence du second. Allons, ce serait accorder encore plus de  pouvoir à Nabot-Léon, qui n'en manque déjà pas. Mais, Mais... et si "la petite crotte", comme l'appelait affectueusement l'ex de l'Élysée, avait réellement la capacité d'amonceler les nuages ?
Tenez, prenez par exemple la décision annoncée ce matin par France Info et l'Est Républicain : Michel Dobkine, directeur de cabinet de rachida Dati, la ministre de le justice, vient de claquer la porte après vingt ans de maison. Officiellement pour raisons personnelles. Alors que les médias font leur une sur la présentation de la n-ième réforme de la justice, ça fait tache. Le plus beau dentier de la République n'en est pas à son coup d'essai. Son sale caractère commence à étre légendaire place Vendôme : il y a trois semaines, c'est le chef de cabinet, Olivier Ubeda, par ailleurs ancien directeur des relations publiques de l'UMP, qui avait pris ses cliques et ses claques. Une double démission rarissime, voire inédite. Il faut dire que le parcours exceptionnel de Rachida ne lui a pas laissé le temps d'accumuler beaucoup d'expériences professionnelles : à peine quatre ans de pratique judiciaire, quand les conclusions des travaux qui ont fait suite à l'affaire d'Outreau considèrent qu'un magistrat a besoin de cinq ans pour faire correctement son métier.

A l'Assemblée, c'est le nouveau centre des traîtres de l'UDF qui sème la zizanie. Les nouveaux centristes se sont fait remonter les bretelles par le très intègre Jean-François Copé (qui, à l'issue des grandes distributions post-électorales, n'a pu hériter que de la présidence du groupe UMP). Copé a tenu à montrer ses muscles après que les députés néo-centristes aient déposé  un amendement sur le projet de loi du bouclier fiscal. François Sauvadet, lui aussi président de son groupe et pas franchement impressionné, a répliqué que la majorité n'était pas "un pensionnat" et n'avait "pas besoin d'un surveillant général". Même à l'UMP, on trouve la méthode pour le moins arrogante : le député René Couaneau a déclaré qu'il n'avait pas "vocation à être un godillot" et ne comptait pas se "mettre au garde à vous devant quelque oukaze que ce soit", précisant que Copé doit apprendre "à ne pas taper du poing sur la table". Ambiance.

Troisième mauvaise nouvelle pour ceux qui nous dirigent : alors que l'Assemblée Nationale vient de rejeter une proposition de loi déposée par la gauche visant à abroger le CNE (Contrat Nouvelle Embauche), la cour d'appel de Paris vient, après celle de Bordeaux en juin dernier, de porter l'estocade contre cette forme de précarité déjà mise à mal par différents tribunaux des Prud'hommes. L'affaire étant été portée en cassation, la décision des juges suprêmes est très attendue, aussi bien au MEDEF que chez les syndicats, mais par forcément pour les mêmes motifs.


Finalement, le mari de Cécilia est tout à fait capable de diriger les nuages. Il pensait sans doute que son agitation permanente lui assurerait un ciel radieux. Mais il semblerait que trop de mouvements épileptiques créent des vents contraires.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Jeudi 5 juillet 2007
Suite à mon courrier à Patrick de Carolis concernant la suppression de l'émission de France 5 Arrêt sur Images, j'ai reçu une réponse. Bon d'accord, ce n'est pas le PDG de France Télévision qui a pris la plume, mais un certain Bastien Millot,  directeur délégué du groupe auprès du président. En fait, une lettre type sans saveur ni odeur, très politiquement correcte et qui m'a très vite énervé, allez savoir pourquoi. Je vous propose de lire cette lettre, et la réponse que je n'ai pas manqué d'envoyer à cet individu.


Le courrier de France Télévision
Cher téléspectateur,
   
Vous avez écrit à Patrick de Carolis, Président de France Télévisions, pour exprimer votre déception après l'annonce de la suppression de l'émission « Arrêt sur Images ».
 
Nous vous remercions d'avoir pris le temps de nous écrire pour nous faire part de votre réaction et nous souhaitons vous apporter quelques précisions.
 
L'émission « Arrêt sur Images » a été créée en 1995 et sa formule a peu changé depuis cette date. L'érosion de son audience a mis en évidence la nécessité de faire évoluer ce programme afin qu'il puisse prendre en compte les changements survenus dans le monde de la communication et des médias.
 
La direction des programmes de France 5 a jugé que le moment était venu de procéder à cette évolution, et n'a donc pas reconduit l'émission de Daniel Schneidermann.
 
Nous connaissons l'attachement d'un grand nombre de nos téléspectateurs au principe d'une émission de décryptage de l'actualité et de sa couverture médiatique. Nous sommes sensibles, à ce titre, au témoignage que vous avez bien voulu nous apporter.
 
 
Soucieuse de répondre à vos attentes, la chaîne proposera, à la rentrée prochaine, une nouvelle émission en direct, proposant des commentaires et décryptages de l'actualité de la semaine par des grands noms de la télévision, de la radio et de la presse écrite.
 
Nous espérons avoir répondu à vos interrogations et vous souhaitons d'agréables moments en compagnie de nos programmes
 
Bastien Millot
Directeur délégué auprès du Président


La réponse de Tiger le Chat
Monsieur,

la moindre des règles de sécurité sur Internet est, quand on écrit un mail à un ensemble de personnes qui ne se connaissent pas, de mettre les destinataires en copie cachée afin de préserver leur anonymat et leurs adresses mail pour éviter les spams. A cause de votre courrier, vous avez lâché 62 adresses dans la nature, c'est inadmissible. Si France Télévisions recherche des informaticiens compétents, n'hésitez pas à me contacter, mon maître pourrait être intéressé.

Sur le fond, mon courrier avait largement anticipé vos "arguments", notamment celui de la nouvelle émission. De la poudre aux yeux, du vent comme on prend l'habitude d'en entendre, d'en voir et d'en lire depuis trop longtemps. Votre lettre type est malheureusement la confirmation de ce que les personnes qui vous ont écrit regrettent, dénoncent ou déplorent. : la reprise en main des médias par les politiques :
les 62 savent-ils que vous avez commencé votre carrière comme directeur adjoint du cabinet de Jean-François Copé ? Que vous avez occupé le logement personnel de ce dernier lorsqu'il a bénéficié d'un logement de fonction ? Que vous avez été condamné fin 2004, alors que vous étiez adjoint au maire de Beauvais, à une amende de plus de 30 000 euros pour « faux en écriture publique et abus de fonction » : des heures supplémentaires indues à un chauffeur de la ville ? Les mauvaises langues ont prétendu que la "filière Copé" a été mise en place à France Télévisions pour barrer la route de Nicolas Sarkozy quand Patrick de Carolis, proche de Bernadette Chirac, a pris la tête de France Télévision. Balayant ces idées, vous avez demandé à être jugé sur vos actes. Vous avez donc viré de bord et pris le cap du vent qui a tourné pour ne pas vous retrouver le bec dans l'eau pendant les grandes manoeuvres. Craignez-vous vos juges ?
Les plus extrémistes jurent même que vous auriez fait circuler les photos de Cécilia Sarkozy en compagnie de son amant Richard Attias. Mais vous avez démenti.

Je pense qu'à la lecture de ces quelques informations, mes nouveaux 61 amis passeront de la tristesse de voir une émission supprimée à une froide colère ou à un écoeurement général. Quant à moi, je les encourage à ne pas baisser les bras et à se battre, à leur manière, contre la normalisation programmée des opinions.

Monsieur Millot, je vous souhaite une longue carrière en politique. Vous semblez être doué pour ça.
De mon côté, je range notre échange épistolaire au côté de la lettre que j'avais écrite à Patrick de Carolis, bien en vue sur mon blog.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Mercredi 4 juillet 2007

Comme convenu,  l'écho de l'Elysée s'est fait entendre à l'Assemblée nationale avec le discours de politique générale du couple Nabot-Fillon, dans lequel on sait bien qui porte la culotte. Pas grand chose de neuf sous les nuages : le plein emploi, l'équilibre budgétaire, la modernisation de la société, l'Europe. Demain, on rase gratis, on offre l'après-rasage, le massage des joues, la petite gâterie reste en option. Comme convenu, une belle langue en bois précieux pour un exercice de style sans surprise.
Que retenir, alors, de cette saillie présidentielle ?
D'abord, la confirmation que les riches vont continuer à s'enrichir en profitant des exonérations fiscales promises par l'ex-candidat devenu omni-président.
Ensuite que les pauvres vont continuer à s'appauvrir puisque la TVA sociale est toujours d'actualité.
Autre bonne nouvelle : grâce à une manipulation génétique de la comptabilité publique, le gouvernement va continuer à creuser le déficit de l'Etat sans que ça se voie trop. Las, la présidence portugaise de l'Union Européenne, à qui on ne la fait pas, a commencé, en prenant ses fonctions, par prévenir la France contre ce genre de pratiques. Qui s'en moque comme de ses promesses puisque dans six mois, c'est elle qui présidera l'Europe. Bref, les engagements chiraco-villepiniens sont repoussés à l'an 12. A la prochaine élection présidentielle, donc. D'ici là, un cabinet spécial de l'Elysées aura sans doute eu le temps d'affûter de nouvelles promesses de candidat.
Toujours sur le plan financier, l'Etat a décidé de ne pas augmenter les budgets des collectivités locales, notamment des régions. Le fait que la quasi-totalité de ces régions soient tenues par la gauche est un pur hasard.  Le machiavélisme de nos dirigeants est partout : en freinant les politiques locales, la bande à Sarko gêne les politiques de proximité et aura beau jeu de dire que la gauche est incapable de s'occuper correctement des citoyens. Les manoeuvres pour 2012 ont déjà commencé.
Dans la famille des politiques locales, connaissez-vous la réserve parlementaire ? Il s'agit d'un budget alloué aux députés et aux sénateurs pour donner un petit coup de pouce à des projets locaux. En vrai langage, c'est le budget officiel du clientélisme local. Ce sont près de 90 millions d'euros qui doivent être partagés cette année entre les députés, et environ 50 millions entre les sénateurs. Les règles du partage sont rien moins qu'opaques, car elles sont à la discrétion du président de la commission des Finances et du rapporteur général du budget. De fait, le copinage est la technique la plus rémunératrice. Comme le souligne le politologue Eric Kerrouche, chargé de recherche au CNRS, "la réserve parlementaire, c'est de la négociation et du lobbying à l'état brut, qui dépend très largement de l'ancienneté du député, de l'appartenance à la majorité et, aussi, de la relation que l'élu entretient, jusqu'à la buvette de l'Assemblée, avec le président de la commission des Finances".On comprend mieux l'intérêt de la chasse aux responsabilités dans l'hémicycle. C'est ainsi que régulièrement, certains élus obtiennent jusqu'à 300 000 euros quand d'autres se contentent de dix fois moins.
Mais aujourd'hui, il y  une nouveauté : Sarkozy a voulu que la présidence de la commission des finances revienne à l'opposition. Quant au poste de rapporteur général du budget, il reste à droite. Belles scènes en perspective : on imagine les députés UMP aller tendre leur casquette devant le socialiste Didier Migaud, qui a hérité de ladite présidence. Beaucoup d'élus de l'UMP ont fait savoir qu'il était hors de question qu'ils demandent à Migaud et se retournent vers leur collègue de parti Gilles Carrez, nommé rapporteur général du budget.
Bref, les députés de droite estiment encore une fois que Sarkozy leur vole un peu leur victoire, cxomme il l'a fait en nommant des ministres de gauche, ou en élisant l'alsacien Migaud, l'Alsace étant la seule région française encore à droite ! Sentant l'orage s'approcher, François Fillon, avait déclaré au milieu du mois du juin qu'une "réflexion sur la gestion de la réserve parlementaire s'impose". En clair, il faudrait trouver une magouille pour récupérer le bébé. Cela pourrait se faire dans le cadre d'un redécoupage des commissions, rien que ça. Un chantier, qui, s'il aboutit, prendra du temps. En attendant, le socialiste Didier Migaud et l'UMP Gilles Carrez sont censés "travailler en bonne intelligence". Défense de rire.


sources : les échos, l'express
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Vendredi 29 juin 2007

Quand on voit le travail universitaire qui vient d'être publié par l'économiste Camille Landais, on comprend mieux pourquoi le gouvernement veut réformer l'Université ! Ce monsieur vient tout simplement de démontrer scientifiquement, chiffres à l'appui, que la France n'est pas le pays des Bisounours... S'il y fait bon vivre, certes, c'est surtout quand on est riche. Voire très riche. Parce que, en France comme la plupart des autres pays, plus on est riche, plus on s'enrichit ! Par contre, plus on est pauvre, plus on s'appauvrit ! Toute la beauté des vérités scientifiques tient dans la réversibilité des formules.

Entre 1998 et 2005 :
  • le revenu moyen par foyer, tous niveaux confondus, a progressé de 5,9%
  • Pour les 350 000 foyers les plus riches, la hausse est de 19%
  • Pour les 35 000 foyers les plus riches, la hausse est de 32%
  • Pour les 3 500 foyers les plus riches (les riches parmi les riches), la hausse est de 42,6%

Jusque là, l'INSEE ne mesurait que l'écart entre les 10% les plus riches et les 10% les plus proches. Et en concluait que depuis les années 70, cet écart va en diminuant, sauf depuis les années 2000 où la réduction de l'écart est de moins en moins sensible. Bref, les inégalités de revenus semblaient diminuer. un beau trompe-l'oeil.

L'étude minutieuse de Camille Landais montre que les riches s'enrichissent plus vite que les autres, et plus on est riche, plus l'accroissement de la richesse est important. L'économiste analyse aussi que la politique salariale menée en France se rapproche de plus en plus du modèle anglo-saxon, ce qui n'annonce pas forcément de lendemains glorieux pour les français d'en bas. Logiquement, les mesures fiscales de Nabot-Léon, qui ne fait partie des moins privilégiés, devraient encore accentuer cette tendance puisque les plus riches d'entre nous vont payer beaucoup moins d'impôt sur la fortune que jusqu'alors.
Par contre, la future TVA qui n'a rien de social, devrait, elle, bien "profiter" à tout le monde, surtout aux plus modestes, qui laissent dans la consommation l'essentiel de leurs revenus.

source : Libération
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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