Nabot-Léon super-président, super-responsable, super-je-vais-faire-tout-ce-que-j’ai-promis, super
je-décide-seul-avec-mes-conseillers-à-moi, est aussi le super-illusionniste de l'ouverture-concertation-discussion. Du trompe-l’œil qui fait d’autant plus illusion qu’il est énorme, avec des
ficelles grosses comme des cordes de paquebots, mais qui fonctionne, pour l'instant… A côté, Chirac super-menteur, c'était Martine à la plage. L’omniprésence agitée du prochain locataire de la
Lanterne (pavillon de chasse versaillais, résidence officielle du Premier ministre mais annexée sans préavis par Cécilia et son mari, et actuellement
redoré par quelques sans-papier…)
provoque une certaine agitation.
Prenez la TVA sociale. Malgré
la tape sur les doigts des électeurs lors du second tour des législatives, qui, souvenons-nous,
a ratiboisé la majorité et revigoré la gauche, IL a décidé de poursuivre l’expérimentation, malgré les analyses
de nombreux
économistes qui prévoient un désastre économique. Aujourd’hui, c’est le pourtant-pas-très-gauchiste bossu du Poitou, un certain Jean-Pierre Raffarin, qui
soufflette son président. Sarkozy trahi par ses pairs ? Allez, au choix : le retour du boomerang, l’arroseur arrosé, ne
faîtes pas à autrui… et j’en passe.
Prenez le ministère du karcher, tenu de main de maître par le pas-du-tout-issu-de-l’immigration Brice Hortefeux. Une fameuse idée ça. Tellement fameuse que pour protester contre sa création, huit
historiens avaient démissionné des instances officielles de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration. Réputé pour sa grande culture générale, le président avait dédaigneusement qualifié
ces intellectuels de « petite intelligentsia ». Il s’avère que cette intelligentsia n’est pas si petite que cela. A l’initiative de Gérard Noiriel et de ses sept collègues, une pétition
vient d’être lancée. Elle a déjà reçu le soutien et la
signature de près de 200 personnalités, parmi lesquelles de
nombreuses pointures universitaires. Des enseignants, des chercheurs, des artistes, des économistes, des historiens, des philosophes, de toutes les disciplines, de tous les horizons (Sciences Po,
CNRS, universités de partout en France, universités de New York,
de l’Iowa, du Minnesota, de Genève, de Verone, de Berlin…) y ont apposé leur nom.
Le texte et les signataires sont ici.
Prenez l’Europe. IL
veut faire adopter le presque-même-traité, expurgé de ses fautes d’orthographe les plus
grossières, que plusieurs états ont démocratiquement refusé. La Grande-Bretagne fait la fine bouche devant le mini-traité de notre mini-président. Tony Blair ne peut pas partir en laissant
l’image d’un homme dont le dernier acte politique a été de céder sur l’Europe. Les jumeaux polonais
ne veulent pas entendre
parler de nouvelles règles qui leur feraient perdre un poids considérable dans les décisions européennes. Et même si Sarkozy, à force de gesticulations (ça a marché en France, pourquoi ça ne
prendrait pas en Europe ?) parvient à convaincre ses « partenaires » européens, il devra encore faire les pieds au mur et pas mal de joggings télévisés
pour convaincre les 3/5 du parlement français de ratifier le projet.
L’état de grâce de
Nabot-Léon a été stoppé net par sa déconfiture électorale. Il n’a pas les pleins pouvoirs en France, l’opposition
citoyenne s’organise, sa stratégie incendiaire d’appel à
la traîtrise l’ouverture risque bien de faire pschitt, une partie de l’Europe le regarde de haut… Certes, il a encore de
la ressource et certainement pas mal de filouteries pour garder la main. Comme faire voter
la réforme des
universités,
le paquet (cadeau) fiscal ou
la
loi sur le service minimum pendant les vacances. Il n’empêche : je ne saurais trop vous conseiller d’acheter un vélo ou une bonne paire de chaussures de marche. En septembre, rentrée
pourrait bien rimer avec marche à pied.
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