Vendredi 29 juin 2007

Quand on voit le travail universitaire qui vient d'être publié par l'économiste Camille Landais, on comprend mieux pourquoi le gouvernement veut réformer l'Université ! Ce monsieur vient tout simplement de démontrer scientifiquement, chiffres à l'appui, que la France n'est pas le pays des Bisounours... S'il y fait bon vivre, certes, c'est surtout quand on est riche. Voire très riche. Parce que, en France comme la plupart des autres pays, plus on est riche, plus on s'enrichit ! Par contre, plus on est pauvre, plus on s'appauvrit ! Toute la beauté des vérités scientifiques tient dans la réversibilité des formules.

Entre 1998 et 2005 :
  • le revenu moyen par foyer, tous niveaux confondus, a progressé de 5,9%
  • Pour les 350 000 foyers les plus riches, la hausse est de 19%
  • Pour les 35 000 foyers les plus riches, la hausse est de 32%
  • Pour les 3 500 foyers les plus riches (les riches parmi les riches), la hausse est de 42,6%

Jusque là, l'INSEE ne mesurait que l'écart entre les 10% les plus riches et les 10% les plus proches. Et en concluait que depuis les années 70, cet écart va en diminuant, sauf depuis les années 2000 où la réduction de l'écart est de moins en moins sensible. Bref, les inégalités de revenus semblaient diminuer. un beau trompe-l'oeil.

L'étude minutieuse de Camille Landais montre que les riches s'enrichissent plus vite que les autres, et plus on est riche, plus l'accroissement de la richesse est important. L'économiste analyse aussi que la politique salariale menée en France se rapproche de plus en plus du modèle anglo-saxon, ce qui n'annonce pas forcément de lendemains glorieux pour les français d'en bas. Logiquement, les mesures fiscales de Nabot-Léon, qui ne fait partie des moins privilégiés, devraient encore accentuer cette tendance puisque les plus riches d'entre nous vont payer beaucoup moins d'impôt sur la fortune que jusqu'alors.
Par contre, la future TVA qui n'a rien de social, devrait, elle, bien "profiter" à tout le monde, surtout aux plus modestes, qui laissent dans la consommation l'essentiel de leurs revenus.

source : Libération
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Vendredi 29 juin 2007

Le week-end dernier, un officier de gendarmerie a été tué lors d'une intervention au cours d'un cambriolage dans le Rhône. Ses obsèques ont eu lieu ce jeudi 28 juin. Nabot-Léon s'y est bien sûr invité, en compagnie de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur et Hervé Morin, ministre de la défense, et de toute la presse qui va avec pour immortaliser la scène. Le défunt a eu droit à la totale : promotion à titre posthume, remise de médailles au sur le cercueil (à titre posthume, donc) et discours qui va bien de circonstance : "une fois de plus, un militaire de la gendarmerie est tué en opération de service, dans l'accomplissement de son devoir". Puis, aux enfants du pandore décédé, il a déclaré "n'oubliez jamais ces moments. Soyez fiers de votre père". Du normal en cette circonstance. Puis est venue la touche sarkozyenne : l'un des enfants, âgé de 11 ans, a rejoint le président pour la dépose des médailles.

Le plus effrayant dans cette affaire, c'est que, grâce aux RG, la gendarmerie savait qu'un cambriolage était en préparation par quatre militants d'extrème-droite. Les hommes en képi connaissait donc le lieu, la date, et même l'identité des cambrioleurs. Il semblerait que cela n'ait pas été suffisant.

Verra-t-on le même  triumvirat des hommages posthumes oeuvrer aux obsèques de, Nelson, 14 ans, tué samedi 23 juin par un policier stagiaire qui jouait à Starsky et Hutch ? Le président aura-t-il un mot pour la famille ? Que dira-t-il à ses parents ? Qu'il peut être fier de son fils ? Qu'il ne doit jamais oublier ces moments ? L'adolescent aura -t-il droit à une ou deux médailles ?

Le meurtier du gendarme risque la prison à perpétuité. Le meurtrier de Nelson a été mis en examen pour homicide involontaire et laissé en liberté. Il risque jusqu'à sept ans de prison.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Jeudi 28 juin 2007

Je ne vous présente plus les CowBoys Fringants puisque je l'ai déjà fait dans cet article. Vous savez aussi que le groupe propose de télécharger légalement ses insuccès en spectacle, série de morceaux live et inédits.
Le numéro 2, intitulé la culbute, est disponible en cliquant ici (téléchargement direct).
Comme d'habitude, en échange du morceau, vous avez le droit de faire un don de 0,99 dollar canadien à la fondation Cowboys Fringants qui gère des projets liés à la protection de la nature. Pour faire un don, c'est par ici.

Retrouvez le premier morceau en cliquant ici.
par Tiger publié dans : mes oreilles leur disent Merci
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Jeudi 28 juin 2007

tiger-griffes.png

Plusieurs lecteurs m'ont encouragé et soutenu lorsque je sortais mes griffes pour écrire mes articles. Je dois vous avouer que cela est quelque chose d'inné chez moi. Déjà tout petit, je prenais l'expression à la patte de la lettre, et il ne fallait pas m'en promettre. Sur la photo, j'ai 51 jours, mais je sais déjà ce que je veux. J'imagine sans doute que ce joujou en corde est une injustice, un excès de zèle policier ou une manoeuvre politique.
Voilà, chez moi, sortir les griffes est un réflexe naturel. On ne peut pas aller contre la nature, n'est-ce pas ?

par Tiger publié dans : ma vie de chat
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Jeudi 28 juin 2007

Il était temps. Est-ce un sursaut salutaire ou  un dernier cri  pour l'honneur avant la capitulation ? N'est-il pas déjà trop tard ?

La vente annoncée du journal  économique  Les Echos au groupe LVMH, qui détient déjà son concurrent La Tribune, est-elle le "coup de trop" de la bande à Nabot-Léon pour verrouiller l'information en France ? Rappelons que LVMH est la propriété d'un certain Bernard Arnault, qui se trouve être l'homme le plus riche de France, intime du président (ce dernier l'appelle son "frère"), tellement intime qu'il fut le témoin du mariage de Cécilia et Nicolas.
Suite à la crise ouverte par cette annonce de rachat, le forum permanent des Sociétés de Journalistes (SDJ) a tenu une réunion extraordinaire pour faire le point. En regardant dans le rétroviseur, les journalistes ont remarqué que l'accumulation des atteintes à la liberté d'expression commençait à prendre une ampleur inquiétante :

- Eviction d'Alain Genestar (par Arnaud Lagardère, un autre intime du président) de l'hebdomadaire Paris-Match pour avoir publié ds photos de Cécilia en compagnie de son amant),
- Censure d'un article du Journal du Dimanche sur le non-vote de Cécilia lors du second tour des présidentielles,
- Perquisition rocambolesque au Canard Enchaîné,
- Suppression de l'émission Arrêt sur Images sur France 5

Voilà pour les actes les plus visibles.

Le forum permanent des SDJ a décidé d'envoyer une lettre au président de la République, dans laquelle des journalistes de vingt-sept médias écrits et radiophoniques interpellent le sobre jogger du G8 sur tous ces événements qui fragilisent le presse française. Le journaliste du Point François Malye estime que "ça a été une année terrible pour les journalistes". A la rédaction des Echos, on analyse que "Si Nicolas Sarkozy ne répond pas, ce silence sera déjà une réponse". 
Parallèlement, une pétition de soutien à l'indépendance des Echos a recueilli plus de trois cents signatures de personnalités politiques de gauche, du centre et même de l'UMP, mais aussi de chercheurs, d'enseignants, d'hommes d'affaires.


La balle est dans la cour de l'Elysée. Une de plus.


sources : Marianne, Le Nouvel Observateur, Rue89.com
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Mercredi 27 juin 2007
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Je m'en viens vous parler d'un disque que je n'ai pas écouté. QUE je n'ai même pas acheté, et que je n'achèterai pas. Je m'en viens vous parler de Monsieur Francis. Oui, cela fait tellement longtemps que je le connais que je l'appelle par son prénom. Comment ça, je n'ai même pas deux ans ? Dites donc, il faudrait suivre un peu : je vous rappelle que les chats ont 7 vies. Et, d'aussi loin que je me souvienne (comme dirait quelqu'un dont je ne manquerai pas de vous entretenir un de ces jours), Francis Cabrel a toujours accompagné les miennes. Et ça fait trente ans que ça dure. Je le sais parce que... ben parce qu'un double et triple album vient de sortir, qui s'appelle opportunément "L'essentiel 1977-2007". Dans ce fourre-tout magnifique et tellement frustrant, on retrouve bien sûr les oeuvres qui ont façonné l'image de l'artiste : Petite Marie, celle sans qui rien ne serait peut-être arrivé, Je l'aime à mourir, l'encre de tes yeux, La Dame de Haute-SavoieEncore et encore, Sarbacane, C'est écrit, Je l'aimais, je l'aime et je l'aimerai, Hors-Saison... Toutes celles-ci font déjà partie du patrimoine. Toutes évoquent le troubadour qui chante des chansons d'amour, l'indécrottable campagnard hors du temps qui vit sur son petit nuage. Si Francis Cabrel, ce n'était que ça, ce serait déjà bien. Mais c'est bien plus. Cabrel sait lire dans les âmes. Il sait peindre les souffrances les plus intimes et les plus intimes des coeurs (C'était l'hiver, Leila et les Chasseurs, elle dort), les siennes propres, éprouvées ou devinées (Je pense encore à toi, Je te suivrai, les gens absents). Il peint comme personne les paysages mélancoliques (C'était l'hiver, encore, Octobre, les Chevaliers Cathares, Hors-Saison). Il chante les petits plaisirs de la vie, ces grands tout et ces petits riens authentiques qui font que la vie vaut d'être vécue (La fille qui m'accompagne, Le reste du temps, Bonne nouvelle). Il se rebelle aussi (mais si !) contre le racisme (Saïd et Mohamed), la déshumanisation de la société moderne (ma place dans le trafic), l'hypocrisie générale (Le monde est sourd).
Il paraîtrait que Francis Cabrel est fainéant. Qu'il prend du bon temps dans la vie, et que, de temps en temps, hop, il sort un disque. Moi, j'appelle ça de l'art. Un rythme de vie aussi étudié qu'un rythme musical, paisible et salvateur. Et puis quoi ? Onze albums studio, trois albums live, deux compilations, un album en espagnol (un peu collector, celui là !), ça commence à faire, non ?
Dans cet  "essentiel", le plus réjouisssant est assurément dans tous ces titres qui sont peu ou pas du tout connus, ceux qui ont une histoire un peu différente, ceux qui...
Saviez-vous par exemple que les Chevaliers Cathares n'existe (à ma connaissance) qu'en version en public ? Cette chanson évoque la solitude d'un ensemble monumental symbolisant des chevaliers cathares (!) sur un bord d'autoroute. Je parie que vous êtes déjà passés devant en vous demandant "mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?" Ainsi présenté, ce n'est pas forcément palpitant, mais à l'écoute, je vous garantis que c'est aussi prenant qu'un roman d'Henri Gougaud.
Saviez-vous que Rosie est l'adaptation d'une chanson de Jackson Browne de 1977 ?
Saviez-vous que Quand j'aime une fois j'aime pour toujours est une chanson écrite et interprétée par l'excellent québecois Richard Desjardins ?
Saviez-vous que Les passantes est à l'origine un poème d'Antoine Pol mis en musique et interprété par Georges Brassens ?
Saviez-vous que Répondez-moi a été repris, en son temps, par Nana Mouskouri ?

Sur cet album, on trouve aussi une chanson en espagnol de Fito Paez, interprétée en duo avec Mercedes Sosa, une reprise du Gorille de Brassens, une chanson inédite... et sur la version limitée, un DVD supplémentaire propose cinq clips et une chanson en spectacle.

Tout l'univers de Francis Cabrel, esquissé en trente-sept titres. Forcément partiel, forcément frustrant, et déjà magnifique. Que manque-t-il ? Tout. Les dizaines et dizaines d'autres chansons. Si vous connaissez peu Francis Cabrel, achetez ce disque sans hésiter. Si vous le pouvez, achetez tous ses albums (on trouve les plus anciens à prix cassés). C'est un excellent investissement qui vous réconciliera avec la profonde simplicité des choses et l'évidence du miracle de la vie. Vous allez voyager au rythme des accords de blues, la musique de l'âme. Vous allez découvrir que les mots sont des notes, que ceux de Cabrel sont des dentelles sonores et que cet homme là, plus qu'un artiste, est un artisan, un calligraphe des sons, un ciseleur, un polisseur. Surtout, vous allez comprendre que toutes les chansons sont des chansons d'amour.
par Tiger publié dans : mes oreilles leur disent Merci
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Mercredi 27 juin 2007

Après la télévision avec la nomination de l'ex-directeur de campagne adjoint ducandidat Sarkozy au poste de directeur général adjoint de TF1 ou la suppression d'Arrêt sur Images sur France 5, après la radio avec l'arrêt de la Bande à Bonnaud sur France-Inter, après le spectacle vivant avec la tentative d'intimidation des Ogres de Barback par un maire UMP, après la presse écrite avec la tentative de main-mise sur les Echos de Bernard Arnault, l'homme le plus riche de France et témoin du mariage de Cécilia et Nicolas, la France  de tout en haut tente de poser sa botte sur le medium des médias : Internet. La dernière manoeuvre en date vient de Matignon. Le directeur des contenus et de la communication du site de partges de vidéo Dailymotion, Séverin Naudet, vient d'être opportunément nommé conseiller technique de François Fillon chargé de la presse. L'homme n'en n'est pas à son coup d'essai : il a déjà oeuvré auprès de l'ex-ministre de la culture, l'inénnarable Donnedieu de Vabre. Là où l'opération fait froid dans le dos, c'est que parallèlement, Séverin Naudet est remplacé chez Dailymotion par Martin Rogard, jusqu'alors chef du pôle multimédia au département de l’Information et de la Communication du ministère de la Culture et de la communication.
Le nettoyage de la toile a déjà commencé : il y a quelques jours, j'avais noté qu'une vidéo de Nabot-Léon  publiée sur ce blog en provenance de Dailymotion n'était plus disponible. Fort heureusement, un autre exemplaire se trouvait encore sur ... Dailymotion, mais pour combien de temps ?
La liste commence à être longue de ces actions qui, mises bout à bout, ne laissent aucun doute sur le caractère volontaire de ces manoeuvres visant à contrôler au maximum l'information. D'ici à ce que je sois remplacé à la rédaction de ce blog par un conseiller technique du ministère de la protection des animaux...
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Mardi 26 juin 2007

Il semble qu'une opération de grande envergure ait été lancée tous azimuts pour "normaliser" les opinions publiques. Après l'arrêt d'Arrêt sur Images sur France 5, le nettoyage médiatique se poursuit avec la fin programmée de l'émission La bande à Bonnaud, émission culturelle et impertinente de France Inter.  Dois-je à nouveau écrire à Patrick de Carolis ? Je finis par me dire que c'est fatigant de protester toujours, de devoir lutter pour conserver intacte l'expression démocratique, que ça prend du temps de veiller au respect de nos valeurs. Et puis, est-ce vraiment utile ?
Tout le problème est là : l'usure, la renonciation. Avec cette nouvelle affaire, qui va encore parler d'Arrêt sur Images ? Quand arrivera la prochaine, qui parlera encore de celle-ci ? Seuls quelques farouches vigies continueront à disserter entre eux sur le fossé qui se creuse et entretiendront, anonymes et oubliés, la flamme vacillante de nos fiertés républicaines.
Ils sont quelques uns à crier au loup, et ils ont raison, car le carnassier s'est installé dans nos poulaillers. Mais nous, simples bestioles, ne pouvons pas croire que l'animal a vraiment le projet de faire un carnage. Et c'est vrai, il n'a pas de telles vélléités. Le loup a appris à être malin, il a observé le coyotte et le renard. Il sait qu'un troupeau docile est bien plus profitable qu'un troupeau décimé. Bien sûr, il reste un loup, ses ruses sont grossières mais elles fonctionnent, alors... Et il a un atout de poids : le temps. Son discours "de dans cinq ans" est déjà prêt, je vous le livre en exclusivité :

"Quand je suis arrivé, on a prédit l'apocalypse. On m'a prêté les pires desseins. On m'a diabolisé (tiens, tiens). Aujourd'hui, regardez autour de vous. Le ciel vous est-il tombé sur la tête ? Le pays est-il en flammes ? Vos enfants sont-ils morts du cancer ? Bien sûr que non. J'ai fait ceci, j'ai fait cela, bla bla bla... Je vous propose donc de me renouveler votre confiance pour continuer ensemble la rénovation nécessaire... bla bla... bla..."

Combien d'entre nous constateront avec soulagement qu'ils sont encore en vie, et que c'est bien là l'essentiel ? Et de remercier cet homme qui à l'air de savoir les choses et qui sait si bien dire ce que l'on veut entendre. Alors, qu'une émission de radio s'arrête, qu'est-ce que ça peut bien faire, hein ? Qui écoute encore la radio aujourd'hui ?


sources : le Nouvel Observateur , rue 89.com
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Mardi 26 juin 2007


Voilà juste une 'tite comptine que j'aime bien et que l'on chante aux chatons pour qu'ils s'endorment.


I LOVE LITTLE PUSSY

I love little pussy,

Her coat is so warm,

And if I don't hurt her,

She'll do me no harm.

Miaow, miaow, miaow
I'll not pull her tail,

Nor drive her away,

But pussy and I,

Will gently play.
Miaow, miaow, miaow
She’ll sit by my side
And I’ll give her some food
And pussy will love me
Because I am good
Miaow, miaow, miaow
Miaow, miaow, miaow.


VERSION POUR LES OREILLES



par Tiger publié dans : ma vie de chat
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Lundi 25 juin 2007

Quand on est élu de la république, on représente les habitants de sa commune, de son canton, de sa circonscription. Parce que les électeurs confient un mandat à un homme ou une femme, l'élu(e) agit au nom des autres et se doit donc d'être irréprochable. Pourtant, les tentations sont partout de profiter de son statut pour en tirer des avantages personnels. Après tout, les employés d'EDF ne paient quasiment pas leur électricité, les employés de la SNCF voyagent à prix très réduits, les employés de la Fnac paient leur ordinateur et leur télévision jusqu'à trente pour cent moins cher... on pourrait multiplier les exemples à l'infini. Revenons à nos élus : où s'arrête la probité et où commence l'intérêt personnel ? Il y a une différence de taille entre les avantages dont peut bénéficier un salarié auprès de son employeur et certains avantages dont profitent les élus : ces derniers le font souvent au détriment de tout ou partie des collectivités dont ils sont les représentants.
Tout ça pour en venir aux lobbies. Le député que vous venez d'élire à l'Assemblée va-t-il avoir à coeur de représenter sa circonscription, ou va-t-il se laisser aller à favoriser tel ou tel intérêt particulier contre services personnels ?
Les groupes de pression connaissent par coeur les techniques pour se mettre un décideur public dans la poche. Savez-vous par exemple qu'à peine installés à l'Assemblée, les députés fraîchement élus (et les autres) doivent faire face à une avalanche de lettres de félicitations des syndicats professionnels, grandes entreprises et groupes divers ?
Mais le lobbying ne s'arrête pas là. Après la prise de contact épistolaire, les choses sérieuses commencent : invitations dans des restaurants de luxe, voyages "d'études" tous frais payés, et jusqu'à des invitations pour des manifestations sportives avec déplacement en avion privé (opération Coupe du Monde de Football en 2006 par la société Suez)... les grandes entreprises ne manquent pas d'imagination pour chouchouter ceux qui votent les lois.
En 2006, deux journalistes de l'Express ont publié une enquête intitulée "Députés sous influence". Tout au long de leur enquête et encore aujourd'hui, ils tiennent un blog dans lequel ils relatent leur travail. Pire qu'instructif : démoralisant.
Les "à-côtés" des députés sont également sollicités. Un exemple : Séverine Teissier est l'assistante parlementaire de Christian Paul, député de la Nièvre. Voici un exemple de courrier qu'elle a reçu en 2005 d'une société qui s'appelle carrément "Marketing Institutional European Lobbying".

Aujourd'hui, deux députés, Patrick Beaudouin (Val-de-Marne) et Arlette Grosskost (Haut-Rhin) veulent essayer de moraliser la profession et s'apprêtent à déposer une proposition visant à modifier le réglement de l'Assemblée Nationale dans le but d'encadrer les pratiques des lobbyistes. Une belle idée qui risque de n'être que de la poudre aux yeux quand on voit la vidéo qui suit, tirée d'un reportage de Canal plus. C'est sûr que si l'exemple vient d'en haut...







Source : rue89.com
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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