On va dire que je m'acharne, mais il faut croire qu'il le cherche. Devinez qui est encore conseiller général des Hauts de Seine ?
Gagné ! Officiellement, il clame à qui veut bien l'entendre (et même aux autres) que
rupture, qu'
ouverture, que
dépasser les clivages, que
faire de la politique autrement, que sais-je encore. Officieusement, il faut bien assurer les arrières.
On se souvient que, même si la chose lui avait été promise bien avant le premier tour de l'élection présidentielle, le
très
féministe Patrick Dévedjian avait piqué sa crise pour être bombardé le plus vite posible à la succession de Nabot-Léon à la présidence du Conseil Génral des Hauts de Seine (Nicolas Sarkozy
ayant lui-même succédé à Charles Pasqua, pour vous donner une idée de la chose...). Le problème est que pour élire un président de département, tous les sièges de conseillers doivent être
pourvus. Or, si le premier jogger de France avait démissionné de son mandat, comme il aurait du le faire s'il était en accord avec ses discours moralisateurs, il aurait provoqué l'organisation
d'une élection cantonale partielle pour le remplacer. Si on sait déjà que le fauteuil reviendra à une adjointe de la mairie de Neuilly (il faut que ça reste en famille...), restait à organiser le
bon timing. Les élections ne pouvant pas se tenir pendant les vacances scolaires, il aurait fallu attendre la rentrée, soit plusieurs mois pendant lesquels l'élection de Patrick Devedjian
n'aurait pas été possible, et cette période aurait pu donner des idées à tous ceux et toutes celles qui croient en leur chance.
Pour couper court, Sarkozy a donc tout simplement décidé de conserver son mandat d'élu local (un président de la République qui est aussi élu local, c'est très "rupture") juste le temps de faire
élire son poulain qui lui faisait des crises de nerfs à répétition en réclamant son du.
A ce jour, le président de la République est toujours élu du Conseil Général, comme le prouve cette image extraite aujourd'hui même sur le site internet du Département.

On y lit clairement qu'
el presidente est à la fois conseiller général et président de la République. Ce n'est donc pas un oubli de sa part ou une information qui ne serait pas à
jour...
Il finira bien par lâcher les accoudoirs, maintenant que la relève est assurée. Mais quelques mois supplémentaires à 2500 euros d'indemnités mensuelles, ça ne se refuse pas.
sources :
rue89.com,
Marianne
Audiard disait "les cons, ils osent tout, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait", j'ai peur que ce gouvernement ose tout mais qu'il ne soit pas si con que ça ! Espérons que nous, nous pouvions encore faire preuve d'intelligence.