Chères lectrices, chers lecteurs,
Nous sommes dimanche et il est cinq heures du matin. Comme je le pressentais depuis quelques jours, mes maîtres vont partir en vacances. Dans une heure, ils vont me forcer à entrer dans mon
minuscule sac de voyage tout défoncé, dans lequel je peuxà peine me retourner, et vont me déposer chez un quelconque cousin, car, cette fois, ils ne m'emmènent pas avec eux. Je ne pourrai pas
vous écrire pendant au moins dix jours, peut-être plus.
C'est avec beaucoup de tristesse que je vous dis, provisoirement, au revoir. J'espère que quand mes maîtres reviendront en France,
le pays sera encore une
démocratie. N'oubliez pas qu'en 1933, un petit moustachu d'origine incertaine est arrivé légalement à la tête de l'Allemagne, comme ça, l'air de rien. Et quand j'entends les commentateurs
"raisonnables" pousser des cris d'orfraie dès lors qu'un mot comme "rafle" est écrit ou prononcé quelque part, je me dis qu'il est temps de renforcer les cours d'histoire à l'école primaire...
Quand un "président de la République dit à un contradicteur "
casse-toi pauvre con", où en est la dite
"république" ?
Je vous souhaite bonne chance comme je souhaite de bonnes vacances, malgré tout, à mes maîtres. Les chats ne sont pas rancuniers. Mais bon, ils n'ont pas
nabot-léon comme président !