Lundi 31 décembre 2007

Chères lectrices, chers lecteurs,

Pour la première fois, je me plie à cette étrange cérémonie dont vous, les humains, raffolez : l'expression des bons voeux pour l'année qui vient. Vu de la nature, il est parfaitement ridicule d'imaginer que l'on "change d'année", puisque ce changement est parfaitement arbitraire : au cours de l'histoire, de très nombreux calendriers ont successivement marqué le passage du temps. Actuellement, l'Europe utilise le calendrier grégorien, mais ce dernier a mis longtemps à supplanter le calendrier julien précédemment utilisé. Et le passage de l'un à l'autre s'est fait de façon plutôt acrobatique. En France, le changement s'est opéré en décembre 1582, où le lendemain du 9 décembre (calendrier julien) fut le ... 20 décembre ! La révolution française adopta le calendrier républicain  en 1792, mais celui-ci fut abrogé par Napoléon en 1805. Le calendrier républicain sera à nouveau utilisé pendant la Commune de Paris en 1871 et par Mussolini en Italie en 1922. Aux Etats-Unis, différentes régions sont passées au calendrier grégorien à différentes périodes : la première bascule eut lieu en 1582, la dernière en 1867 avec l'arrivée de l'Alaska sous la bannière étoilée. La Hongrie opéra son changement en 1587, l'Alsace en 1682, la Grande-Bretagne en 1752, la Bulgarie en 1916, la Yougoslavie en 1919, la Turquie en 1927. Avec, à chaque fois, un saut dans le temps de plus de 10 jours. Le calendrier musulman, basé sur les cycles lunaires, reste aujourd'hui très répandu dans les pays musulmans. Toujours en service, le calendrier ethiopien débute au 11 septembre du calendrier grégorien et ajoute un jour épagomène tous les quatre ans,  le calendrier persan, issu des calendriers zoroastriens, reste utilisé en Iran et en Afghanistan. On peut aussi évoquer le calendrier hébreu, dans lequel quatre jours différents peuvent marquer un début d'année, le calendrier chinois, qui ne sert plus qu'au folklore et à déterminer les fêtes traditionnelles chinoises, et tant d'autres. Mon préféré reste le calendrier pataphysique, dans lequel le dernier jour de l'année du calendrier grégorien (aujourd'hui donc, vous suivez ?) correspond au mardi 3 décervelage de l'an 135.
Tout ça pour dire que le début et la fin d'une année sont des choses toutes relatives, et que prétexter un tel événement pour se remplir la panse de victuailles indécentes et de boissons abrutissantes en feignant d'oublier les autres, les pauvres et le gouvernement est pathétiquement humain, à en faire pleurer bêtes et plantes. Penser que mes maîtres vont se prêter de bonne grâce à cette piteuse mascarade me rend tout chose.

Mais rien n'est grave puisque, grâce à la prévenance bien connue de l'Etat policier du gouvernement français, le réveillon va se passer dans la joie et la sérénité enfin retrouvée : jugez-en plutôt : huit hélicoptères, sept avions, un dispositif anti-casseurs composé de deux cent cinquante patrouilles motorisées rien qu'à Paris, dix unités supplémentaires de forces mobiles à Lyon, six à Bordeaux, sept à Marseille, le Figaro est au bord de l'explosion orgasmique rien qu'à lister les éléments déployés pour que, selon l'expression d'un "haut responsable du ministère de l'intérieur", ce réveillon de la Saint-Sylvestre reste un "moment festif". Le Figaro avait déjà connu les plaisirs du grand frisson l'an dernier, dans un article (apparemment modifié le 15 octobre 2007) dans lequel il se pâmait sur le dispositif mis en place pour le dernier réveillon du "premier flic de France" d'alors. Le journal s'extasiait sur les caméras à infrarouge embarquées dans les hélicos pour filmer les "inévitables casseurs", tandis que "le copilote [guiderait]  les unités au sol avec un puissant projecteur pour faciliter les interpellations". Sarko réalisateur de cinéma, déjà... Et la'rticle de compter par milliers les policiers et gendarmes déployés pour éviter que des "badauds avinés" ne se castagnent au pied de la Tour Eiffel ou que des voitures ne brûlent partout sur le territoire, selon une "tradition française" établie depuis 1981 à Vaulx-en-Velin.


Il faut reconnaître que les voeux ne seront pas de trop pour traverser 2008. Des voeux de santé, principalement, car dès demain, se soigner coûtera plus cher, avec la mise en oeuvre des fameuses franchises médicales qui pénaliseront les plus vulnérables et les plus pauvres. Si vous en avez encore le temps, courez, comme tant d'autres, présenter vos ordonnances en cours à votre pharmacien. Demain, il sera trop tard.

Une autre réjouissance s'annonce, mais il faudra attendre les beaux jours pour en profiter. Au 1er juillet prochain, la France va prendre la tête à l'Euopre de l'Union Européenne. De la rupture en perspective, mais à l'échelle continentale, cette fois. On n'a encore rien vu !


Dans quelques heures (à 20h précises, tradition oblige), le sarko-show va innover (!) en produisant un spectacle ramassé (donc, avec plein de rien dedans), en direct siouplé, avec un "message très personnel" du président écrit par son porte-plume Henri Guaino. Un "message personnel" écrit par un professionnel des discours et prononcé par un professionnel du foutage de gueule, ça promet d'être tartuffe en diable ! Allez, courage, plus que quelques heures.

En attendant, bonne année ! Et la santé, surtout !
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Samedi 29 décembre 2007

On s'habitue à tout. Même à voir et à entendre Nabot-Léon matin, midi et soir dans les journaux. Sa petite entreprise de matraquage médiatique ne connait pas la crise. Elle tourne à fond les manettes, va de plus en plus loin dans l'affichage, dans la manoeuvre et dans la manipulation médiatiques. Progressivement, l'artillerie lourde se déploie. On croyait avoir tout vu juste après l'élection : Fouquet's, jet privé, yacht de luxe... Ce fût certes un coup de massue, mais ce n'était finalement pas grand chose. Depuis, on a eu droit à une liste sans précédent de "coups" parmi lesquels la visite d'un dictateur sanguinaire,  une incroyable escapade sentimentale chez Disney avec une ex top-modèle ex-chanteuse qui s'est tapé le-tout-Paris-et-même-plus et dernièrement, re-jet privé, séances photos du trop-cool-président avec sa nouvelle amie en Egypte. Ça me rappelle l'émission Surprise sur prise, dans laquelle des personnalités connues tombaient dans des pièges énormes, parfois montés à grands renforts d'effets à grand spectacle. Plus c'était gros, plus ça passait. Aujourd'hui c'est pareil. La technique médiatique de l'Elysées est d'enfumer les esprits avec une actualité quotidienne HÉNAURME qui détourne des questions de fond et "l'autre" actualité : évacuations de sans-papiers particulièrement indignes, pauvres délogés de leurs tentes à coup de matraque, etc.

Il ne faut surtout pas oublier que toute cette communication est étroitement contrôlée. Les infos dites "people" sortent sur décision du pouvoir. Depuis le début, Sarkozy utilise les journalistes et les photographes comme bon lui semble. Et ça ne date pas de son élection. Restons en Egypte : j'apprends ce matin que la police égyptienne a "procédé à des tirs de sommation pour éloigner les photographes" de l'embarcation sur laquelle il faisait bronzette avec l'élue de son coeur (défense de rire). Un journaliste de France 24 a été interpellé par la police après qu'il ait photographié la villa de vacances du french president, ; la carte mémoire de son appareil photo a été effacée. D'autres photographes se sont fait confisquer leurs appareils.
Sans doute Nabot-Léon n'a-t-il pas le pied marin, car au cours de son séjour états-unien, c'est déjà sur un bateau qu'il avait piqué une grosse colère contre des photographes.

Une autre info en passant, pas entendue non plus dans l'hexagone, et qu'il faut aller chercher chez les cousins québecois : des parlementaires égyptiens "se sont élevés contre la visite dans leur pays du président français Nicolas Sarkozy, parce qu'il a partagé sa chambre avec sa compagne Carla Bruni." Cet homme ne respecte décidément rien !

Allez, comme je suis d'humeur moqueuse ce matin, je ne résiste pas à une descente dans les basses fosses de la sous-presse pour vous inviter à feuilleter ce petit diaporama qui illustre le "style Sarkozy". Oui, c'est facile.


[Mise à Jour]

La police égyptienne a décidé, avec la complicité -au moins passive- de la délégation française, de muscler son action de surveillance du roitelet français. Un journaliste a été violemment pris à parti par un policier égyptien lors du footing de Sarkozy et Kouchner. Jeté à terre, appareil photo brisé, coude gauche fracturé par une clef de bras, arme pointée sur la tempe, interpellation... sous l'oeil indifférent d'un garde du corps français qui participait au footing. Tous les détails sont à lire sur le site de Libération.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Mercredi 26 décembre 2007

Je n'ai pas une minute à moi et j'ai pris du retard...  Cinq nouveaux morceaux  des Insuccès en spectacle des CowBoys Fringants sont disponibles au téléchargement. La piqûre de rappel pour tout comprendre est par ici.

Voici le lien pour télécharger directement les morceaux :

  9 - M'a vivre avec toi
10 - Le réel de la patate pilée
11 - Les routes du bonheur
12 - Gaétane
13 - La noce

C'est toujours aussi gratuit, et vous avez toujours le droit de faire un p'tit don de 0,99 dollar canadien par morceau à la fondation Cowboys Fringants qui finance et dirige des projets à vocation écologique.


Les morceaux précédents se trouvent ici :


par Tiger publié dans : mes oreilles leur disent Merci
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 22 décembre 2007

Lorsqu'en novembre dernier les pêcheurs bretons se sont mis en grève pour protester contre la hausse des carburants qui engloutit leurs bénéfices, Nabot-Léon, qui se targue de réformer sans céder sur rien, est allé au Guilvinec faire son show devant les caméras convoquées pour l'occasion. Plutôt que de rapporter que les pêcheurs avaient obtenu gain de cause (comme quoi, une bonne grève...), les médias ont passé en boucle la séquence suivante, où l'on voit notre pimousse national, petit mais costaud, prêt à faire le coup de poing, jouant les caïds de banlieue pour s'attirer la sympathie du prolo scotché devant le JT de JPP (jean-Pierre Pernaut).





C'est bien le même homme qui donnait, au cours du débat d'entre les deux tours de l'élection présidentielle, une leçon de sang-froid et de maîtrise de soi à Ségolène Royal, et qui, dès qu'on l'asticote un peu, n'arrive plus à aligner deux mots.
Ce que l'on a pas vu ou entendu au JT, c'est le "ça" qui énerve tant Nabot-Léon. Ne cherchez plus, Tiger le chat l'a fait pour vous. Voilà le contrechamp de ce que l'on a vu à la télé :




Il y va fort, Juju, sur ce coup ! Je ne suis pas sûr que le chef de l'état serait ressorti gagnant d'une confrontation physique ; mais les rodomontades ne coûtent pas cher quand on a une dizaine de gardes du corps autour de soi. Dans ces conditions, on a beau être chétif, aboyer comme un roquet est sans risque. Le problème est qu'il agit ainsi en permanence.
par Tiger publié dans : boîte à images
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Jeudi 20 décembre 2007

Ceux qui ont le courage d'écouter la radio le matin l'on appris au réveil : Nabot-Léon, dans son impériale bonté, a décidé de "désavouer" les parlementaires en décidant, par le fait de l'empereur, que les pauvres petits vieux et les pauvres petites vieilles ne paieraient pas la rédevance audiovisuelle, comme les représentants des français l'avaient décidé récemment. Le premier réflex est de se réjouir de cette décision. Mais en y regardant de plus près, de nombreux doutes me viennent :

- Quand auront lieu les prochaines élections ? Dans environ trois mois. Mais cela n'a rien à voir, bien sûr.
- Cette exonération est-elle pérenne ? Que nenni ! La décision ne vaut que pour 2008.
- L'effet Carla B. n'a pas été celui escompté. Les français se sentent de plus en plus cocus et cette fois, la ficelle a été trop grosse pour être avalée comme une couleuvre. Ils commencent à comprendre la mécanique sarkozienne, et l'épisode Kadhafi n'a pas été chassé des mémoires par les photos made in Disneyland.

A ce moment de la réflexion, un doute énorme me prend : et si tout cela n'était qu'un épisode supplémentaire de cette mécanique ? Nabot-Léon n'aurait-il pas, dès le départ, écrit (ou fait écrire) le scénario dans lequel les parlementaires seraient les méchants et lui, dans sa grande bonté, arriverait, juché sur son cheval de tout nouveau chanoine de l'abbaye de Saint-Jean de Latran, pour sauver, dans sa grande mansuétude, le pouvoir d'achat de nos anciens ?
Pire : si , par cet acte de bravoure, il préparait l'opinion à la possibilité de s'asseoir sur certaines délibérations parlementaires qui lui déplaieraient dans l'avenir ? Bien sûr, la mécanique constitutionnelle sera ici respectée, car les processus des lois sont longs et les élus modifieront leur texte initial dans le respect des procédures. Sarkozy n'est pas Poutine. Sur la forme. Pour l'instant.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Mardi 18 décembre 2007

En zappant sur Internet, j'ai trouvé cette petite vidéo qui, sans en avoir l'air, remet quelques pendules à l'heure. Laurent Ruquier, dont les émissions (produites, rappelons-le, par le crétin navrant Thierry Ardisson) me laissent beaucoup de temps libre depuis que je ne les regarde plus, a eu, ce soir-là, comme un éclair de lucidité qui fait du bien. C'était le 24 novembre 2007.






Un peu plus d'un an auparavant, on avait pu voir sur le même plateau un sketch de Florence Forresti assez drôle. Sarkozy n'était pas encore Nabot-Léon, il rongeait son frein au ministère de l'intérieur en expulsant lui-même les sans-papiers à tour de bras, et avait fini par récupérer Cécilia après l'escapade de celle-ci avec le publicitaire Richard Attias.





Florence Forresti est sans doute ce que Laurent Ruquier a fait de mieux dans sa carrière.


par Tiger publié dans : boîte à images
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Dimanche 16 décembre 2007

[MISE A JOUR] Une erreur dans le code HTML de la page empêchait certains lecteurs sous Mac OS X et Safari de voir la totalité de l'article. Le (re)voici donc dans son intégralité.


L'actualité a parfois des raccourcis saisissants :  alors que le nouvel ami de Nabot-Léon, un peu terroriste, un peu dictateur, un peu antisémite...





... mais tellement riche vient de plier sa tente pour aller se reposer au soleil andalou, d'autres campeurs ont tenté de s'installer à Paris. Kadhafi était logé en les murs de l'hôtel Marigny (la tente bédouine plantée dans le jardin n'étant là que pour le folklore et les journalistes). A l'instar du "Guide de la grande révolution de la grande Jamahiriya arabe lybienne populaire et socialiste", ces amoureux de la vie en plein air sont allés planter leur tente sur les berges de la Seine au pied de Notre-Dame de Paris. Malheureusement, ils ont été vivement évacués par les gendarmes mobiles venus en force. Il faut dire que Christine Boutin, la madame-pipi des convictions religieuses de notre guide (de poche) à nous, avait annoncé qu'elle ne tolérerait pas une telle installation, consternant même les responsables du Secours Catholique, c'est dire le degré d'humanité que cache en elle la "ministre des mal-logeurs". 

Les pandores ont mis autant de coeur à évacuer les pauvres qu'ils avaient mis de zèle à protéger les convois de Kadhafi :





Ouf ! il ne sera pas montré qu'il y a de la misère en France, et les touristes du monde entier pourront fêter la naissance du messie ou la nouvelle année sur les quais si romantiques de la ville-lumière. Pourvu qu'ils ne regardent pas trop les zones d'ombre !


par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Samedi 15 décembre 2007

La télévision est farcie d'émisions débilitantes, tout le monde le sait, car tout le monde les regarde. D'ailleurs, "tout le monde en parle", comme dirait l'autre, le lendemain au boulot, à la cafeteria, dans le métro, le bus, le train, au téléphone avec ses copines... Le plus souvent, la discussion est culpabilisante, et fait appel au "je zappais et je suis tombé dessus par hasard" qui ne trompe personne mais qui permet de sauver les apparences. Et quoi de plus important, en ces temps de l'image-reine, que les apparences ?
En tant que chat curieux de tout, il m'arrive également de zapper, sans que mon attention soit accrochée par le moindre programme. Hier soir cependant, mon instinct a retenu ma patte qui avait pris le rythme du zapping (un appui sur la touche "programme suivant" toutes les deux secondes). Mes coussinets suspendus à quelques centimètres de la fatale zapette, mon oeil et mon cerveau furent irrémédiablement attirés par les images et le son que diffusait France 5. L'émission s'appelle Empreintes. Voici comment la chaîne en présente le concept :

"Ils sont ceux qui laisseront leur empreinte sur notre époque. Personnalités françaises, elles appartiennent aux mondes des arts, de la culture, des sciences, du spectacle, du sport, du monde politique ou de la société civile... Connues du public pour leur action, leur engagement, leur production, elles sont, aujourd'hui, à un moment de leur vie où elles sont prêtes à transmettre au plus grand nombre le fruit de leur expérience et leur vision du monde. C'est cette parole généreuse, cette expérience partagée que la collection " Empreintes" va offrir au public à travers chaque documentaire de 52'.

Chaque documentaire sera centré sur une personnalité. Il évoquera son apport à notre époque à travers, bien sûr, la rencontre, mais aussi à travers des images d'archives qu'elles soient publiques ou personnelles. Chacune de ces personnalités nous racontera le ou les événements qui ont été constitutifs de sa trajectoire, ces événements qui l'ont déterminé à être ce qu'elle est, et qui l'ont amené à agir comme elle l'a fait et à produire ce qu'elle a produit. Une parole donnée qui s'adressera autant aux néophytes qu'aux initiés.

Ni portrait, ni biographie, chaque documentaire sera un tête à tête avec le téléspectateur, une rencontre intime. Au sortir de cette rencontre, le téléspectateur aura eu accès aux éléments biographiques, aux événements historiques qui ont amené la personnalité à devenir ce qu'elle est devenue, pour marquer de son " empreinte " notre époque. Ceci implique une adhésion forte de la personnalité au principe de la collection. Pourtant, le documentaire ne devra pas avoir de caractère introspectif mais, au contraire, être dans la générosité du partage du vécu et du regard personnel porté sur le monde d'aujourd'hui pour nous éclairer sur son avenir."

Le projet est prévu pour se dérouler sur quatre années, au rythme de trente films par an, soit cent vingt films. Un chantier énorme, digne de ce qu'un citoyen exigeant (ou un chat non moins exigeant) peut espérer du service public, ouvert aux producteurs indépendants qui peuvent proposer leurs projets à un comité de lecture. La diffusion des premiers documentaires a commencé en septembre 2007. Dans la liste des personnalités choisies, on trouve de tout : des scientifiques, des sportifs, des artistes, des comédiens (au fait, les comédiens sont-ils des artistes ?), des politiciens, des hommes d'affaires. Tout ne sera pas formidable : quelle empreinte la "vision du monde" de Johnny Hallyday ou la "parole généreuse" de François Pinault laisseront-elles sur l'évolution de la société ?

Hier, pas de star franco-belge ou de vieux requin des affaires au programme, mais un Homme, un vrai : humain, humaniste, lumineux, sage, réfléchi, évident. Un de ces hommes qui a toute sa place au sein de "ma bande d'humains préférés", parmi lesquels Albert Jacquard, Michel Serres, Hubert Reeves, Yves Coppens, Claude Levi-Strauss,  qui me réconcilient avec leur espèce si désespérante. Axel Khan, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est un monstre d'intelligence, un goufre de sympathie, une montagne d'évidence. Ecouter Axel Khan, c'est se sentir plus intelligent quand il cesse de parler, et vouloir qu'il parle encore. Chaque phrase fait mouche, chaque mot est plein, et le contraste n'en est que plus saisissant avec le vide des flots de paroles sans fond qui nous entoure. Axel Khan nourrit les esprits, parle à l'intelligence rabougrie des cerveaux modernes, les réveille de leur engourdissement, et grâce à ce don qui n'appartient qu'aux grands, les idées les plus profondes et les plus essentielles paraissent faciles, évidentes et naturellement lumineuses.

Au milieu de la grisaille de l'hiver intellectuel perpétuel, si vous avez manqué la diffusion d'hier, sacrifiez votre grasse matinée dominicale pour une séance de luminothérapie intellectuelle reprogrammée demain dimanche 16 décembre à 9h45. Si l'impatience est trop grande, courez sur le site de France 5 où l'émission est proposée gratuitement jusqu'au 21 décembre prochain. Au-délà de cette date, il vous en coûtera 2,99 euros. Le prix de cinquante-deux minutes de bonheur.


par Tiger publié dans : boîte à images
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 10 décembre 2007

En ce 10 décembre, je viens ici souhaiter un très joyeux anniversaire à ma maîtresse, lui dire que je suis le chat le plus heureux du monde grâce à elle, et que je plains tous les autres chats du monde qui ne bénéficient pas de ses caresses.
J'en profite pour lui offrir le plus beau des cadeaux : une photo de moi :-)


par Tiger publié dans : ma vie de chat
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Dimanche 9 décembre 2007

Voilà bien longtemps que je ne vous avais pas parlé de moi... C'est que la vie ne nous laisse pas toujours agir comme nous le souhaiterions. C'est aussi vrai pour les humains que pour les chats.

Avec décembre est venu le temps des rappels de vaccination. C'est un euphémisme d'affirmer que je goûte peu le cabinet des doctes praticiens de la seringue, où toutes les puanteurs se donnent rendez-vous : des bébés qui exhalent encore les odeurs d'incompréhension de la vie aux anciens qui sont près de passer de l'Autre Côté, des jeunesses arrogantes aux paralysés de l'arrière-train et autres infirmes de la circulation routière, toute la grandeur et toutes les misères du règne animal laissent en ces lieux leurs traces olfactives qui vous sautent aux narines avant même d'avoir franchi la porte. Mais bon, les humains ne semblent se rendre compte de rien, alors...
Le problème de ces visites est qu'elles ne sont pas cantonnées à la torture de l'aiguille traîtreusement enfoncée dans le bas du cou. Il faut encore subir moult palpations et autres examens, jusqu'au grand final : la pesée. Instant d'angoisse, une poignée de secondes dont dépend votre alimentation des six ou douze prochains mois. Que croyez-vous qu'il advint de ma personne l'autre jour ? Bien sûr, vous le savez depuis que vous avez lu le titre de cet article, j'ai pris du poids. Mais vous rendez vous compte de l'ampleur de la catastrophe qui s'est abattu sur ma gamelle ? Imaginez qu'en une année exactement, j'ai pris un kilo. Tout rond. Mes maîtres se faisaient petits petits dans leurs souliers face aux remontrances de la blouse blanche qui leur conseillait de diminuer ma pitance. Depuis, ils s'exécutent sans faillir et mon estomac doit matin et soir tirer un trait sur vingt pour cent de son allocation quotidienne de croquettes. Pour les haricots verts itou. J'espère au moins que ce sacrifice servira aux intérêts de mes maîtres et que les économies qu'ils vont réaliser sur le bien-être de leur animal augmentera sensiblement leur pouvoir d'achat.

L'autre soir, tonton P. et tonton Y. sont venus, à l'invitation de mes maîtres, déguster quelques crèpes. Car non contents de m'infliger un régime drastique, ces humains de malheur se vautrent en ma présence dans des orgies de nourriture trop riches desquelles il n'est même pas envisageable que je m'approche à moins d'un mètre. La cruauté des humains n'a pas de borne.
Tonton Y. est un personnage attachant. D'abord, il accepte de visiter mes maîtres alors qu'il est affligé de rhinites et de pleurites dès qu'il m'approche un peu trop, ou parfois simplement en se tenant dans une pièce à travers laquelle je me suis promené. Bref, il est obligé de se bourrer de comprimés anti histaminiques dès qu'il reçoit une invitation à passer chez nous.
Tonton Y. adore les animaux. Il les aime tellement qu'il est capable, ses jours de repos, de se lever longtemps avant le soleil pour aller les surprendre au réveil, et si possible les prendre en photo. Comme il est également très doué dans ce domaine, il est tout à fait capable de revenir de ses matinales escapades en ramenant des scènes comme celle-ci, celles-ci ou encore celles-là.
Enfin, tonton Y. a été outré lorsque mon maître a préparé ma gamelle et qu'il a constaté la légèreté de la ration. Rien que pour ça, je lui voue une reconnaissance éternelle.

Fatalement, lorsque tonton Y. est là, il prend des photos. Et devinez quel est son sujet favori ? Moi, bien sûr ! Ma maîtresse en était encore à chercher le tire-bouchon et les cahuètes qu'il avait déjà dégainé l'appareil de mon maître (qui se trouve être l'ancien sien) et m'avait mitraillé à bout portant, manquant de saturer la carte mémoire d'une capacité pourtant confortable.Depuis deux jours, je suis donc à la peine pour trier, dès que mes maîtres ont le dos tourné, le monceau de clichés laissés par tonton Y. Je vous en présente deux, violemment retouchés par mes soins pour corriger ici ou là une dominante de la lampe de bureau ou un cadrage approximatif.Tiger-TontonY.png
Tiger-tontonY2.png
Franchement, vous trouvez que j'ai grossi ?

par Tiger publié dans : ma vie de chat
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander

Bienvenue

Visiteurs

Il y a actuellement  4  promeneur(s) sur ce blog

Rechercher

Calendrier

Décembre 2007
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            
<< < > >>

Jour après jour...

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Référencement

Add to Google



Votez Tiger !
blog technologies sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus