Nabot-Léon se prend-il VRAIMENT pour Kennedy ? A t-il réellement l'intention de gérer son image à l'américaine ? Il semble que ce soit le cas. Le nerveux revanchard continue d'agir comme s'il
était un fils de mendiant entré par effraction dans un magasin de jouets de luxe. La vraie rupture est là : ses prédecesseurs magouillaient en douce, serraient les fesses pour ne pas se faire
prendre dès lors qu'ils sortaient prendre le soleil en chemisette dans les jardins des hôtels chics dans lesquels ils étaient descendus sous un faux nom. Le nouveau président fait tout le
contraire : tout le monde sait qu'il prend son pied à tirer les plus grosses ficelles politiciennes, qu'il passe son temps à manoeuvrer en coulisses, et non content que cela se sache, il bombe le
torse dès qu'un objectif de caméra pointe le bout de sa lentille, se fait une tête de candide carnassier et flatte la populace, qui en redemande. Cette même populace qui ricane du peuple
américain qui a élu par deux fois George Bush. Il n'y a pas si longtemps, les mafiosi n'étaient pas plus arrogants. A quand les chaussures bicolores à l'Elysée ?
Dans le New Hampshire, on savait depuis plusieurs semaines que le président français allait venir tester son nouveau maillot de bain dans le lac de Springfield Point et que Cécilia se
repoudrerait le nez dans l'une des onze salles de bain de la villa à 30 000 dollars la semaine que possède Mike Appe, un pote de Bill Gates. Des "locaux" expliquent ainsi que les routes alentours
ont été refaites dernièrement, et que les services secrets français faisaient régulièrement des repérages dans le coin, y compris sur le fameux lac. Mais rajoutent-ils, rien que du normal :
"c'est le président de la France" explique un autochtone en Français, "pas un péquenaud". Ah bon, c'est incompatible ?
Chez nous : rien. Deux jours avant son départ on laissait à peine entendre que "le président
pourrait choisir l'Amérique du Nord" comme lieu de vacances. A ce niveau de journalisme, ce
n'est plus de l'incompétence, c'est carrément de la manipulation.
En passant, le
Nouvel Observateur nous apprend que
la villa de Wolfeboro "se situe à une centaine de kilomètres de Kennebunkport, une résidence d'été appartenant à la famille Bush où, début juillet, le président George W. Bush avait reçu son
homologue russe Vladimir Poutine". Encore un hasard.
Le président français, qui manie mieux les livres de compte de son cabinet d'avocats que les traités philosophiques, admire les Etats-Unis d'Amérique comme les enfants aiment les westerns. Il est
l'ami de George Bush, un ancien alcoolique qui a décroché grâce à une secte et qui est devenu président grâce aux pétrodollars de son papa et à l'abrutissement des électeurs. Le français a adopté
la même technique : beaucoup d'argent, la soif du pouvoir (ou de revanche ? Il faudra bien qu'une armée de psys se penche sur son cas un de ces jours...), quelques énormités envoyées au bon
moment (se faire passer pour le défenseur des petites gens, par exemple), et le tour est joué. Plus c'est gros, plus ça passe. Chirac se faisait volontiers passer pour un inculte et un maladroit
pour faire "près du peuple". Son successeur n'a pas à faire semblant, mais le résultat est malheureusement le même : ça fonctionne.
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