Dimanche 12 août 2007
Suite à la tragédie d'Amiens, au cours de laquelle le petit Ivan avait fait une chute de quatre étages, le sinistre de
l'identité nationale, Brice Hortefeux, a demandé au préfet de la Somme d'accorder six mois d'autorisation de séjour "à titre
humanitaire" à ses clandestins de parents. Pas vraiment du répit pour André et Natalia, qui vont passer plusieurs semaines à l'hôpital à regarder leur fils sortir lentement du coma. Selon
l'hôpital, "il faudra attendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour évaluer les éventuelles séquelles".
La mansuétude du sbire sarkozien est à la mesure de l'ignominie de sa politique de nettoyage. Je l'imagine, sous les dorures de la République, expliquer à ses collaborateurs que non, on ne peut pas accorder des papiers à ces gens-là sous prétexte que leur fils a eu un accident, car ce serait la porte ouverte à tous les abus. Imaginez que tous les sans-papiers se mettent à défenestrer leur progéniture pour avoir une carte d'identité ! Alors, six mois, c'est bien, ça permet de nous préparer à les expulser le 11 février prochain. Ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas. Et le terme "humanitaire", qui ne manquera pas d'être repris par les journaux, montrera à nos électeurs que nous avons un coeur.
Reste que, dans Libération, l'éditorialiste Laurent Joffrin rappelle que, alors qu'il était encore ministre de l'intérieur, le futur Nabot-Léon avait plus que doublé les objectifs de reconduite à la frontière, faisant passer les chiffres de 12000 à 25000 par an. De fait, les préfets n'hésitent plus à laisser faire, voire à encourager les pratiques telles que celle qui a entraîné la drame d'Ivan : des policiers qui viennent cueillir des clandestins à leur domicile ou à la sortie des écoles. Le système est même organisé au niveau des administrations. Malgré les démentis d'Hortefeux et de son directeur adjoint de cabinet Guillaume Larrivé, la police a reçu, en Ile-de-France, une circulaire préfectorale précisant les modalités "d’exécution des mesures d’éloignement" des sans-papiers. "Vous avez reçu ou vous recevrez des listes d’étrangers en situation irrégulière" précise la circulaire. Diffusée début juillet, le document avait été publié par Libération.
Pour Brigitte Weiser, membre du Réseau Education Sans Frontières (RESF), "Cela ressemble à l’organisation d’une rafle. On part d’un fichier, et l’on va chercher les gens où l’on est sûr de les trouver". Jean-Pierre Fournier, également de RESF, analyse que "le fond de cette lettre est terrible, parce qu’on y voit noir sur blanc une mécanique finir de se mettre en place". Et de préciser que le dispositif prévoit "de faire inscrire l’étranger au fichier des personnes recherchées". Aux côtés des délinquants.
Douce France...
La mansuétude du sbire sarkozien est à la mesure de l'ignominie de sa politique de nettoyage. Je l'imagine, sous les dorures de la République, expliquer à ses collaborateurs que non, on ne peut pas accorder des papiers à ces gens-là sous prétexte que leur fils a eu un accident, car ce serait la porte ouverte à tous les abus. Imaginez que tous les sans-papiers se mettent à défenestrer leur progéniture pour avoir une carte d'identité ! Alors, six mois, c'est bien, ça permet de nous préparer à les expulser le 11 février prochain. Ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas. Et le terme "humanitaire", qui ne manquera pas d'être repris par les journaux, montrera à nos électeurs que nous avons un coeur.
Reste que, dans Libération, l'éditorialiste Laurent Joffrin rappelle que, alors qu'il était encore ministre de l'intérieur, le futur Nabot-Léon avait plus que doublé les objectifs de reconduite à la frontière, faisant passer les chiffres de 12000 à 25000 par an. De fait, les préfets n'hésitent plus à laisser faire, voire à encourager les pratiques telles que celle qui a entraîné la drame d'Ivan : des policiers qui viennent cueillir des clandestins à leur domicile ou à la sortie des écoles. Le système est même organisé au niveau des administrations. Malgré les démentis d'Hortefeux et de son directeur adjoint de cabinet Guillaume Larrivé, la police a reçu, en Ile-de-France, une circulaire préfectorale précisant les modalités "d’exécution des mesures d’éloignement" des sans-papiers. "Vous avez reçu ou vous recevrez des listes d’étrangers en situation irrégulière" précise la circulaire. Diffusée début juillet, le document avait été publié par Libération.
Pour Brigitte Weiser, membre du Réseau Education Sans Frontières (RESF), "Cela ressemble à l’organisation d’une rafle. On part d’un fichier, et l’on va chercher les gens où l’on est sûr de les trouver". Jean-Pierre Fournier, également de RESF, analyse que "le fond de cette lettre est terrible, parce qu’on y voit noir sur blanc une mécanique finir de se mettre en place". Et de préciser que le dispositif prévoit "de faire inscrire l’étranger au fichier des personnes recherchées". Aux côtés des délinquants.
Douce France...
par Tiger
publié dans :
ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (4) créer un trackback recommander
ajouter un commentaire commentaires (4) créer un trackback recommander





Vous avez dit