Mardi 30 octobre 2007

Après Police française, méthodes fascistes, voici la suite de la chronique des dérives policières de l'état qui inventa naguère les droits de l'homme.
L'histoire se passe dans la région de Dunkerque le 24 octobre dernier. Un membre du Mrap (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples) rencontre un groupe d'une cinquantaine d'étrangers installés dans un bosquet, à qui il vient proposer de la nourriture et des couvertures. En leur serrant la main, il constate qu'ils portent un numéro écrit au marqueur sur le dos de la main. Ils expliquent que quelques heures auparavant, ils ont été arrêtés à Lille, puis relâchés. Le Mrap, scandalisé par ce marquage au feutre indélébile, a écrit un courrier à Yama Rade, Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux, dans laquelle ils rappellent que des faits similaires ont déjà été constatés en janvier 2006, déjà près de Dunkerque, lors de l'évacuation au bulldozer et au gaz lacrymogène  d'un "refuge" improvisé par des migrants. Le bulldozer avait même enseveli un jeune chiot vivant.
Est-ce une spécialité nordique ? Jeqn-Pierre Masclet, d'Emmaüs Dunkerque, témoigne que cette pratique n'est pas isolée : "c'est la Police de l'air et des frontières qui procède ainsi, notamment l'hiver, pour aiguiller les gens vers des bus dans le cadre du plan 'grand froid' et les envoyer dans des centres d'hébergement, par exemple des centres d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada). Rouge pour un centre, bleu pour un autre".


Quand on a contesté les violences dans les charters, ils ont gardé le silence.
Quand on a qualifié les interpellations de "rafles", ils se sont offusqués, trouvant scandaleux "d'instrumentaliser" l'Histoire.
Ils ont planifié, quantifié, industrialisé l'expulsion des étrangers.
Hier, ils ont placé un bébé de trois semaines en centre de rétention, dans l'indifférence générale.
Aujourd'hui, ils marquent les étrangers avec un feutre indélébile. On peut s'attendre à un silence pesant.

L'avenir s'annonce difficile



source : rue89.com
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Vendredi 26 octobre 2007

A moins de revenir d'un voyage de  plus de six mois en Papouasie Septentrionale, vous savez sans doute que l'un des grands projets de Nabot-Léon est d'écraser les choix démocratiques, mais à sa façon : à la fois bling-bling et mesquine. Le sujet du jour : "l'Europe, l'Europe, l'Europe" comme aurait dit le Général. L'élyséen a décidé, en tant qu'empereur des français, que les électeurs s'étaient trompés de bulletin en votant NON au projet de constitution européeene lors du référendum de 2005. Puisqu'il faut tout faire soi-même (les autres sont si incompétents !) il a décidé de donner une seconde "chance" à tout le monde en inventant un traité "simplifié", c'est-à-dire en reprenant l'original et en mettant en annexe les parties qui gênaient le plus. Et pour cette fois ne pas prendre le risque d'un nouveau refus, il a décidé que ces "veaux" (comme aurait encore dit le Général) d'électeurs ne voteraient pas, et qu'il serait plus avisé de faire adopter le "machin" (oui, oui, comme aurait dit...) par les assemblées qui lui sont proportionnellement plus dévouées que le peuple français.

Nul doute donc que ce que les français ont jeté par la fenêtre va revenir par la cheminée, mais, malheureusement, ce ne sera pas le père Noël. Pour l'honneur, la contestation s'organise grâce autrès démocratique www. C'est le site de l'hebdomadaire Marianne qui s'est collé à une revue de web (forcément non exhaustive) de l'activité noniste. Bien honteusement, je recopie ici le fruit de leur travail :

  • Une mobilisation de députés européens pour l'organisation d'un référendum sur le site Gauche Avenir
  • Le blog Non, non et non animé par le MRC (le Mouvement républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement)
  • Le blog respectez notre non du mouvement La République Sociale de Jean-Luc Mélenchon) avec pétition en ligne.
  • L'organisation d'une chaîne de sensibilisation sur le blog Le Vrai débat
  • Un appel au référendum sur le blog Le peuple a déjà dit non
  • Un appel inter-associatif pour une autre Europe sur la-gauche.org
  • une autre pétition pour le référendum par ici,

Il est peu probable que tout cela suffise à détourner el presidente de sa décision, d'autant plus que le débat sera assurément inaudible au milieu des prochaines grèves pour les retraites ou autre chaude actualité (pipole, sportive, etc.) orchestrée par les conseillers du prince. Car rappelons que toute la sarko-stratégie est là : impulser toutes les réformes en même temps, les noyer dans un grand mouvement de brouillage médiatique, afin que rien ne puisse être étudié à fond (même pas sur l'environnement, n'en déplaise au vert pâle vendeur de gel douche Nicolas Hulot) et qu'aucun projet ne puisse permettre une prise de conscience de la gravité des propositions (à part certains avocats, qui se soucie actuellement de la désintégration de la carte judiciaire ?).

La France va bientôt se réveiller parfaitement à l'image de son chef suprême : cocue.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Mardi 23 octobre 2007


Décidément, ce n'est pas une période très faste pour Nabot-Léon. Après la défaite des français en rugby, après le départ de Cécilia, après la claque de Poutine, voici que Guy Môquet, communiste, mort il y a bien longtemps, lui administre une leçon d'histoire dont il risque de se souvenir longtemps !
La seule chose qu'on retiendra de cette journée de commémoration officielle, c'est la fronde contre cette tentative de récupération de l'Histoire à des fins de marketing politique. Les Guaino et autres têtes pensantes del'Elysée ont cru qu'ils pouvaient refaire le "coup" de Jaurès et Blum pendant la campagne électorale, et, chaussés de leurs plus gros sabots, ont tenté de monter une marche supplémentaire vers les sommets de la manipulation. Malheureusement (si on peut dire...), cette fois, la mayonnaise n'a pas pris, et ces stratèges de haut vol se sont pris les pieds dans le tapis. Le plus symbolique est le dégonflement du président lui-même, qui, pour éviter de se prendre en pleine face les quolibets des enseignants sous l'oeil ingrat des caméras, a annulé sa visite au lycée Carnot, l'établissement que Guy Môquet frequentât, prétextant un problème d'agenda. On l'a connu plus imaginatif... Du coup, ses ministres ont du assurer l'intérim. Avec pour principale conséquence que nulle part, l'opération ne s'est déroulée comme prévu :  Xavier Darcos, le sémillant ministre de l'Education Nationale, s'est fait "chahuter" à Périgueux, Rachida Dati, qu'on ne présente plus, a du encaisser le mécontentement sonore des opposants au projet de loi sur l'immigration à Villejuif. Quant à Michel Barnier, ministre de l'agriculture en goguette à Courcelles-Chaussy,en Moselle, il a déclaré que la mort de Guy Môquet avait "permis la réalisation du projet européen". Il aurait voulu dire que "l'opération Guy Môquet" devait permettre d'occuper les médias pour que Nabot-Léon fasse passer en douce le traité simplifié sur l'Europe qu'il ne s'y serait pas pris autrement !

Mais il n'était pas nécessaire qu'un ministre vienne s'encanailler dans une cour d'école pour que la contestation soit active. Ainsi en Indre et Loire, de nombreux professeurs ont simplement refusé de se plier à cette mascarade de cérémonie. Au lycée Grandmont, à Tours, quatorze des seize professeurs d'histoire ont même signé une lettre de refus.
A la Réunion, calendrier scolaire oblige, l'opération a été décalée au 29 octobre. Là-bas, Sud Education et le Snes envisagent de déposer un préavis de grêve pour éviter que les professeurs insubordonnés n'aient pas à pâtir de leur refus de se plier aux ordres.


Du côté de l'opposition : pas d'opposition, à l'exception notable de Marie-Georges Buffet, qui, au Blanc-Mesnil, a lu à des lycéens la lettre de Guy Môquet en l'assortissant d'une explication de texte et d'un appel à la résistance. Elle aurait pu choisir un autre texte, saisi dans les affaires de Guy Môquet au cours de son arrestation. Ce poème rend hommage à trois camarades du résistant communiste. Probablement écrit par Guy Môquet lui-même, voici la troisième strophe de ce poème :

Les traîtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme

On se demande bien pourquoi l'Elysée n'a pas retenu ce texte pour rendre hommage au jeune communiste !

En dépit des très nombreux témoignages de refus de la lecture, les chiffres officiels concluent à un succès de l'opération et affichent entre 90% et 99% de participation. Un vrai score communiste !

Pour finir, il faut absolument écouter le témoignage d'Odette Nilès, qui rencontra furtivement Guy Môquet au camp de Chateaubriant en 1941. On l'a beaucoup vue et entendue sur les chaînes de télé, mais on ne l'avait pasd entendu dire que lire la lettre de Guy Môquet aux rugbymen était "débile" et de conclure : "ce pauvre Guy, s'il revenait, il serait fou de voir tout ce que l'on peut faire en se servant de son nom".
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Lundi 22 octobre 2007

La coupe du monde de rugby a eu l'effet que l'Elysée attendait : occuper les médias et les esprits. Certes, les bleus se sont artistiquement plantés, et leur ex-chef est entré par la petite porte dans son bureau tout neuf de secrétaire d'Etat ce lundi matin. Bureau derrière lequel se trouve un siège éjectable, et le grand businessman chauve à lunettes devra s'y asseoir avec moult délicatesse et s'y faire tout petit en attendant que la prescription le blanchisse discrètement des soupçons de fraude fiscale qui entâchent sa réputation de grand sportif. Au passage, et contrairement à l'annonce en trompette de sa nomination, Bernie la poisse ne sera pas en charge de "la jeunesse et des sports", mais simplement des "sports".

Pour contrebalancer la défaite historico-humiliante des trente joueurs du quinze de France, Nabot-Léon a du lancer un énorme missile sur les médias : un communiqué lapidaire, en quinze mots, pour annoncer officiellement l'autre débacle de la semaine : celle de son couple.

Les médias avaient donc largement de quoi remplir leurs pages et leurs temps d'antenne, et, dans l'ombre, la karcherisation de la société pouvait continuer tranquillement et dans l'indifférence quasi-générale. Ainsi, qui s'inquiète de l'actuel grand "Dati Tour" de la psycho-rigide garde des Sceaux qui s'en va annoncer, région par région, droite dans ses escarpins, le démembrement des structures judiciaires ? Qui a su, en lisant son journal ou en regardant le télévision, qu'elle s'était fait copieusement siffler, aussi bien à Rouen qu'à Pau ? Pourtant, ce n'est pas parce qu'elles sont des non-événements médiatiques que les politiques de réforme de la carte judiciaire et du durcissement des textes répressifs n'en sont pas moins dangereux. La communication showbizienne de l'Elysée sert d'écran de fumée à une remise en cause profonde des prinicpes fondamentaux de l'Etat. Il suffit, pour se convaincre que la justice tend chaque jour un peu plus vers l'injuste, de suivre Florence Aubenas au tribunal de Nanterre. Elle y a croisé des justiciables ordinaires dépassés par la complexité des procédures, qui sortent d'une audience sans avoir compris s'ils étaient ou non condamnés, des personnels littéralement débordés de travail et confrontés à la sordide réalité du quotidien (on est bien loin des séries télé américaines...), une culture du chiffre qui s'insinue dans (presque) tous les rouages, et parallèlement à tout ça, une autre justice, celle des grands, des riches, des puissants, des politiques, qui peuvent continuer à dormir tranquille. Une enquête minutieuse, édifiante et indispensable à ne surtout pas manquer.

Dans le domaine de la petite histoire (souvent aussi révélatrice que la grande),voici un autre coup d'éclat à mettre au crédit de la mesquinerie du petit nerveux agité : l'éviction du patron de l'INSEE, l'Institut National des Statistiques, chargé notamment de calculer et de publier les chiffres du chômage. Ces derniers ont été contestés par les employés de la maison, ce qui avait contraint l'institut à en suspendre la publication, ce qui, en pleine campagne électorale, avait fait tâche. jean-Michel Charpin paie-t-il la mauvaise tenue de ses troupes ? La manoeuvre, grossière mais peu médiatique, est dénoncée d'une seule voix par les syndicats qui craignent pour remise en cause de l'indispensable indépendance de l'Insee. Et ils estiment que le départ de Jean-Michel Charpin, "véritable fait du prince, affecte gravement la crédibilité de la statistique publique".

Et dire que Cécilia n'est plus là pour réduire Ses ardeurs...
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Samedi 20 octobre 2007

Ecrire des articles, se renseigner, être solidaire, c'est bien. Mais ça ne suffit plus. Aujourd'hui il est  absolument nécessaire de passer à l'action, de montrer sa colère, de faire du bruit, de déranger les bienpensances confortablement installées devant les télévisions. Telles les grèves des transports, il faut bousculer les yeux et les oreilles de tout un chacun et, c'est malheureux mais indispensable, montrer ses muscles et sortir les dents.
Le temps est venu de se bouger, et ça commence aujourd'hui. Si vous avez la chance d'habiter Paris, voilà deux jours que vous vous entrainez, bon gré mal gré, à la marche à pieds. Continuez sur votre lancée et rendez-vous sans faute à Belleville à 14h30 ce samedi pour manifester votre colère contre les lois dégueulasses du sinistre Hortefeux.


tiger-belleville.png


Profitez-en : manifester est encore autorisé. Agiter le chiffon rouge de l'occupation et des lois racistes du gouvernement Pétain n'est pas vain, contrairement aux cris d'orfraie que pousse les nabot-léonistes. Il est indispensable de stopper immédiatement les agissements déjà indignes de la police et du gouvernement actuel.

Le communiqué complet de RESF est à télécharger ici.

Toutes les infos sur le site du Réseau Education Sans Frontières.
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Mercredi 17 octobre 2007

La caisse de résonnance que représentent les médias sont une aubaine pour le pouvoir en place. De mémoire de chat, je ne me souviens pas qu'une grève ait jamais fait la une des radios, télévisions et sites internet plusieurs jours avant la date du mouvement. Jusqu'ici, les médias se contentaient de donner les prévisions de traffic la veille des mouvements sociaux. Mais la communication, tellement plus "moderne", tellement plus "sexy", tellement plus "efficace" que la réflexion en profondeur, la confrontation d'idée ou les débats exhaustifs, est devenue l'arme principale de la politique du nouveau gouvernement. Ce dernier n'a d'ailleurs pas eu beaucoup de difficulté à inféoder une profession qui, dans l'ensemble, a depuis longtemps abandonné toute volonté de réflexion sur elle-même et sur sa morale, toute possédée d'elle-même par les grands groupes amis du nouveau chef.
Voici donc plusieurs jours que les journaux reprennent à leur compte "l'info" distillée par le gouvernement qui a lui-même prévu une grève massive, et prévenu les usagers qu'ils allaient en baver. Manoeuvre, "B.A.BA de la manipulation" de l'opinion, selon l'expression de Bernard Maris ce mercredi dans sa chronique sur France Inter : en annonçant le pire, le pouvoir a toutes les chances d'effrayer ceux qui seront pénalisés par cette grève, de les titiller dans leur individualisme sarkosien, mais aussi de claironner dès vendredi (je les entends déjà) que le mouvement n'a pas eu l'ampleur annoncée et que cette grève est un échec. Le point qui chagrine n'est pas que le gouvernement manipule l'opinion, car il se contente de jouer une partition écrite par les petites mains de l'Elysée sous la baguette de leur hôte, mais bien que l'ensemble de la presse n'analyse pas la manoeuvre et, la relayant, l'amplifie, la propage, et pèse par action et par mission en faveur du pouvoir. Massivement.
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Vendredi 12 octobre 2007

Pendant que les médias sont occupés par l'agitation continue du Petit Gesticuleur en mocassins à glands, les vrais dossiers avancent dans l'ombre mais avec une grande efficacité. Il fallait être très attentif (ou chanceux, comme moi...) pour repérer ce matin cette information qui a bien peu de chance d'être relayée en cette veille de demi-finale où IL va encore nourrir les caméras de TF1 : le parquet de Nanterre vient de classer sans suite la plainte déposée à l'encontre de Nicolas Sarkozy dans l'affaire de son appartement à Neuilly. Il faut dire qu'en ces temps de remodèlement de la carte judiciaire, et surtout après les cas de convocations, remontrances et mutations d'office orchestrés par Pitbull Souriante, gardienne des Sceaux, les magistrats ont plutôt intérêt à se faire petit-petit, et si possible transparents.

Par ailleurs, Nabot-Léon, actuellement protégé de toute action en justice (au fait, comment va faire Cécilia pour le divorce ?),  n'a sûrement pas envie de se retrouver à la fin de son (ses ?) mandat(s) présidentiel(s) avec une floppée de juges qui l'attendent de pied ferme au bout de la rue du faubourg Saint-Honoré comme ils l'ont fait avec Chirac. Autant donc traiter les affaires au fur et à mesure.
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Vendredi 12 octobre 2007

Deux événements viennent s'ajouter au sentiment de nombreux français que l'Etat français est vraiment en pleine dérive autoritaire, et que l'ex-pays des droits de l'Homme pourrait devenir le prochain symbole d"une douce barbarie d'Etat.

Le premier se déroule dans le 18ème arrondissement de Paris et date du 12 septembrer dernier. Une famille se rend au collège Utrillo dans lequel est scolarisé leur enfant, suite à une convocation du conseiller principal d'éducation (CPE). A l'arrivée, surprise : aucun des trois CPE du collège n'a convoqué les parents. Les parents repartent, mais dès leur sortie de l'établissement, ils sont arrêtés par des policiers en civil qui les menottent et les embarquent au commissariat. Quand l'un des CPE tente de s'interposer, un policier lui explique qu'il s'est fait passer pour un membre de l'équipe pédagogique pour piéger les parents. Il ne s'agit pas ici d'une affaire de sans-papiers, mais d'une enquête sur des possibles activités illégales de la mère de famille.

Le deuxième événement est plus glauque encore. Dans le Tarn et Garonne, la police arrête le 25 septembre dernier Selani et Vjolce Vera, deux serbes albanophones sans papier, ainsi que leur fille aînée, Marseda, âgée de huit ans. L'arrestattion semble s'être produite lors d'un contrôle routier, mais le commissaire de police de Castelsarrasin s'est empressé d'affirmer à la presse qu'elle avait eu lieu à la suite d'un flagrant délit de vol, ce qu'aucun document  n'atteste : ni procès-verbal de flagrant délit, ni dépôt de plainte. Deux policiers se présentent ensuiteà l'école Ferdinand Buisson de Montauban pour "récupérer" Armen, sept ans, l'autre enfant du couple. Au directeur, ils expliquent que les parents de garçon ont eu un accident. Le directeur cherche à en savoir plus et s'enquiert de l'état de santé des parents. Les policiers finissent par admettre que ceux-ci sont en réalité au commissariat de Castelsarrasin. Le directeur refuse alors de laisser l'enfant quitter l'établissement sans la présence de ses parents, puis il avertit son inspecteur d'académie qui lui apporte son soutien.
La police contacte alors l'inspection académique qui demande au directeur de laisser l'enfant partir, car les policiers seraient en possession d'une commission rogatoire. Le directeur est obligé d'abandonner l'enfant qui repart encadré de deux policiers, en uniforme et armés, au milieu des autres élèves et parents. Personne n'a jamais vu cette commission rogatoire.
Contrairement à ce qui lui avait été promis, Armen n'a pas revu ses parents au commissarriat. Au contraire, sa soeur leur a également été enlevée, et les deux enfants ont été placés en foyer. Aucune ordonnance de placement ne figure dans le dossier détenu par l'avocat de la famille.
Toute la famille, parents et enfants, ont plus tard été placés en centre de rétention administrative.

Ces deux cas viennent s'allonger à la liste des traumatismes subis par un nombre croissant d'êtres humains traqués comme des animaux pour redorer les statistiques d'un ministre sans vergogne débarassé de tout scrupule par son président chargé d'endormir les masses pendant que ses gros bras font le ménage (qui chez les étrangers, qui chez les fonctionnaires, qui dans la justice, qui dans la protection sociale, qui dans l'économie...).

Le gouvernement mène décidément une politique dégueulasse.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Jeudi 11 octobre 2007

Alors que l'actualité est si riche que je ne sais pas où donner de la plume, je viens de tomber sur une nouvelle affligeante en provenance de Suisse : Cécilia a (encore) quitté Nicolas. Si en France, on ne le sait pas encore, c'est, souligne le perfide journaliste helvétique, parce que la presse française, aux ordres, attend "une permission élyséenne", rappelant au passage que "les patrons de presse sont tous amis avec le président". Mais le rédacteur en chef "d'un grand magazine" l'avoue : les pages sont déjà prêtes.
Cette fois, le sérieux de l'info est assuré par le fait que Claude Guéant, l'une des ombres noires de Nabot-Léon et secrétaire général de l'Elysée a, selon le Canard Enchaîné, "fait chercher dans les annales quels sont les présidents français ou étrangers qui ont divorcé" alors qu'ils étaient sur le trône républicain. 

Il va y avoir de l'ambiance au réveillon de Rachida Dati...
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Jeudi 11 octobre 2007

Un calembour aussi mauvais pourrait bien me valoir d'être exclu de la plateforme d'Over-Blog. Tant pis, j'assume !
Pour poursuivre modestement dans cette jeune rubrique consacrée à la prose, j'ai décidé de ne pas vous parler d'un livre, mais d'un site internet. Certes, de nombreux internautes publient leurs oeuvres littéraires, comme par exemple ma copine Sandy, croisée au détour d'un forum de discussion, mais avec Charly, c'est différent : pas de présentation sous forme de roman, juste un blog, un simple blog, avec des textes écrits au fil des jours. Autobiographique, peut-être, inspiré du réel, sans doute, écrit à la première personne. Charly est prof, et on pourrait s'attendre à une chronique sur les difficultés d'un métier chaque jour un peu plus déconsidéré, le mépris de l'autorité de tutelle, la mesquinerie du rectorat, le manque criant de moyens, les parents insupportables, les élèves incontrôlables... Bref, sur un n-ième témoignage de la vie de prof. Attention, ne lisez pas ce que je n'ai pas écrit : ce métier est assurément l'un des plus difficiles actuellement, écartelé entre les ambitions et l'idéal qu'il véhicule et la sordide réalité du quotidien. Mais Charly a deux dons exceptionnels : celui de trouver du comique dans son métier, et celui de savoir nous le faire partager. C'est un vrai tour de force que de proposer à ses lecteurs à chaque livraison un éclat de rire garanti par phrase. De mémoire de chat, je ne me souviens pas d'avoir autant ri en lisant. Et vous, votre dernier éclat de rire de lecteur, c'était quand ?

A lire d'urgence et à mettre en évidence dans vos favoris : le blog de Charly le Prof


 
par Tiger publié dans : L'important, c'est la prose
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