Lundi 18 juin 2007

C'est comme à l'école des fans : tout le monde a gagné ! La droite a conservé la majorité absolue, c'était prévu, couru d'avance. Mais c'est un peu comme aux présidentielles, la gauche n'a pas tout perdu, loin de là :  elle avait 149 sièges, elle en aura  certainement plus de 200. Le Parti communiste, qui détenait 21 sièges, ne devrait perdre que deux sièges et, par le jeu des alliances, conserver son groupe parlementaire. Quant à la droite, elle avait 359 députés, elle en aura entre 320 et 350. Les "sondages" avaient annoncé jusqu'à 500 sièges pour la droite et l'UMP avait mis la frontière entre l'échec et la réussite à 400. Finalement, la seule vague bleue de cette soirée électorale aura eu lieu grâce aux petits cubes colorés qui flottent dans les toilettes de l'Assemblée Nationale. Il faut dire que l'évocation de la TVA sociale a été une bénédiction pour la gauche. L'augmentation du SMIC réduite à la portion légale, sans aucun bonus, en a été une autre. Seul Chirac aurait pu faire pire mieux, comme une dissolution par exemple...

Les électeurs ont eu le réflexe de tirer certaines chasses pour évacuer quelques indigestions politiques, même si d'autres sont trop grosses pour passer dans les tuyaux. On relève ainsi que Christian Vanneste, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Hervé Morin ou Patrick Balkany siègent encore à l'Assemblée cematin. Mais Jean-Louis Bruguière a raté son parachutage dans le Lot-et-Garonne. Sylvie Noachovitch n'a pas battu Dominique Strauss-Kahn à Sarcelles. Alain Carignon a perdu à Grenoble. L'avocat  Arno Klarsfeld, inscrit aux barreaux de paris, de New-York et de Californie, qui s'était présenté dans le 12e arrondissement de Paris qu'il connaissait "pour l'avoir traversé lors du dernier marathon", a été renvoyé à ses baskets et à ses rollers.
Autre nouvelle réjouissante : le Front National fait la bulle :-)

Une conséquence importante, peut évoquée jusque-là, concerne l'Europe. On sait que Nabot-Léon souhaite faire voter son mini-machin pour l'Europe par le Parlement, ne voulant pas risquer un échec référendaire, à l'image de son prédécesseur. Las, la révision constitutionnelle nécessaire doit avoir l'assentiment de la majorité qualifiée, c'est-à-dire des 3/5 du Parlement. Or, avec les résultats qui se profilent, il faudra compter avec les voix de la gauche. Certes, de nombreux parlementaires socialistes étaient déjà favorables au projet de constitution, mais penser que ce grand projet présidentiel ne pourra pas passer sans la voix de l'opposition, voilà qui est réjouissant.

Mais le clou de la soirée c'est ça (tendez bien l'oreille) :





En 1 minute et 40 secondes, dans les salons dorés de la mairie de Bordeaux, sous les hourra de ses opposants, Alain Juppé a soldé soixante ans de totale mainmise de la droite à Bordeaux. Pour les bordelais, c'est historique, pour la France, ça l'est aussi : le "meilleur d'entre nous", comme disait Chirac va partir "droit dans ses bottes" à la retraite. On ne saurait trop lui conseiller l'Ile de Ré. Il aura tout le temps d'y repenser à sa carrière et à sa condamnation judiciaire qui lui valut un an d'inégibilité dans une affaire pour laquelle un homme, qui redevient aujourd'hui même, après douze ans d'impunité, un citoyen comme les autres, pourrait bien avoir sous peu à répondre à quelques questions de juges d'instruction.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Vendredi 15 juin 2007

A Sarcelles, Dominique Strauss-Kahn est, au deuxième tour des législatives, en ballotage face à la candidate UMP, la très médiatique Sylvie Noachovitch, avocate de formation et starlette sur le retour dans la populiste émission de Julien Courbet "Sans aucun doute".
L'info vient de l'indispensable Canard Enchaîné. Dans son édition du 13/06/2007, l'impertinent volatile, toujours aussi bien informé, rapporte les propos de la dame au jury du prix littéraire Monté-Cristo qui, à propos de la réputation de séducteur de son rival socialiste, a déclaré "Moi, mon mari peut dormir tranquille. Dans ma circonscription, il n’y a que des Noirs et des Arabes. L’idée de coucher avec l’un d’eux me répugne". 
Gérard Lhéritier, président du jury, s'est fendu d'une lettre de démenti aussitôt brandie par la candidate nabot-léonienne, touchée au coeur de son intégrité électorale. Seulement, sur RTL, Nicolas Poincaré, également membre du jury interrogé par Guy Birenbaum dans l'émission "On refait le monde", confirme les propos de machine. A un détail près : elle a dit "répulse" et non "répugne", ce qui change tout.

La Sarkozie triomphante est en train de montrer son vrai visage. Ils savent bien qu'ils doivent tenir jusqu'à l'issue du second tour des législatives dimanche prochain, mais certains n'en peuvent plus de piaffer dans les starting-blocks et de trépigner d'impatience. Regardez François Fillon qui, jour après jour, tire à vue sur l'ambulance socialiste avec la bave aux lèvres. Contemplez les têtes d'oeuf de Bercy et du MEDEF qui frôlent la volupté apoplectique en répétant à l'envi "plus 5 points de TVA, plus cinq points de TVA, plus cinq points de TVA...". Observez l'agitation stercoraire de la valetaille besogneuse en quête d'un regard en guise de récompense pour avoir mouillé sa chemise (ou pas) pour l'élection de l'empereur. Un régal d'entomologiste.
Les chômeurs, les bons français, les banlieusards, les anti-soixante-huitards (souvent ce sont les mêmes) qui ont confondu programme et agitation, et qui se sont laissés charmer par le simplisme intellectuel des discours populistes,  bien préparés par les chaînes de télévision, sont les victimes consentantes d'une sinistre farce.
Dimanche prochain, il y aura  une ravageuse vague bleue, un tsunami terrifiant porté par le plus grand parti de France : le parti des cocus.


Ecoutez l'extrait de l'émission de Guy Birenbaum sur son blog.


LIRE  AUSSI :
Ces défaites que l'on savoure
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Jeudi 14 juin 2007

A moins d'être sourd, muet et aveugle, vous n'avez sans doute pas échappé à l'info concernant la future mis en place d'une TVA sociale en France à partir de 2009 (on parle de 5 points en plus, une paille...).  La question est compliquée : les économistes ne sont pas tous d'accord entre eux (ce qui n'a rien d'original...) et les mécanismes en jeu sont assez complexes. Cependant, d'éminents spécialistes développent des arguments très construits pour indiquer qu'au mieux, ça va faire mal, et au pire, ça sera catastrophique. Alors prenez une double dose de Paracétamol (en comprimés génériques s'il vous plaît) et allez lire sur le site de Libération l'analyse d'Eric Heuer, économiste à l'OCDE (l'Organisation de développement et de coopération Economiques), dans lequel il explique, entre autres joyeusetés, qu'appliquée en Allemagne depuis le 1er janvier 2007, la TVA sociale a déjà produit une hausse des prix et une perte de pouvoir d'achat des salariés. Puis,sur votre lancée, faîtes vous peur avec l'article de Vincent  Bénard sur le site AgoraVox. Collaborateur de l'institut Hayek à Bruxellles et de l'institut Turgot à Paris, Vincent Bénard prédit la faillite de notre système de protection sociale (depuis le temps qu'on e n parle, elle va bien finir par se produire). Reprenez une double dose d'Aspirine.

C'est connu, les français sont plus malins et plus forts que les autres. Notre premier ministre a annoncé qu'il allait lancer des concertations et a déclaré sans rire : " S'il est démontré que cette idée, que l'Allemagne et le Danemark ont commencé à mettre en oeuvre, produit une augmentation injuste des prix, nous ne la retiendrons pas ". Ce qui signifie qu'il y a des augmentations de prix qui seront justes ! En même temps, il explique que les prix n'augmenteront pas.

Résumons-nous : le gouvernement vient d'inventer l'augmentation de taxe qui n'augmente pas les prix, mais, si les prix augmentent quand même (!), la taxe ne sera pas appliquée. Etonnant, non ?
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mercredi 13 juin 2007


Voilà près d'une semaine que la vidéo de qui-vous-savez , armé de son sourire niais du à un excès de vodka, circule sur Internet. Sauf erreur de ma part, aucun média français n'en a encore parlé. L'hebdomadaire Marianne en parle à peine sur son site internet dans ses brèves de la semaine. Le Monde et le Nouvel Observateur l'évoquent aussi sur leurs sites rspectifs.
Cette vidéo a pourtant été téléchargée plus d'un million de fois ! Est-ce faire un procès d'intention de penser (tout haut) qu'encore une fois les grands médias français, en tête desquels, bien sûr, les chaînes de télé, ont sciemment organisé un black-out sur cette affaire ?
Rappelons au passage que l'ancien directeur de campagne adjoint de Nabot-Léon pendant la campagne présidentielle a été parachuté directeur général adjoint de TF1 au sortir des élections. Laurent Solly, 36 ans, est donc l'oeil de l'Elysée chez Bouygues. On peut difficilement faire plus direct comme lien. On l'a dit ici, ici, ici et même . Pour France 2, une autocensure bienveillante est apparemment suffisante.
Le président  a confié à son entourage la mission de lui trouver un événement médiatique par jour pour qu'il puisse passer dans les médias. Celui-ci ne faisait sans doute pas partie des plans.

[MAJ] Le présentateur belge qui, au cours de son JT, présentait la vidéo en annonçant que N. Sarkozy n'avait  "manifestement pas bu que de l'eau" a présenté ses excuses auprès de l'ambassade de France à Bruxelles. Sûr que cette repentance est complètement spontanée, une fois !
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 11 juin 2007
 

On le sait, on l'a vu et entendu, Nabot-Léon  ne boit pas d'alcool et fait du sport. Il pète la forme. Quand il se retrouve, au G8, au milieu des grands dirigeants de la planète, voilà ce que ça donne. C'est tellement consternant que ça se passe de commentaire.

PS : à l'heure où j'écris ces lignes, Alain Juppé est en train de reconnaître, en direct sur France Inter, que la TVA, l'impôt le plus injuste, va augmenter très prochainement. L'objectif est évidemment de faire payer à tous les cadeaux fiscaux faits aux plus aisés. C'est tellement consternant que...

Suite à une "purge" sur Dailymotion, la vidéo a été momentanément indisponible. Elle est à nouveau visible ici et j'espère qu'elle le restera. SI vous lisez cet article et constatez qu'elle se s'affiche plus, laissez-moi un commentaire afin que j'en trouve une autre version. Merci ;-)




par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Samedi 9 juin 2007
 

En voilà une bien bonne  :  dans la soirée du 5 mai 2007, c'est-à-dire la veille du second tour des élections présidentielles, le groupe Les Ogres de Barback est en concert dans la ville d'Oyonnax. Au cours du spectacle, lors d'un mix d'images vidéo en direct, sont diffusées quelques plans de Ségolène Royal et quelques images de la fameuse scène de Sarkozy évoquant la "racaille" des banlieues.
Quelques jours plus tard, le maire UMP de la commune, Jacques Gobet, se fend d'un courrier au groupe dans lequel il explique que c'est la ville qui paie la facture, et il exige des explications sur ce qu'il appelle un "incident". Ledit courrier est hallucinant de bêtise antidémocratique et d'approximations légalo-juridiques. Il conditionne même le paiement du cachet des artistes (ce n'est pas précisé dans la lettre) à l'obtention de ces explications. Celles-ci ne vont pas tarder. Les Ogres vont lui expliquer, par retour du courrier,  que les expressions culturelles ne sauraient être liées à des quotas représentant les tendances politiques, ne peuvent pas s'auto-censurer à cause de la possibilité de se heurter à des avis contradictoires, et ils  rappelent quelques considérations basiques sur la neutralité républicaine. Bref, une leçon d'évidences faite à un maire, élu et de fait représentant de l'Etat.
La réponse des Ogres est fort bien tournée et serait réjouissante si elle n'était pas dûe à l'imbécilicité d'une grenouille qui se prend pour un boeuf. Mais au-delà de l'anecdote, il est hallucinant de voir qu'un maire se permette d'aller à l'encontre de l'expression culturelle, et avec quels arguments !
Quand des gens de gauche, du centre, et même de droite préviennent contre le danger d'une concentration des pouvoirs décisionnaires entre très peu de mains (un parti, une équipe, voire un seul homme...) ce n'est pas pour rien : le sentiment de toute-puissance peut donner à certains de drôles di'dées, comme celle qui a  pulvérisé la raison de ce monsieur Gobet. A l'heure où les médias nous servent de plus en plus une soupe bienveillament cire-pompes à grandes louches de n'ayez-pas-peur et de courbettes présidentielles, plus que jamais la vigilance s'impose.

Pour juger par vous-mêmes de la teneur de l'échange épistolaire, voici les deux lettres en question. Cliquez sur les vignettes pour les agrandir (attention, il peut y avoir de la pub au-dessus et en-dessous, et le chargement peut être un peu long).


Free Image Hosting at www.ImageShack.us Free Image Hosting at www.ImageShack.us



par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mercredi 6 juin 2007

Dans l'article concernant Joëlle Ceccaldi-Raynaud, j'indiquais que dans l'affaire qui oppose le journaliste Christophe Grébert à la mairie de Puteaux, la cour d'appel de Paris devait se pronocer aujourd'hui. Elle vient de rendre son arrêt, et comme on pouvait s'y attendre, l'opposant municipal a été relaxé. Après 4 procès intentés contre lui et 4 défaites pour la mairie de Puteaux, Christophe Grébert peut, un peu plus sereinement, se consacrer à son nouveau projet : se présenter aux Municipales de 2008. Bon courage !

Sources : Le Nouvel Observateur, monputeaux.com, 20 minutes, Le Monde
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 5 juin 2007

... tu me vois quand même !

J'avais décidé de laisser de côté la politique, c'est ce que je fais. Voici donc un article Pipole :-)
Le Nouvel Observateur nous rappelle  que le 16 février 2007, le candidat Sarkozy (Ah oui, j'avais bien dit que c'etait Pipole) alors en visite sur l'Ile de la Réunion, déjeune avec le préfet local et une trentaine d'autres convives dans un bel hôtel. Un gros paquet de journalistes est évidemment présent, convié à immortaliser le moment après avoir été convoqué à photographier le footing du candidat quelques heures plus tôt. Après le repas, le futur président décide de piquer une tête dans la piscine. Evidemment, les journalistes ne se gênent pas pour prendre des clichés.
Las ! Le conseiller en communication de Sarkozy menace les journalistes de les attaquer pour manquement au respect de la vie privée si les photos sont publiées.
Résumons-nous : Sarkozy manipule les médias, il les convoque quand il en a besoin et les menace d'un procès quand ça ne l'arrange plus. Sarkozy n'assume pas la pipolisation qu'il a pourtant déclenché et sur laquelle il a bati son image de "mec moderne cool".
Dommage : le Nouvel Obs ne montre rien non plus. Qu'à cela ne tienne, moi, Tiger le Chat, j'ai décidé de vous montrer une de ces photos.

10945564.jpg

On comprend mieux pourquoi il ne voulait pas qu'on voie ça...
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mardi 5 juin 2007

Ces clowns-là ne sont pas drôles. En cette année d'élections particulièrement (dé)structurante pour l'avenir du pays, la rupture est déjà consommée : on nous l'a dit et répété, finie la France de la tête de veau, voici la France des vacances en yacht et des joggings-qui-font-jeun's en tee-shirt de la police de New-York. A l'approche des élections législatives, les troupes d'élite de notre Georges Bouche à nous prennent position. Aujourd'hui : Joëlle Ceccaldi-Raynaud


Un peu d'histoire pour commencer :
Après un début de carrière mouvementé en Algérie, Charles Ceccaldi-Raynaud débarque à Bondy, en banlieu parisienne, dans les années 60. Il est élu conseiller municipal socialiste en 1965. En 1969, le maire, Georges Dardel, lui cède son fauteuil. L'année suivante, Dardel est rétabli et souhaite récupérer son siège : refus de Ceccaldi-Raynaud.
En 1971, Ceccaldi-Raynaud n'obtient pas l'investiture socialiste. Qu'a cela ne tienne ! Soutenu par le maire de Neuilly Achille Peretti, membre de l'UDR (qui deviendra plus tard le RPR) et l'un des chefs du SAC (la milice gaullienne co-fondée par Charles Pasqua), il se présente à Puteaux au nom du Mouvement Démocrate socialiste de France. La droite aura l'obligeance de ne pas présenter de candidat contre lui. Après une campagne violente (un colleur d'affiche de la SFIO sera tué par balle par un soutien de Ceccaldi), Charles Ceccaldi-Raynaud gagne l'élection.
Saut dans le temps : en 1993, Charles Ceccaldi-Raynaud (oui, oui, sa fille, je sais, on y vient...) est élu comme suppléant de Sarkozy à l'assemblée nationale. Sarkozy devient ministre, Charles Ceccaldi-Raynaud devient député. En 1995, Sarkozy n'est plus ministre, mais Ceccaldi traîne à lui rendre son poste (encore ?!). Il n'y consent qu'en échange d'un poste de sénateur.
En avril 2004, Charles Ceccaldi-Raynaud, malade, démissionne de son fauteuil de maire de Puteaux. Sa fille Joëlle (ah, enfin !) est élue maire à sa place. En septembre de l'année suivante, le papa est rétabli. Il réclame son siège à sa fille : celle-ci refuse : bon sang ne saurait mentir ! Une énorme guerre débute entre le père et la fille, à coup d'insultes dans la presse et devant les tribunaux. Un seul exemple, cette jolie pharse trouvée sur le blog de papa : "Elle n’assume pas. Elle ment. Ce n’est pas nouveau. Elle ne ment que depuis qu’elle parle". Plutôt que de vous narrer tout cela par le menu, ce qui, bien que fort drôle et absolument lamentable, nous prendrait des pages et des pages, je vous invite à suivre cette saga familiale sur le site d'un putéolien (habitant de Puteaux) qui a entrepris de faire sur son blog la chronique au jour le jour de cette guerre. Ah oui : papa est encore adjoint à sa maire de fille. Ambiance.
Les Ceccaldi-Raynaud ont mis en place à Puteaux un système clientéliste que le papa revendique dans la presse, tout en laissant entendre qu'il pourrait bien se présenter contre sa fille aux municipales de 2008.

Cependant, les agissements de Joëlle Ceccaldi-Raynaud valent ceux de son père. Comme papa, elle a été suppléante de Sarkozy à l'Assemblée Nationale. Comme papa, elle est devenue députée (en 2002) quand Sarkozy a été à nouveau ministre, puis, comme papa, elle a du lui rendre son siège (en 2005) quand il ne l'a plus été. Donc, comme papa, elle a monnayé son départ, sous la forme d'un siège au Conseil Economique et Social. L'histoire est racontée dans la deuxième partie de cet article, qui raconte d'abord une autre frasque de la famille Ceccaldi : un scandale au commissariat de Puteaux avec insultes des policiers et menace d'intervention du ministre de l'intérieur Sarkozy parce que le petit dernier de la famille s'est pris un PV. Savoureux.

Le système Ceccaldi, c'est aussi le musellement systématique de toute opposition. Regardez comment font papa et sa fille :




Christophe Grébert, journaliste, que l'on voit dans le reportage, est l'auteur du blog monputeaux.com déjà cité plus haut. Il ne compte plus ses démêlés avec la famille Ceccaldi. Mercredi 6 juin, c'est-à-dire demain, la cour d'appel rendra son arrêt dans une affaire qui oppose la mairie au site monputeaux.com depuis des années. Mais il y a pire : Joëlle Ceccaldi-Raynaud et papa ont été condamnés en première instance et en appel pour avoir laissé entendre que Christophe Grébert avait des penchants pédophiles et l'avoir accusé de photograpahier des enfants dans les parcs publics de la ville. Dans cette affaire, les épisodes rocambolesques se sont multipliés, dont ne intimidation par les gros bars de la police municipale, la maire de Puteaux allant même jusqu'à prendre un arrêté interdisant de photographier les parcs.

Les Ceccaldi sont certainement ce qui se fait de pire dans le genre "potentats municipaux". Profitant de la manne financière apportée par les tours de la Défense (dont une bonne partie est sur le territoire de Puteaux), ils font mener la vie de château à la commune de Puteaux, sans regarder à la dépense ni même respecter les bases de la gestion.
Pour bien prendre l'ampleur de tout cela, je vous invite encore une fois à feuilleter le site monputeaux.com, où chaque article fait froid dans le dos. Et il y en a des centaines.

[MAJ]
Avec les Ceccaldi-Raynaud, l'actualité ne s'arrête jamais : hier, lundi 4 juin, l'AFP (Agence France Presse) a diffusé un long article sur la famille. J'ai trouvé l'info sur l'indispensable monputeaux.com qui renvoie vers ce lien pour lire le communiqué dans son intégralité.
Par ailleurs, ce matin même, Joëlle Ceccaldi-Raynaud est citée à comparaître en référé pour une histoire de tract distribué ce dimanche sur les marchés, et considéré par un autre candidat de droite comme diffamatoire. Ah, la droite unie...


A LIRE :
Christian Vanneste
Jean-Louis Bruguière
Patrick Balkany
Hervé Morin
Sylvie Noachovitch


VOIR AUSSI :
Les à-côtés du grand cirque
Ces défaites que l'on savoure
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Dimanche 3 juin 2007
Ces clowns-là ne sont pas drôles. En cette année d'élections particulièrement (dé)structurante pour l'avenir du pays, la rupture est déjà consommée : on nous l'a dit et répété, finie la France de la tête de veau, voici la France des vacances en yacht et des joggings-qui-font-jeun's en tee-shirt de la police de New-York. A l'approche des élections législatives, les troupes d'élite de notre Georges Bouche à nous prennent position. Aujourd'hui : Hervé Morin


Hervé Morin, c'est girouette-cacahuète. Souvenons-nous, c'était il y a quelques semaines à peine. La campagne présidentielle bat son plein. L'UDF Hervé Morin soutient François Bayrou à fond les manettes. Et il ne manque pas une occasion de fustiger les "vieux cons" qui votent Sarkozy (Le Canard Enchaîné du 16 mai 2007). Au lendemain du premier tour, il parle sur son blog des "vrais traîtres" et des "traîtres dormants"... blog qu'il fermera quelques jours plus tard... quand il sera lui-même devenu traître. Car Hervé Morin fait partie de ces convertis de la dernière heure au sarkozysme triomphant, ces UDF convaincus qui ont quitté le navire Bayrou en pleine tempête d'entre deux tours, subjugués sans doute par une découverte brutale des vertus u-m-piennes.
En fait, Morin a toujours été attentif à la météo politique, et s'est toujours promené le nez en l'air à la recherche du meilleur courant porteur. Ainsi en 2002 donnait-il déjà dans le cire-pompes discursif en recevant dans sa circonscription ce "cher Nicolas", "un homme qui montre que la réforme est possible en France quand on mène une politique de responsabilité, qu'on a la culture de l'efficacité et du résultat". Et en matière de culture du résultat électoral, il s'y connait, Monsieur Morin ! Et du coup, le voilà nommé Ministre de la Défense. Cependant, on ne peut pas nier qu'il ait du coeur : lors de sa dernière rencontre avec Bayrou, il a pleuré "à chaudes larmes". Même Judas n'avait pas osé en embrassant Jésus.
Non content d'avoir trahi le parti, le nouveau ministre de la Défense et les 21 autres traîtres qui ont retourné leur veste après le 22 avril ont décidé d'avoir la peau de leur ancien mentor. Hervé Morin créé un nouveau parti, le Parti Social Libéral Européen, le parti des sarkozystes du centre. Le but de cette nouvelle excroissance présidentielle : détourner les deniers publics destinés à l'UDF. Le mécanisme est simple : tout parti qui présente au moins cinquante candidats et qui recueille au moins un pour cent des voix se voit attribuer par l'Etat (donc par les impôts) la somme de 1,63 euro par électeur et par an. Le nouveau parti va ainsi présenter 85 candidats... parmi lesquels Catherine Broussot-Morin, Julien Morin, Philippe Morin, Lisa Morin, Micheline Morin... L'éthique du ministre de la Défense est ainsi : la famille, c'est sacré. Tous candidats ici ou là, et comme ça ne suffit pas, Morin a aussi présenté son assistant, son attaché de presse, ses secrétaires, son webmaster... et même son chauffeur ! Même la télé en a parlé :




Les "22 salopards", comme les a affectueusement appelés François Bayrou, ont tous fait la même chose. Celui qui gagne le ponpon s'appelle Maurice Leroy. Le canard enchaîné du 23 mai 2007 révèle que celui-ci, ex-communiste, puis ex-suppo(t) de Pasqua, se présente sous l'étiquette du nouveau Parti Social Libéral Européen, et dans une seconde déclaration déposée en préfecture le même jour, comme rattaché au MoDem, le nouveau parti de François Bayrou. Ça se passe dans le Loir-et-Cher, où, comme tout le monde le sait, ces gens-là ne font pas de manière !

Le mieux du mieux, c'est que, comme onze de ses collègues ministres, parmi lesquels le premier d'entre eux Fillon et le deuxième d'entre eux Juppé, ils ne siègeront pas à l'Assemblée puisque membres du gouvernement. Pour l'instant.



A LIRE :
Christian Vanneste
Jean-Louis Bruguière
Patrick Balkany
Joëlle Ceccaldi-Raynaud
Sylvie Noachovitch


VOIR AUSSI :
Les à-côtés du grand cirque
Ces défaites que l'on savoure
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Bienvenue

Visiteurs

Il y a actuellement  4  promeneur(s) sur ce blog

Rechercher

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Jour après jour...

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Référencement

Add to Google



Votez Tiger !
blogzine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus