Samedi 25 août 2007

Malgré ma relative absence de ces dernières semaines, les lecteurs et les lectrices du présent blog restent vigilants et je les en remercie. Suite à l'article C'est encore l'été, n'est-ce pas ? Cam a laissé un commentaire contenant un lien vers un article de 20minutes.fr  qui fait froid dans le dos.

Vous vous souvenez sans doute que le pas encore président Sarkozy s'était rendu, alors qu'il était le boss de la maison Poulet, sur la dalle d'Argenteuil et qu'il avait aboyé, tel un roquet hargneux, sa fameuse phrase su les "racailles" à "nettoyer au kärcher".
N'ayant apparemment pas trouvé de Kärcher au Kiloutou du coin, le maire UMP de la ville, Georges Mothron, a imaginé une autre solution pour nettoyer sa cité des SDF : le gazage. Un agent municipal témoigne : "Un carton de produits répulsifs a été acheté en juillet. Les agents de la voirie devaient le diffuser dans le centre, où il y a des SDF, que la police municipale devait préalablement éloigner". L'emballage de ce produit, appelé "Malodore" signale qu'il est "toxique et irritant, et qu'il ne fallait pas le respirer", précise cet agent. Du coup, les employés municipaux ont refusé de le répandre, expliquant qu'ils veulent bien "chasser des rats, mais pas des SDF". Finalement, ce sont les agents d'entretien du centre commercial qui ont été chargés de la besogne.
Le maire est quelque peu obsédé par les SDF. Chaque année, il prend des arrêtés anti-mendicité. Contacté par l'AFP, son cabinet n'a, selon la formule habituelle, pas souhaité réagir.

Le fabricant du produit, Firchim, a indiqué que le produit n'était pas dangereux (on imagine mal le contraire...). Il diffuse néanmoins "une rémanence nauséabonde pendant plusieurs semaines. On l'utilise normalement pour éviter que des gens en état d'ébriété ne stationnent près d'endroits dangereux, sous les ponts ou près des routes". Et de préciser que plusieurs communes figurent sur la liste de ses clients.
tiger-argenteuil.png
Le maire, que l'on voit ici sur une photo prise en 2003, tente peut-être de venger l'affront subi par son ex-chef de parti lors de sa visite mémorable sur la dalle d'Argenteuil. Décomplexé par la politique menée au plus niveau de l'État, il pense sans doute qu'un petit excès de zèle lui sera tôt ou tard profitable. Le pire, c'est que cela pourrait effectivement fonctionner.


L'article de 20mintes.fr est à lire ici.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Vendredi 24 août 2007

Bonjour fidèles lectrices et lecteurs,

Depuis que je suis rentré de Provence, vous avez sans doute remarqué que la parution des articles s'est espacé. Je vous rassure, je n'ai pas perdu l'envie d'écrire, et l'actualité m'apporte chaque jour de nouvelles raisons de publier des articles. Malheureusement, l'activité effrénée de mes maîtres en cette fin d'été ne me laisse guère d'opportunité de m'installer au clavier. On sent que la rentrée se prépare activement.
Dès que possible, je vous ferai un compte-rendu de ma lecture du livre de Yasmina Reza, qui a suivi pendant douze mois le candidat Sarkozy dans sa campagne électorale. Elle rapporte son témoignage dans un livre qui sort aujourd'hui, et qui, au dire de la presse qui ne parle plus que de ça, apporte un éclairage intéressant sur celui qui préside à la destinée du peuple de l'hexagone. En attendant, ne lisez pas les journaux, n'écoutez plus la radio, boycottez tout ce qui a trait à ce livre. Je vous promet de vous le faire découvrir très vite !

@ très bientôt.
par Tiger publié dans : la vie du blog
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Samedi 18 août 2007

Comme dirait Moira, l'Irlande est un pays fantastique où la gentillesse des habitants n'a d'égal que la  sérénité profonde des paysages.



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par Tiger publié dans : l'oeil de mes maîtres
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Vendredi 17 août 2007

Deux nouveaux morceaux des insuccès en spectacle du groupe québécois Les CowBoys Fringants sont disponibles au téléchargement. Cliquez sur les titres pour les télécharger :

5 - les bons légumes
6 - Évangéline

C'est toujours aussi gratuit, et vous avez toujours le droit de faire un p'tit don de 0,99 dollar canadien à la fondation Cowboys Fringants qui finance et dirige des projets à vocation écologique.

Les morceaux précédents se trouvent ici :
par Tiger publié dans : mes oreilles leur disent Merci
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Dimanche 12 août 2007

Suite à la tragédie d'Amiens, au cours de laquelle le petit Ivan avait fait une chute de quatre étages, le sinistre de l'identité nationale, Brice Hortefeux, a demandé au préfet de la Somme d'accorder six mois d'autorisation de séjour "à titre humanitaire" à ses clandestins de parents. Pas vraiment du répit pour André et Natalia, qui vont passer plusieurs semaines à l'hôpital à regarder leur fils sortir lentement du coma. Selon l'hôpital, "il faudra attendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour évaluer les éventuelles séquelles".

La mansuétude du sbire sarkozien est à la mesure de l'ignominie de sa politique de nettoyage. Je l'imagine, sous les dorures de la République, expliquer à ses collaborateurs que non, on ne peut pas accorder des papiers à ces gens-là sous prétexte que leur fils a eu un accident, car ce serait la porte ouverte à tous les abus. Imaginez que tous les sans-papiers se mettent à défenestrer leur progéniture pour avoir une carte d'identité ! Alors, six mois, c'est bien, ça permet de nous préparer à les expulser le 11 février prochain. Ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas. Et le terme "humanitaire", qui ne manquera pas d'être repris par les journaux, montrera à nos électeurs que nous avons un coeur.

Reste que, dans Libération, l'éditorialiste Laurent Joffrin rappelle que, alors qu'il était encore ministre de l'intérieur, le futur Nabot-Léon avait plus que doublé les objectifs de reconduite à la frontière, faisant passer les chiffres de 12000 à 25000 par an. De fait, les préfets n'hésitent plus à laisser faire, voire à encourager les pratiques telles que celle qui a entraîné la drame d'Ivan : des policiers qui viennent cueillir des clandestins à leur domicile ou à la sortie des écoles. Le système est même organisé au niveau des administrations. Malgré les démentis d'Hortefeux et de son directeur adjoint de cabinet Guillaume Larrivé, la police a reçu, en Ile-de-France, une circulaire préfectorale précisant les modalités "d’exécution des mesures d’éloignement" des sans-papiers. "Vous avez reçu ou vous recevrez des listes d’étrangers en situation irrégulière" précise la circulaire. Diffusée début juillet, le document avait été publié par Libération.

Pour Brigitte Weiser, membre du Réseau Education Sans Frontières (RESF), "Cela ressemble à l’organisation d’une rafle. On part d’un fichier, et l’on va chercher les gens où l’on est sûr de les trouver". Jean-Pierre Fournier, également de RESF, analyse que "le fond de cette lettre est terrible, parce qu’on y voit noir sur blanc une mécanique finir de se mettre en place". Et de préciser que le dispositif prévoit "de faire inscrire l’étranger au fichier des personnes recherchées". Aux côtés des délinquants.

Douce France...
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Vendredi 10 août 2007

Pendant que Nabot-Léon décidait de retourner au TRAVAIL et de quitter quelques jours sa FAMILLE pour assister aux obsèques de feu le tôlier de Notre-Dame de Paris sous les caméras de la sainte PATRIE, sa police continuait à faire du zèle pour atteindre ses objectifs d'arrestations de clandestins. Dans Libération, on lit le récit de Natalia, mère du petit Ivan, qui raconte comment, jeudi dernier,  la police a tambouriné près d'un quart d'heure à sa porte, manquant de la défoncer, alors que le garçon terrorisé pleurait, s'accrochait à sa mère, et pendant qu'Andreï, le père, tentait de s'échapper par la fenêtre de leur appartement du quatrième étage. Quand le bruit d'une perceuse attaquant la porte a retenti, le petit Ivan, terrorisé, a tenté de rejoindre son père. Quelques instants plus tard, il atterrissait quatre étages plus bas, victime d'un traumatisme crânien et de plusieurs lésions cérébrales. Son pronostic vital est "engagé", a indiqué le procureur d'Amiens.
La semaine avait mal débuté pour cette famille. Lundi, la mère avait été convoquée au commissariat, où on lui avait remis une autre convocation pour le lendemain, sans plus d'explication. Les joies d'une administration qui se préparait sans doute à les cueillir le lendemain pour les fourrer dans un avion sans autre forme de procès. Or, la famille devait passer devant le tribunal administratif en septembre prochain. Sentant venir l'expulsion, ils ne se sont pas présentés à la convocation du mardi. Jeudi matin, au petit jour, la police, sur ordre du procureur d'Amiens, Patrick Beau, tambourinait donc à la porte de leur appartement.

Où s'arrêtera cette politique de l'État largement inspirée de populisme et "d'identité nationale" (l'expression "préférence nationale" était déjà prise) ? Selon Michel Tubiana, président d'honneur de la ligue des droits de l'homme, interrogé par le Nouvel Observateur, la situation est grave : "La situation est [...] pire aujourd'hui [que sous le gouvernement précédent] car la logique détestable de la répression est accolée à une politique d'identité nationale". Et d'ajouter "Nous sommes aujourd'hui dans une situation de xénophobie d'Etat". On ne saurait être plus clair, cependant, il ajoute, pour ceux qui auraient vraiment du mal à comprendre : "nous avons un jeune garçon qui est entre la vie et la mort à cause d'une procédure. Il est inévitable que la politique du gouvernement engendre de tels drames". Puis il conclut, pour que cela soit bien clair : "Il faut absolument que les autorités prennent une bouffée d'éthique".

Voeu pieux s'il en est. Car pendant que quelques honnêtes gens s'indignent dans le vide intersidéral du mois d'août, où seule la disparition d'un archevêque est capable d'interrompre les vacances de milliaraire du président de l'encore République Française, la machine à broyer du clandestin continue inexorablement à faire tourner le compteur des résultats. Les petits rouages de l'administration sont à l'oeuvre pour atteindre les objectifs assignés par Sarkozy à ses préfets. Libération dresse la chronique d'une journée ordinaire au tribunal administratif de Paris. Aujourd'hui, vendredi 10 août 2007, " le tribunal administratif a été particulièrement sévère. Sur les douze recours étudiés dans la matinée, dix ont donnés lieu à refus". L'article cite Camille, une membre de RESF (Réseau Education Sans Frontière) qui donne deux exemples : "Un papa expulsé avec un bébé de dix jours. Une maman qui doit abandonner sa petite fille rentrant à la maternelle pour rejoindre la frontière...." Caroline, autre bénévole à RESF, témoigne qu' "en deux semaines, dans le même quartier à Paris, dans le 10e arrondissement, là où Sarkozy avait son QG de campagne, j'ai été témoin, en tant que simple passante, de trois arrestations en plein jour".

Ivan, le jeune garçon qui lutte contre la mort à l'hôpital d'Amiens, était scolarisé en 6ème et avait 16/20 de moyenne. S'il survit à sa chute et qu'il est expulsé, s'il survit à son retour en Tchétchénie, s'il continue à avoir de bonnes notes, il pourra toujours tenter de faire partie des quotas d'immigration choisie pour revenir en France. Un avenir en tant de si...
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Mercredi 8 août 2007

S'il fallait une nouvelle raison d'être sûr que la politique de nabot-Léon est répugnante, la nouvelle qui suit devrait achever de convaincre ceux qui accordent encore du crédit au mari de l'ex-femme de Jacques Martin. Ce dernier vient en effet de recevoir un satisfecit du nauséabond Le Pen. Surfant sur l'actualité, essayant de s'agiter pour exister encore un peu, le vieux monocle breton a déclaré hier sur RTL que "chacune de ses actions est [...] assez bien réalisée", regrettant toutefois qu'il n'aille pas plus au fond des choses.
Bien sûr, il faut faire la part des choses. Avec Sarkozy qui lui a piqué ses techniques médiatiques, Le Pen tente de tirer un peu la couverture à lui, sans plus faire illusion. Il n'empêche que l'angle qu'il a choisi pour tenter de faire parler de lui est symptomatique de la stratégie sarkozienne. Le Pen, ce n'est ni Mireille Matthieu, ni Faudel, ni Enrico Macias. Un has-been, certes, mais toujours venimeux. La bête immonde bouge encore, peut-être même a-t-elle  trouvé avec Sarkozy une nouvelle jeunesse.
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Mardi 7 août 2007

Nabot-Léon n'est pas président, il est publicitaire : il passe son temps à vendre un produit bien particulier , à savoir lui-même dans le rôle de président. Tout le monde sait que la publicité ne dit pas la vérité. Dans son cas, c'est pareil. Par exemple, quand, en avril dernier, juste avant le premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy nous vendait ceci (au passage, on notera encore le fantasme du mythe américain) :

La réalité était bien plus prosaïque et les journalistes (déjà) aux ordres :

C'est tout de suite moins glamour, vous ne trouvez pas ?

S'il y a une chose que le publicitaire déteste, c'est bien de ne pas maîtriser ses effets. On a déjà eu l'occasion de s'apercevoir que lorsqu'ils ne l'arrangent plus, les journalistes sont l'ennemi numéro 1. de Sarkozy. Une nouvelle preuve que ce type a décidemment quelque chose de "pas net" vient de nous être donnée lors des vacances présidentielles de notre cowboy d'opérette au pays des chewing-gum. Logiquement, les photographes français ont rejoint leurs confrères américains sur les rives du lac Winnipesaukee pour tenter de ramener quelques souvenirs du périple présidentiel. Toujours aussi logiquement, c'est l'une de ces périodes où notre présicitaire (président publicitaire) n'a pas vraiment besoin d'eux, puisqu'il évolue dans un luxe qui pourrait choquer ses électeurs. Jusqu'à samedi donc, il sert les dents, fait coucou aux objectifs, et fait savoir gentiment aux photographes que bon, ça y est, ils ont leurs photos, qu'il accepte de répondre à quelques questions au cours d'une conférence de presse, puis qu'ils pourront repartir couvrir d'autres sujets. Malheureusement, les photographes américains ne sont pas tous aussi dociles que les français (mais que fait George Bush !?) et deux entre eux veulent encore des photos. Ces impétueux la jouent réglo : avant de partir à la chasse (aux images), ils enregistrent leur embarcation auprès de la police marine et obtiennent l'autorisation de caboter sur le lac.
Alors qu'ils s'approchent du bateau présidentiel, Nicolas fait coucou de la main.
Quand il se rend compte qu'il s'agit de photographes, son sourire disparaît d'un coup. Il pointe vers eux un doigt menaçant et enjoint son pilote de se rapprocher :
Arrivé à proximité, le président, très remonté, les invective en français. L'un d'eux, Vincent DeWitt, qui travaille pour l'agence SIPA, raconte la suite à l'AFP : "Je pouvais voir qu'il était furieux. Il a demandé au capitaine de se diriger vers nous, et lorsque son bateau s'est approché il est monté à bord [...] l a commencé à nous invectiver en français, avec véhémence. À bord du bateau tout le monde restait très calme. À un moment il s'est approché de moi et m'a pris mon appareil photo, il l'a tenu entre les mains un certain temps. [...] Le président était très agité, s'exprimant très rapidement en français et à fort volume".
Un journaliste québecois analyse la scène sur son blog : "Du jamais vu, dans le rayon Président-ou-premier-ministre-en-sérieux-besoin-de-Prozac. Vraiment, je suis sidéré par ce comportement de Nicolas Sarkozy. Voici un gars colérique. Voici un gars qui devrait s’inscrire, pendant son séjour aux USA, dans ce que les gens de ce pays appellent des cours de « anger management ». Ça presse."

Une tout autre raison pourrait expliquer le pétage de plomb du président français. C'est rue89.com qui nous l'apprend : sur le bateau présidentiel se trouvait Rachida Dati, la gardienne des Sceaux.  Lors de sa conférence de presse, Sarkozy avait prévenu les journalistes que sur les photos, ils reconnaîtraient des têtes connues. En y regardant de plus près, ce pourrait être la femme habillée d'un haut blanc que l'on aperçoit à côté du président. Rien de secret, donc. Pourquoi alors, sur une autre série de photos prise par une autre équipe de photographes dans un autre bateau (clichés non publiés à ce jour) aperçoit-on le plus beau dentier de notre République pas encore tout à fait bananière se cacher en essayant de s'aplatir au fond du bateau ? Sûrement pour ne pas énerver les autres ministres qui ont été priés de ne pas trop s'éloigner  tout en restant joignables dans l'heure.
Pour ce qui d'être joignable, la ministre de notre justice ne pouvait en tous cas pas faire plus proche.

J'ai un trou de mémoire : comment s'appelle ce gars qui, lors du débat télévisé d'entre les deux tours de l'élection présidentielle, avit donné une leçon de sang-froid à Ségolène Royal en lui expliquant qu'on ne pouvait pas présider la France si l'on était en proie à des colères soudaines ?
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Lundi 6 août 2007

Il y a quelques années, on disait qu'en passant certains disques vynil à l'anvers, on entendait des incantations diaboliques et toutes sortes d'émanations sonores de l'au-delà. En fait, tout support de contenu fait potentiellement l'objet de ce fantasme de message crypté. Rappelez-vous des attentats du 11 septembre : les terroristes auraient communiqué entre eux en cachant des messages dans de banales images électroniques. On est bien loin de l'encre sympathique au jus de citron des castor Junior !
Les techniques modernes ne cessent d'évoluer, et l'une des plus récentes découvertes va sans aucun doute révolutionner la communication et bouleverser toutes la structure de la société. Des chercheurs -français, s'il vous plaît- viennent de mettre au point un détecteur de mensonges. Attention, il ne s'agit pas ici d'un sismographe miniature rangé dans une vulgaire valisette qui prend votre pouls, non, je vous parle d'une véritable merveille de technologie qui traduit les pensées réelles qui se cachent derrière les discours. Evidemment, les premiers essais ont eu lieu sur les discours politiques. Je vous propose, à titre d'exemple, d'écouter un extrait (6 minutes) de la petite musique et de la réalité du propos qui se cache dans le crâne de François Fillon (le premier ministre de la France, vous vous souvenez ?) lors de son discours de politique générale au parlement au début de l'été.







Vous l'avez compris, il s'agit d'un montage. Dans ce domaine, les allumés de Polémix et la voix off sont devenus de véritables orfèvres. Jouant sur un son décalé et des approximations techniques volontaires qui marquent la frontière entre la dérision et la manipulation , leurs créations sont dignes des meilleures farces de potaches. Mais au-delà de la grosse poilade, la démarche est salutaire : en ces temps de bienpensance et de black-out médiatique, il est particulièrement sain que quelques ilôts de résistance caricaturent avec talent les petits qui nous gouvernent. Les guignols sont fatigués, Charlie Hebdo n'est pas encore diffusé dans les écoles, et les collages sonores de Polémix ont une force nouvelle et absolument réjouissante.

Je ne peux donc que vous inciter fortement à aller écouter les bijoux de ces clowns qui ne manqueront pas de vous karchériser les oreilles après les litanies lénifiantes des journaux de 20 heures. Grâce à Polémix et la voix off, jamais la rubrique "mes oreilles leur disent merci" n'aura aussi bien porté son nom !


par Tiger publié dans : mes oreilles leur disent Merci
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Dimanche 5 août 2007

tiger-souschaise.png
Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Pour de vrai. J'ai deux ans. L'âge de raison. En tous cas chez les chats. C'est l'âge ou l'on commence à se souvenir avec tendresse de ses premiers mois, de cette si extraordinaire jeunesse où le temps se partageait entre observations ébahies du monde, peur de l'inconnu et quête de nourritures en tous genres. Je me souviens par exemple avoir tenté de manger un paquet de farine. Ne trouvant pas ça très goûtu, j'avais laissé la farine étalée au milieu de la pièce. Cela n'avait que modérement plu à ma maîtresse. Plus tard, j'ai réitéré l'expérience avec une brique de lait. C'était mieux, mais pas très pratique à avaler. C'était le temps de l'insouciance. Depuis, j'ai voyagé, j'ai rencontré d'autres animaux, d'autres décors. J'ai découvert l'informatique.
Indéniablement, j'ai mûri. Il ne me vient que rarement à l'idée d'aller chercher ma pitance dans la poubelle de la cuisine, ou seulement parfois, quand l'heure du repas approche et que mes maîtres n'ont pas l'air de s'en rendre compte. Mais en règle générale, je préfère la négociation à l'action. La discussion vaut mieux que la violence. Eux et moi nous comprenons de mieux en mieux. Ils ont compris ce que j'aimais, et je sais leur demander ce dont j'ai envie : croquettes, calins... Tiger-fleursRouges.pngDu coup, la vie se passe merveilleusement bien entre nous : nous évoluons dans un amour réciproque qui m'assure bien-être et sérénité. Je les aime et ils m'aiment.

Ma vie sociale est également riche. Certes, en dehors de mes voyages, je ne rencontre pas beaucoup de gens. mais mon blog m'a permis de rencontrer  un tas de personnes formidables avec qui je corresponds régulièrement. Je profite d'ailleurs de l'occasion pour faire plein de miaou miaou à tous les ami(e)s qui me font l'honneur de me lire, de laisser un commentaire et de prendre des nouvelles sur le forum des blogueurs :  Sandy et Looping, Julima et les chats, Michka le pirate, Vinnce,  Dirtydiel, @tom,  Fraise et Cerise,  Moira,  la chienne Vira,  Martine,  et tous ceux que j'oublie, qu'ils me pardonnent  et viennent râler dans les commentaires, je les citerai dans un prochain article.

J'ai quand même un petit regret : en ce jour de fête, ma maîtresse n'est pas là, elle a dû partir quelques jours pour une obligation familiale, et mon maître part pique-niquer avec ses amis. Je ne peux pas lui en vouloir, il travaille toute la journée en sous-sol, alors le dimanche, il profite de la lumière du jour.
Je compte donc sur vous, fidèles lecteurs, pour ne pas me laisser tout seul aujourd'hui.
par Tiger publié dans : ma vie de chat
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