Vendredi 29 juin 2007

Le week-end dernier, un officier de gendarmerie a été tué lors d'une intervention au cours d'un cambriolage dans le Rhône. Ses obsèques ont eu lieu ce jeudi 28 juin. Nabot-Léon s'y est bien sûr invité, en compagnie de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur et Hervé Morin, ministre de la défense, et de toute la presse qui va avec pour immortaliser la scène. Le défunt a eu droit à la totale : promotion à titre posthume, remise de médailles au sur le cercueil (à titre posthume, donc) et discours qui va bien de circonstance : "une fois de plus, un militaire de la gendarmerie est tué en opération de service, dans l'accomplissement de son devoir". Puis, aux enfants du pandore décédé, il a déclaré "n'oubliez jamais ces moments. Soyez fiers de votre père". Du normal en cette circonstance. Puis est venue la touche sarkozyenne : l'un des enfants, âgé de 11 ans, a rejoint le président pour la dépose des médailles.

Le plus effrayant dans cette affaire, c'est que, grâce aux RG, la gendarmerie savait qu'un cambriolage était en préparation par quatre militants d'extrème-droite. Les hommes en képi connaissait donc le lieu, la date, et même l'identité des cambrioleurs. Il semblerait que cela n'ait pas été suffisant.

Verra-t-on le même  triumvirat des hommages posthumes oeuvrer aux obsèques de, Nelson, 14 ans, tué samedi 23 juin par un policier stagiaire qui jouait à Starsky et Hutch ? Le président aura-t-il un mot pour la famille ? Que dira-t-il à ses parents ? Qu'il peut être fier de son fils ? Qu'il ne doit jamais oublier ces moments ? L'adolescent aura -t-il droit à une ou deux médailles ?

Le meurtier du gendarme risque la prison à perpétuité. Le meurtrier de Nelson a été mis en examen pour homicide involontaire et laissé en liberté. Il risque jusqu'à sept ans de prison.
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Jeudi 28 juin 2007

Il était temps. Est-ce un sursaut salutaire ou  un dernier cri  pour l'honneur avant la capitulation ? N'est-il pas déjà trop tard ?

La vente annoncée du journal  économique  Les Echos au groupe LVMH, qui détient déjà son concurrent La Tribune, est-elle le "coup de trop" de la bande à Nabot-Léon pour verrouiller l'information en France ? Rappelons que LVMH est la propriété d'un certain Bernard Arnault, qui se trouve être l'homme le plus riche de France, intime du président (ce dernier l'appelle son "frère"), tellement intime qu'il fut le témoin du mariage de Cécilia et Nicolas.
Suite à la crise ouverte par cette annonce de rachat, le forum permanent des Sociétés de Journalistes (SDJ) a tenu une réunion extraordinaire pour faire le point. En regardant dans le rétroviseur, les journalistes ont remarqué que l'accumulation des atteintes à la liberté d'expression commençait à prendre une ampleur inquiétante :

- Eviction d'Alain Genestar (par Arnaud Lagardère, un autre intime du président) de l'hebdomadaire Paris-Match pour avoir publié ds photos de Cécilia en compagnie de son amant),
- Censure d'un article du Journal du Dimanche sur le non-vote de Cécilia lors du second tour des présidentielles,
- Perquisition rocambolesque au Canard Enchaîné,
- Suppression de l'émission Arrêt sur Images sur France 5

Voilà pour les actes les plus visibles.

Le forum permanent des SDJ a décidé d'envoyer une lettre au président de la République, dans laquelle des journalistes de vingt-sept médias écrits et radiophoniques interpellent le sobre jogger du G8 sur tous ces événements qui fragilisent le presse française. Le journaliste du Point François Malye estime que "ça a été une année terrible pour les journalistes". A la rédaction des Echos, on analyse que "Si Nicolas Sarkozy ne répond pas, ce silence sera déjà une réponse". 
Parallèlement, une pétition de soutien à l'indépendance des Echos a recueilli plus de trois cents signatures de personnalités politiques de gauche, du centre et même de l'UMP, mais aussi de chercheurs, d'enseignants, d'hommes d'affaires.


La balle est dans la cour de l'Elysée. Une de plus.


sources : Marianne, Le Nouvel Observateur, Rue89.com
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Mercredi 27 juin 2007

Après la télévision avec la nomination de l'ex-directeur de campagne adjoint ducandidat Sarkozy au poste de directeur général adjoint de TF1 ou la suppression d'Arrêt sur Images sur France 5, après la radio avec l'arrêt de la Bande à Bonnaud sur France-Inter, après le spectacle vivant avec la tentative d'intimidation des Ogres de Barback par un maire UMP, après la presse écrite avec la tentative de main-mise sur les Echos de Bernard Arnault, l'homme le plus riche de France et témoin du mariage de Cécilia et Nicolas, la France  de tout en haut tente de poser sa botte sur le medium des médias : Internet. La dernière manoeuvre en date vient de Matignon. Le directeur des contenus et de la communication du site de partges de vidéo Dailymotion, Séverin Naudet, vient d'être opportunément nommé conseiller technique de François Fillon chargé de la presse. L'homme n'en n'est pas à son coup d'essai : il a déjà oeuvré auprès de l'ex-ministre de la culture, l'inénnarable Donnedieu de Vabre. Là où l'opération fait froid dans le dos, c'est que parallèlement, Séverin Naudet est remplacé chez Dailymotion par Martin Rogard, jusqu'alors chef du pôle multimédia au département de l’Information et de la Communication du ministère de la Culture et de la communication.
Le nettoyage de la toile a déjà commencé : il y a quelques jours, j'avais noté qu'une vidéo de Nabot-Léon  publiée sur ce blog en provenance de Dailymotion n'était plus disponible. Fort heureusement, un autre exemplaire se trouvait encore sur ... Dailymotion, mais pour combien de temps ?
La liste commence à être longue de ces actions qui, mises bout à bout, ne laissent aucun doute sur le caractère volontaire de ces manoeuvres visant à contrôler au maximum l'information. D'ici à ce que je sois remplacé à la rédaction de ce blog par un conseiller technique du ministère de la protection des animaux...
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Mardi 26 juin 2007

Il semble qu'une opération de grande envergure ait été lancée tous azimuts pour "normaliser" les opinions publiques. Après l'arrêt d'Arrêt sur Images sur France 5, le nettoyage médiatique se poursuit avec la fin programmée de l'émission La bande à Bonnaud, émission culturelle et impertinente de France Inter.  Dois-je à nouveau écrire à Patrick de Carolis ? Je finis par me dire que c'est fatigant de protester toujours, de devoir lutter pour conserver intacte l'expression démocratique, que ça prend du temps de veiller au respect de nos valeurs. Et puis, est-ce vraiment utile ?
Tout le problème est là : l'usure, la renonciation. Avec cette nouvelle affaire, qui va encore parler d'Arrêt sur Images ? Quand arrivera la prochaine, qui parlera encore de celle-ci ? Seuls quelques farouches vigies continueront à disserter entre eux sur le fossé qui se creuse et entretiendront, anonymes et oubliés, la flamme vacillante de nos fiertés républicaines.
Ils sont quelques uns à crier au loup, et ils ont raison, car le carnassier s'est installé dans nos poulaillers. Mais nous, simples bestioles, ne pouvons pas croire que l'animal a vraiment le projet de faire un carnage. Et c'est vrai, il n'a pas de telles vélléités. Le loup a appris à être malin, il a observé le coyotte et le renard. Il sait qu'un troupeau docile est bien plus profitable qu'un troupeau décimé. Bien sûr, il reste un loup, ses ruses sont grossières mais elles fonctionnent, alors... Et il a un atout de poids : le temps. Son discours "de dans cinq ans" est déjà prêt, je vous le livre en exclusivité :

"Quand je suis arrivé, on a prédit l'apocalypse. On m'a prêté les pires desseins. On m'a diabolisé (tiens, tiens). Aujourd'hui, regardez autour de vous. Le ciel vous est-il tombé sur la tête ? Le pays est-il en flammes ? Vos enfants sont-ils morts du cancer ? Bien sûr que non. J'ai fait ceci, j'ai fait cela, bla bla bla... Je vous propose donc de me renouveler votre confiance pour continuer ensemble la rénovation nécessaire... bla bla... bla..."

Combien d'entre nous constateront avec soulagement qu'ils sont encore en vie, et que c'est bien là l'essentiel ? Et de remercier cet homme qui à l'air de savoir les choses et qui sait si bien dire ce que l'on veut entendre. Alors, qu'une émission de radio s'arrête, qu'est-ce que ça peut bien faire, hein ? Qui écoute encore la radio aujourd'hui ?


sources : le Nouvel Observateur , rue 89.com
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Lundi 25 juin 2007

Quand on est élu de la république, on représente les habitants de sa commune, de son canton, de sa circonscription. Parce que les électeurs confient un mandat à un homme ou une femme, l'élu(e) agit au nom des autres et se doit donc d'être irréprochable. Pourtant, les tentations sont partout de profiter de son statut pour en tirer des avantages personnels. Après tout, les employés d'EDF ne paient quasiment pas leur électricité, les employés de la SNCF voyagent à prix très réduits, les employés de la Fnac paient leur ordinateur et leur télévision jusqu'à trente pour cent moins cher... on pourrait multiplier les exemples à l'infini. Revenons à nos élus : où s'arrête la probité et où commence l'intérêt personnel ? Il y a une différence de taille entre les avantages dont peut bénéficier un salarié auprès de son employeur et certains avantages dont profitent les élus : ces derniers le font souvent au détriment de tout ou partie des collectivités dont ils sont les représentants.
Tout ça pour en venir aux lobbies. Le député que vous venez d'élire à l'Assemblée va-t-il avoir à coeur de représenter sa circonscription, ou va-t-il se laisser aller à favoriser tel ou tel intérêt particulier contre services personnels ?
Les groupes de pression connaissent par coeur les techniques pour se mettre un décideur public dans la poche. Savez-vous par exemple qu'à peine installés à l'Assemblée, les députés fraîchement élus (et les autres) doivent faire face à une avalanche de lettres de félicitations des syndicats professionnels, grandes entreprises et groupes divers ?
Mais le lobbying ne s'arrête pas là. Après la prise de contact épistolaire, les choses sérieuses commencent : invitations dans des restaurants de luxe, voyages "d'études" tous frais payés, et jusqu'à des invitations pour des manifestations sportives avec déplacement en avion privé (opération Coupe du Monde de Football en 2006 par la société Suez)... les grandes entreprises ne manquent pas d'imagination pour chouchouter ceux qui votent les lois.
En 2006, deux journalistes de l'Express ont publié une enquête intitulée "Députés sous influence". Tout au long de leur enquête et encore aujourd'hui, ils tiennent un blog dans lequel ils relatent leur travail. Pire qu'instructif : démoralisant.
Les "à-côtés" des députés sont également sollicités. Un exemple : Séverine Teissier est l'assistante parlementaire de Christian Paul, député de la Nièvre. Voici un exemple de courrier qu'elle a reçu en 2005 d'une société qui s'appelle carrément "Marketing Institutional European Lobbying".

Aujourd'hui, deux députés, Patrick Beaudouin (Val-de-Marne) et Arlette Grosskost (Haut-Rhin) veulent essayer de moraliser la profession et s'apprêtent à déposer une proposition visant à modifier le réglement de l'Assemblée Nationale dans le but d'encadrer les pratiques des lobbyistes. Une belle idée qui risque de n'être que de la poudre aux yeux quand on voit la vidéo qui suit, tirée d'un reportage de Canal plus. C'est sûr que si l'exemple vient d'en haut...







Source : rue89.com
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Dimanche 24 juin 2007

Pour la première fois, je viens de recevoir des commentaires contradicteurs, à propos des articles J'ai été censuré et Dormez c'est une rafle. Je tiens à répondre point par point aux critiques qui sont adressées à ces articles.
Ce monsieur déplore que la France offre "la sécu gratuite via la CMU, l'école gratuite, des allocations diverses (RMI, allocations logements, bourses etc)" . Cher lecteur, vous êtes-vous déjà retrouvé dans la situation de devoir vivre des allocations chômage, ou pire, du RMI ? Connaissez-vous les montants et les conditions d'attribution de ces aides ? Pensez-vous qu'il soit plaisant de devoir se contenter des sommes vraiment minimales et insuffisantes qu'octroie l'Etat à ses allocataires ? Mon maître (oui, car je suis un chat, au cas où cela vous aurez échappé) a vécu grâce au RMI pendant plus d'un an. Sans cela, que serait-il devenu ? Aurait-il eu la possibilité de lutter contre sa situation, de trouver du travail, et finalement parvenir à s'en sortir (comprenez : de gagner ce qu'il faut, sans plus, pour être autonome) ? Répondez donc sur ce point : oui ou non avez-vous dû vivre avec une allocation ?
Pour être complet sur le sujet, je vous saurai gré de ne pas me mettre sous la truffe le soi-disant témoignage anonyme de cet homme qui a écrit un livre dans lequel il affirme avoir vécu en toute impunité pendant vingt-quatre ans grâce à diverses  allocations. Ce livre a même composé la substantifique moëlle d'une émission de TF1 sur les profiteurs, entre les deux tours de la campagne présidentielle. Sachez que le "témoignage" de cet homme dont on ne connait pas le nom est totalement erronné et parcouru d'invraisemblances qui ont été démontées à de nombreuses reprises.
Sur l'école : sachez, Monsieur mon lecteur, que l'école n'est pas gratuite. Elle est payée par la communauté solidaire à la hauteur des moyens de chacun, par un mécanisme qui s'appelle l'impôt. J'aurai l'occasion d'y revenir. Mais sans doute estimez-vous que l'école doit être réservée à ceux qui peuvent la payer ? Après tout, les enfants des pauvres peuvent très bien travailler, il n'y a pas besoin d'instruction pour tisser des tapis ou coller des semelles sur des chaussures de sport.
Sur votre blog, vous vous piquez de philosophie. Il est regrettable que vous ne vous piquiez pas d'économie.Cela vous permettrait de connaître les mécanismes de base du fonctionnement des sociétés modernes. Aimeriez-vous que je vous entretienne des principes de l'économie, des notions de création de richesse, de répartition primaire et secondaire, d'interventionnisme et de libre marché ? Soit. Demandez gentiment et j'expliquerai au philosophe que vous souhaiteriez être "comment ça fonctionne dans la vraie vie".

Vous me dites en avoir "assez de ces gens qui comparent la police française à la Gestapo et parlent de "rafles"". Vous me dites aussi en avoir "assez de ces insultes qui comparent une expulsion à la déportation des Juifs à Ausschwitz (parce que c'est bien à cela qu'on fait allusion quand on parle de "rafles")". Je vous fécilite pour votre perspicacité. Oui, le mot "rafle" fait allusion à la déportation des juifs (et pas seulement à Auschwitz, avec un seul S, Monsieur le germanophone). Monsieur mon lecteur qui vous piquez de philosophie, apprenez-nous un vocable plus approprié pour évoquer l'acte de policiers qui s'introduisent sans mandat d'amener chez des personnes, qui les traitent sans respecter le minimum de la décence humaine, qui les sortent de force de leur logement, qui tentent de les asseoir de force dans un avion, bref, relisez  l'article.
Il est dommage que vous ne vous piquiez pas d'histoire. Vous auriez su qu'Adolf Hitler a accédé au pouvoir en Allemagne de façon tout à fait légale le 30 janvier 1933. Oui, je sais, cela n'a rien à voir. Savez-vous cependant que plusieurs analystes politiques ont étudié la stratégie politique de Nicolas Sarkozy et conclu  qu'en d'autres temps, il aurait très bien pu avoir des vélléités dictatoriales ? Mais je m'égare.

Continuons par la vidéo de Nabot-Léon qui se présente tout pompette devant les journalistes lors du sommet du G8. Vous préférez rapporter la version officielle de l'essoufflement. Monsieur mon lecteur qui vous piquez de philosophie, il est dommage que vous ne vous piquiez pas de biologie. Cela vous aurez permis de savoir qu'un organisme entraîné comme l'est celui de notre président jogger ne s'essoufle pas après une petite course de quelques dizaines de mètres.

Enfin, vous vous écriez, sans doute la main droite sur le coeur, "Arrêtons d'insulter la France 5 minutes". Pourquoi cinq minutes seulement ? Vous êtes pourtant pour la liberté d'expression, vous l'écrivez blanc sur vert sur votre blog : "Je pense ainsi, par exemple, que même les opinions racistes, antisémites ou négationnistes ont droit d’être exprimées et défendues en public. On a le droit de dire : je n’aime pas les Noirs, les Arabes, les Juifs. On a le droit de dire qu’on ne croit pas en la réalité des chambres à gaz." Monsieur mon lecteur qui vous piquez de  philosophie, il est dommage que nous ne vous piquiez pas de droit. Cela vous aurait permis de savoir que les propos que vous tenez sur le négationnisme sont punis par la loi.

Voilà. Généralement, quand je suis en contradiction avec un lecteur, un ami (il y en a qui cumulent les deux fonctions) ou toute autre personne, je ne dédaigne pas réfléchir aux arguments qui me sont opposés et il m'arrive même de nuancer mes positions. Mon premier réflexe a été de vouloir vous dire "Allez Pierrot, arrête tes âneries, et passe à la maison, on discutera tranquillement de tout ça devant une assiette de nouilles". Mais devant la putridité des idées que vous véhiculez, je crains d'avoir envie de vous les vomir sur vos pompes de philosophe d'opérette.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Samedi 23 juin 2007

Dans la même veine que l'article Dormez, ce n'est qu'une rafle, voici un autre témoignage affligeant. Ça s'est passé dans la nuit du 13 au 14 juin dernier à Clichy, dans les Hauts-de-Seine. Suite au caprice bruyant de sa fille de 9 ans, une mère de famille a vu débouler chez elle pas moins de SEPT policiers nationaux, municipaux et de la BAC (brigade Anti-Criminalité). Elle raconte l'attitude de ces cow-boys d'opérette qui s'imaginaient sans doute être dans une de ces séries TV américaines soporifico-débilisantes qui parasitent les cerveaux occidentaux qui n'avaient pas forcément besoin de ça...
Son témoignage intégral est à lire sur le site de référence pour l'information citoyenne dans le départements des Hauts- de-Seine mon92.com.

L'impunité policière initiée par le ministre de l'Intérieur Sarkozy s'est visiblement renforcée depuis le sacre de ce dernier. Le dernier verrou psychologique a sauté sous les képis,  les calots et les casquettes à étoile. Les recours en justice pourraient grimper en flèche. Mais tout est prévu : Nabot-Léon a confié à Rachida Dati le soin de karcheriser le système judiciaire français. Une mission dans laquelle Madame le Garde des Sceaux Ministre de la Justice ne manquera pas de mordre... à pleines dents.
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Samedi 23 juin 2007


Le 1er janvier 1939, Thérèse Kopia nait en Centrafrique, pays dans lequel elle a longtremps vécu. 20 jours plus tard, sans que cela ait le moindre rapport, Jean Moulin est nommé préfet d'Eure et Loir. Il faut attendre le19 juin dernier pour qu'un événement survenu à Thérèse fasse remonter les relents putrides de l'histoire.
Mardi dernier, donc, huit policiers déboulent, sans mandat d'amener, dans un appartement de Mainvilliers, à côté de Chartres, dans l'Eure et Loir. Ils cherchent Thérèse et son fils. Dans la salle de bain, ils tombent sur Thérèse, maintenant âgée de 68 ans, nue dans la baignoire. Contrôle d'identité. Thérèse n'a pas de papier. Pire, la grand-mère de 68 ans fait l'objet d'une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) depuis le mois de mars 2007, suite au refus de sa demande de regularisation par l'actuel préfet du département. Les policiers le savent bien, ils sont justement venus pour cela. L'âge et l'état de santé de la grand-mère, diabétique, arthritique, ne lui permettent  guère opposer de résistance. Elle est sortie de force et embarquée au commissariat sans même avoir eu la possibilité d'emporter ses médicaments. La famille de Thérèse n'obtient aucune nouvelle d'elle pendant toute la journée du lendemain. Ce n'est que vers 20 heures que ceux qui l'attendent la voient sortir du commissariat, menottée, et  enfournée dans une voiture de police, direction Roissy. Il faut faire vite, il y a un vol Air France pour Bangui à 23 heures.
A Roissy, les autres passagers ne sont pas d'accord et refusent de monter dans l'avion tant que Thérèse y sera. Finalement, Thérèse ne prendra pas l'avion. Il semblerait que deux autres personnes expulsables aient aussi été ôtées de la liste des passagers... La grand-mère est alors placée en garde à vue pour 24 heures.
Vendredi 22 mars, le tribunal de Bobigny a provisoirement relâché Thérèse. Mais la procédure pour refus d'embarquement se poursuit.
Thérèse Kopia est arrivée en France avec un visa de 60 jours en 2003 après qu'elle ait perdu son mari en Centrafrique. Elle souhaitait se rapprocher de ses filles, vivant régulièrement en France, et de ses dix-neuf petits enfants.Sa demande de régularisation avait été rejetée en 2006, et Thérèse, n'ayant pas fait appel de cette décision dans les 48 heures, était dès lors expulsable sans aucun recours possible.
Combien d'expulsions sont ainsi pratiquées chaque jour sans être rendues publiques ? Où sont les principes de la République Française qui s'étalent orgueilleusement au fronton des édifices publics ? La signification du drapeau français est-elle : bleu pour l'UMP, blanc pour le linceul, rouge pour la honte ?
Sur les plateaux télé, Rachida Dati avait crié au scandale lorsqu'un contradicteur avait employé le mot "rafle". Madame La Garde des Sceaux Ministre de la Justice, vous qui avez fait de brillantes études, dîtes-nous s'il vous plaît à partir de combien d'expulsions telles que celle de Thérèse Kopia peut-on parler de rafle ?
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Vendredi 22 juin 2007

Nabot-Léon super-président, super-responsable, super-je-vais-faire-tout-ce-que-j’ai-promis, super je-décide-seul-avec-mes-conseillers-à-moi, est aussi le super-illusionniste de l'ouverture-concertation-discussion. Du trompe-l’œil qui fait d’autant plus illusion qu’il est énorme, avec des ficelles grosses comme des cordes de paquebots, mais qui fonctionne, pour l'instant… A côté, Chirac super-menteur, c'était Martine à la plage. L’omniprésence agitée du prochain locataire de la Lanterne (pavillon de chasse versaillais, résidence officielle du Premier ministre mais annexée sans préavis par Cécilia et son mari, et actuellement redoré par quelques sans-papier…)  provoque une certaine agitation.

Prenez la TVA sociale. Malgré la tape sur les doigts des électeurs lors du second tour des législatives, qui, souvenons-nous, a ratiboisé la majorité et revigoré la gauche, IL a décidé de poursuivre l’expérimentation, malgré les analyses de nombreux économistes qui prévoient un désastre économique. Aujourd’hui, c’est le pourtant-pas-très-gauchiste bossu du Poitou, un certain Jean-Pierre Raffarin, qui soufflette son président. Sarkozy trahi par ses pairs ? Allez, au choix : le retour du boomerang, l’arroseur arrosé, ne faîtes pas à autrui… et j’en passe.

Prenez le ministère du karcher, tenu de main de maître par le pas-du-tout-issu-de-l’immigration Brice Hortefeux. Une fameuse idée ça. Tellement fameuse que pour protester contre sa création, huit historiens avaient démissionné des instances officielles de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration. Réputé pour sa grande culture générale, le président avait dédaigneusement qualifié ces intellectuels de « petite intelligentsia ». Il s’avère que cette intelligentsia n’est pas si petite que cela. A l’initiative de Gérard Noiriel et de ses sept collègues, une pétition vient d’être lancée. Elle a déjà reçu le soutien et la signature de près de 200 personnalités, parmi lesquelles de nombreuses pointures universitaires. Des enseignants, des chercheurs, des artistes, des économistes, des historiens, des philosophes, de toutes les disciplines, de tous les horizons (Sciences Po, CNRS, universités de partout en France, universités de New York,  de l’Iowa, du Minnesota, de Genève, de Verone, de Berlin…) y ont apposé leur nom. Le texte et les signataires sont ici.

Prenez l’Europe. IL veut faire adopter le presque-même-traité, expurgé de ses fautes d’orthographe les plus grossières, que plusieurs états ont démocratiquement refusé. La Grande-Bretagne fait la fine bouche devant le mini-traité de notre mini-président. Tony Blair ne peut pas partir en laissant l’image d’un homme dont le dernier acte politique a été de céder sur l’Europe. Les jumeaux polonais ne veulent pas entendre parler de nouvelles règles qui leur feraient perdre un poids considérable dans les décisions européennes. Et même si Sarkozy, à force de gesticulations (ça a marché en France, pourquoi ça ne prendrait pas en Europe ?) parvient à convaincre ses « partenaires » européens, il devra encore faire les pieds au mur et pas mal de joggings télévisés pour convaincre les 3/5 du parlement français de ratifier le projet.


L’état de grâce de Nabot-Léon a été stoppé net par sa déconfiture électorale. Il n’a pas les pleins pouvoirs en France, l’opposition citoyenne s’organise, sa stratégie incendiaire d’appel à la traîtrise l’ouverture risque bien de faire pschitt, une partie de l’Europe le regarde de haut… Certes, il a encore de la ressource et certainement pas mal de filouteries pour garder la main. Comme faire voter la réforme des universités, le paquet (cadeau) fiscal ou la loi sur le service minimum pendant les vacances. Il n’empêche : je ne saurais trop vous conseiller d’acheter un vélo ou une bonne paire de chaussures de marche. En septembre, rentrée pourrait bien rimer avec marche à pied.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Mercredi 20 juin 2007
 
Mais comment fait-il donc ? Comment peut-il gagner les élections le dimanche, trépigner comme un sale gosse à qui on a cassé son jouet le lundi, nommer Fadela Amara et Rama Yade à des secrétariats d'Etat le mardi et recevoir Le Pen à l'Elysée le mercredi, ce que personne n'avait osé faire avant lui depuis Alain Poher ! La réponse est facile : Nabot-Léon est un dragueur, de ceux qui se prennent rateau sur rateau et qui en ont accumulé une telle collection qu'ils sont capables de ratisser plus large que large.
Dun côté il drague (à distance, hein) les banlieues et l'immigration en distribuant quelques sucreries aux  plus beaux dentiers issus des minorités (comme on dit pudiquement) et de l'autre il fait un peu d'archéologie extrème-droitière en exhumant le dinosaure breton (pour le dentier, il faudra repasser, il l'a oublié à Saint-Cloud). Il est vrai que pour la présidentielle, il s'était carrément déplacé dans une usine (ah, c'est donc ça une usine !) pour partager les frites de la cantine avec des ouvriers (ah, c'est donc ça un ouvrier !).  Cet homme-là n'a peur de rien. À part de la dalle d'Argenteuil, peut être.

Recette
Prenez un gouvernement tout neuf, très peu servi, de type Fillon.
Ajoutez quelques traîtres socialistes (oui, il y en a déjà, mais ça donne du goût).
Mixez avec quelques jeunots prétentieux prétendant à de hautes responsabilités.
Préparez une sauce piquante avec une banlieusarde de gauche féministe, une black, une beurette.
Saupoudrez de quelques centristes déviants (quel sang neuf, ce Santini)
Réservez un sportif pour exciter Maurice en short, le téléfooteux du dimanche... Conservez-le au frigo jusqu'à l'automne.
Bon, on n'est pas mal,  là. Non, zut, y'a un trou. Ah oui, la place de Juppé, je l'avais déjà oublié, celui-là. Remuez le tout pour que ça se mette en place.
Constatez que la place de Juppé est maintenant occupée par Borloo. Si vous constatez que d'autres membres ont changé de place, ne vous inquiétez pas, c'est une réaction normale dans les périodes de rôdage.

Il faut maintenant dresser dans des assiettes de service. Soyez créatifs. Mélangez les genres. Par exemple, prenez une Christine Boutin et servez-là avec  Fadela Amara.
Astuce du chef : essayez un méli-mélo d'ex-socialistes : Le Kouchner se déguste très bien avec du Bockel nouveau.

Pour les vins, tout sera livré par l'Elysée : picrate de conseillers pour faire avaler les couleuvres. L'oeil était dans chaque ministère et regardait tout le monde !

Au final, vous obtenez un gouvernement Fillon II, beaucoup plus lourd à digérer que le Fillon I (une quinzaine d'ingrédients supplémentaires) , mais qui est censé durer plus longtemps.

Un tout dernier conseil : si vous trouvez une ouverture, n'y mettez pas la main : c'est peut-être un piège.
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