Avez-vous remarqué comme la météo est restée bloquée sur la position "automne" depuis l'élection présidentielle ? Les plus taquins n'hésitent pas à dire que le premier fait est la conséquence du
second. Allons, ce serait accorder encore plus de pouvoir à
Nabot-Léon, qui n'en manque déjà pas. Mais, Mais... et si "la
petite crotte", comme l'appelait affectueusement l'ex de l'Élysée, avait réellement la capacité d'amonceler les nuages ?
Tenez, prenez par exemple la décision annoncée ce matin par
France Info et
l
'Est Républicain : Michel Dobkine, directeur de cabinet de rachida Dati, la ministre de le justice, vient de claquer la porte
après vingt ans de maison. Officiellement pour raisons personnelles. Alors que les médias font leur une sur la présentation de la n-ième réforme de la justice, ça fait tache.
Le plus beau dentier de la République n'en est pas à son coup d'essai. Son sale
caractère commence à étre légendaire place Vendôme : il y a trois semaines, c'est le chef de cabinet, Olivier Ubeda, par ailleurs ancien directeur des relations publiques de l'UMP, qui avait pris
ses cliques et ses claques. Une double démission rarissime, voire inédite. Il faut dire que le parcours exceptionnel de Rachida ne lui a pas laissé le temps d'accumuler beaucoup d'expériences
professionnelles : à peine quatre ans de pratique judiciaire, quand les conclusions des travaux qui ont fait suite à l'affaire d'Outreau considèrent qu'un magistrat a besoin de cinq ans pour
faire correctement son métier.
A l'Assemblée, c'est le
nouveau centre des traîtres de l'UDF qui sème la zizanie. Les nouveaux centristes se sont fait
remonter les bretelles par le très intègre Jean-François Copé (qui, à
l'issue des grandes distributions post-électorales, n'a pu hériter que de la présidence du groupe UMP). Copé a tenu à montrer ses muscles après que les députés néo-centristes aient déposé
un amendement sur le projet de loi du bouclier fiscal. François Sauvadet, lui aussi président de son groupe et pas franchement impressionné,
a répliqué que la majorité n'était pas "un pensionnat" et n'avait "pas besoin d'un surveillant général". Même à l'UMP, on trouve la
méthode pour le moins arrogante : le député René Couaneau a déclaré qu'il n'avait pas "vocation à être un godillot" et ne comptait pas se "mettre au garde à vous devant quelque oukaze que ce
soit", précisant que Copé doit apprendre "à ne pas taper du poing sur la table". Ambiance.
Troisième mauvaise nouvelle pour ceux qui nous dirigent : alors que l'Assemblée Nationale
vient de rejeter
une proposition de loi déposée par la gauche visant à abroger le CNE (Contrat Nouvelle Embauche), la cour d'appel de Paris vient, après celle de Bordeaux en juin dernier, de porter l'estocade
contre cette forme de précarité déjà mise à mal par différents tribunaux des Prud'hommes. L'affaire étant été portée en cassation, la décision des juges suprêmes est très attendue, aussi bien au
MEDEF que chez les syndicats, mais par forcément pour les mêmes motifs.
Finalement, le mari de Cécilia est tout à fait capable de diriger les nuages. Il pensait sans doute que son agitation permanente lui assurerait un ciel radieux. Mais il semblerait que trop de
mouvements épileptiques créent des vents contraires.
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