On s'habitue à tout. Même à voir et à entendre
Nabot-Léon matin, midi et soir dans les journaux. Sa petite entreprise de matraquage
médiatique ne connait pas la crise. Elle tourne à fond les manettes, va de plus en plus loin dans l'affichage, dans la manoeuvre et dans
la manipulation médiatiques. Progressivement, l'artillerie lourde se déploie. On croyait avoir tout vu juste après l'élection :
Fouquet's, jet privé, yacht de luxe... Ce fût certes un coup de massue, mais ce n'était finalement pas grand chose. Depuis, on a eu droit à une liste sans précédent de "coups" parmi lesquels la
visite d'un dictateur sanguinaire, une incroyable escapade sentimentale chez Disney avec une ex top-modèle ex-chanteuse
qui s'est tapé le-tout-Paris-et-même-plus et dernièrement, re-jet privé, séances photos du trop-cool-président avec sa
nouvelle amie en Egypte. Ça me rappelle l'émission
Surprise sur prise, dans laquelle des personnalités connues tombaient dans
des pièges énormes, parfois montés à grands renforts d'effets à grand spectacle. Plus c'était gros, plus ça passait. Aujourd'hui c'est pareil. La technique médiatique de l'Elysées est d'enfumer
les esprits avec une actualité quotidienne HÉNAURME qui détourne des questions de fond et "l'autre" actualité :
évacuations de
sans-papiers particulièrement indignes,
pauvres délogés de leurs tentes à coup de matraque, etc.
Il ne faut surtout pas oublier que toute cette communication est étroitement contrôlée. Les infos dites "people" sortent sur décision du pouvoir. Depuis le début, Sarkozy utilise les journalistes
et les photographes comme bon lui semble.
Et ça ne date pas de son élection. Restons en Egypte : j'apprends ce matin que la
police égyptienne a "
procédé à des tirs de sommation pour éloigner les
photographes" de l'embarcation sur laquelle il faisait bronzette avec l'
élue de son coeur (défense de rire). Un journaliste de France 24 a été
interpellé par la police après qu'il ait photographié la villa de
vacances du french president, ; la carte mémoire de son appareil photo a été effacée. D'autres photographes se sont fait confisquer leurs appareils.
Sans doute
Nabot-Léon n'a-t-il pas le pied marin, car au cours de son séjour états-unien, c'est déjà sur un bateau qu'il avait
piqué une grosse colère contre des photographes.
Une autre info en passant, pas entendue non plus dans l'hexagone, et qu'il faut aller chercher chez les cousins québecois : des parlementaires égyptiens "
se sont élevés contre la visite dans leur pays du président français Nicolas Sarkozy, parce qu'il a partagé sa
chambre avec sa compagne Carla Bruni." Cet homme ne respecte décidément rien !
Allez, comme je suis d'humeur moqueuse ce matin, je ne résiste pas à une descente dans les basses fosses de la sous-presse pour vous inviter à feuilleter
ce petit diaporama qui illustre le "style Sarkozy". Oui, c'est facile.
[Mise à Jour]
La police égyptienne a décidé, avec la complicité -au moins passive- de la délégation française, de muscler son action de surveillance du
roitelet français. Un journaliste a été violemment pris à parti par un policier égyptien lors du footing de Sarkozy et Kouchner. Jeté à
terre, appareil photo brisé, coude gauche fracturé par une clef de bras, arme pointée sur la tempe, interpellation... sous l'oeil indifférent d'un garde du corps français qui participait au
footing. Tous les détails sont à lire
sur le site de Libération.
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