Une fois n'est pas coutume, soyons optimistes.
Il n'y a pas si longtemps, j'évoquais
le hold-up sarkozyen sur le NON français au référendum de mai 2005. J'indiquais aussi
qu'une certaine gauche (le gauche certaine !) ne désespérait pas d'obtenir un nouveau référendum pour l'adoption du mini-traité imaginé par le mini-président. Ce matin a eu lieu à l'Assemblée
Nationale l'examen d'un texte proposé par le Parti Communiste demandant l'organisation d'une nouvelle consultation populaire. Sans surprise,
le texte a été rejeté par les députés, mais dans des proportions plutôt encourageantes : 176 voix contre, 140 pour. Du coup,
les "ouistes" du PS se retrouvent désavoués par leurs députés.
En 2005, la bataille avait été homérique dans tous les camps, faisant exploser les clivages traditionnels, les communistes se retrouvant à défendre le NON comme le Front National (mais pour des
raisons diamétralement opposées) alors que la droite et une partie du PS combattaient pour le OUI (pour des raisons assez proches). Le fracture au sein du PS a laissé des séquelles, et ce parti
de centre gauche boite encore, atomisant la première et seule véritable opportunité à ce jour de faire mordre la poussière à la bande à Sarko. Car, sans vouloir remuer le couteau dans la plaie
(beurk !), il faut rappeler que, grâce à un
sursaut de la gauche aux élections législatives d'après présidentielle, l'UMP
n'a pas obtenu son tsunami bleu et n'a pas atteint les trois cinquième des sièges qui leur auraient permis d'avoir les mains entièrement libres. Les atouts sont sonc dans la manche du PS.
L'arrogance Les méthodes de l'Elysée devenant de plus en plus transparentes au fil des mois, la "magie" s'estompe au contact de la réalité, et de plus en plus de
cocus français rêvent de faire ravaler sa morgue au
nouveau marié de la presse
people. De fait,
l'espoir renaît chez les "nonistes"
qui se rêvent en tombeurs de
nabot-léon.
On se prend à espérer que l'opposition se mette à s'opposer, que les mobilisations organisées jusqu'au vote du Congrès (députés et sénateurs) le 4 février prochain à Versailles s'amplifient, et
que le point d'orgue des manifestations, le 2 février à la halle Carpentier à Paris, fasse suffisamment de bruit pour faire vaciller le président et provoquer le miracle.
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