Vendredi 18 janvier 2008

Si vous ne connaissez pas l'excellent Philippe Katerine,  tant pis pour vous.  Auteur, compositeur, interprète, mais aussi acteur ou réalisateur à ses heures gagnées,  Katerine est un Artiste salutaire. Pour preuve cette belle chansonnette qui rend hommage au couple présidentiel en posant une question fondamentale : d'où vient la popularité de nabot-léon. Grande question s'il en est...




Merci à Fabien, lecteur récent mais assidu du blog, de m'avoir envoyé cette décharmante virgule musicale.



[MàJ]
Heureusement qu'en face des blogueurs impénitents toujours près à relayer une "info" sans même la vérifier, il reste quelques journalistes qui font leur travail. Le site de l'hebdomadaire Marianne a donc contacté Philippe Katerine pour lui demander s'il était réellement l'auteur de cette parodie. Réponse : non !
Je puise régulièrement des informations sur ce site, mais j'avais loupé celle-ci, et je remercie Adrien de m'avoir laissé un commentaire pour corriger l'erreur.

Cela dit, la parodie est assez réussie.
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Jeudi 17 janvier 2008
L'avant-dernière livraison des Insuccès en spectacle des CowBoys Fringants est disponible au téléchargement. Si vous tombez de la lune, mettez-vous au parfum ici.

Dois-je rappeler que c'est toujours aussi gratuit, et que vous avez toujours le droit de faire un p'tit don de 0,99 dollar canadien par morceau à la fondation Cowboys Fringants qui finance et dirige des projets à vocation écologique ?

Voici le lien pour télécharger directement les morceaux :

14 - Plattsburg
15 - le Hurlot


Pour mémoire, les morceaux précédents se trouvent ici :
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Mercredi 26 décembre 2007

Je n'ai pas une minute à moi et j'ai pris du retard...  Cinq nouveaux morceaux  des Insuccès en spectacle des CowBoys Fringants sont disponibles au téléchargement. La piqûre de rappel pour tout comprendre est par ici.

Voici le lien pour télécharger directement les morceaux :

  9 - M'a vivre avec toi
10 - Le réel de la patate pilée
11 - Les routes du bonheur
12 - Gaétane
13 - La noce

C'est toujours aussi gratuit, et vous avez toujours le droit de faire un p'tit don de 0,99 dollar canadien par morceau à la fondation Cowboys Fringants qui finance et dirige des projets à vocation écologique.


Les morceaux précédents se trouvent ici :


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Samedi 10 novembre 2007
Le petit Nicolas a un gros problème : quand ça veut pas, ça veut pas. "C'est  comme ça, c'est la vie."




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Vendredi 5 octobre 2007

Voilà que revient de façon presque rituelle l'annonce de deux nouveaux morceaux des Insuccès en spectacle des CowBoys Fringants disponibles au téléchargement. Si vous tombez de la lune, relisez donc cet article.

Voici le lien pour télécharger directement les morceaux :

7 - Graseille
8 - rue Chapdelaine

C'est toujours aussi gratuit, et vous avez toujours le droit de faire un p'tit don de 0,99 dollar canadien à la fondation Cowboys Fringants qui finance et dirige des projets à vocation écologique.

Les morceaux précédents se trouvent ici :

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Vendredi 17 août 2007

Deux nouveaux morceaux des insuccès en spectacle du groupe québécois Les CowBoys Fringants sont disponibles au téléchargement. Cliquez sur les titres pour les télécharger :

5 - les bons légumes
6 - Évangéline

C'est toujours aussi gratuit, et vous avez toujours le droit de faire un p'tit don de 0,99 dollar canadien à la fondation Cowboys Fringants qui finance et dirige des projets à vocation écologique.

Les morceaux précédents se trouvent ici :
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Lundi 6 août 2007

Il y a quelques années, on disait qu'en passant certains disques vynil à l'anvers, on entendait des incantations diaboliques et toutes sortes d'émanations sonores de l'au-delà. En fait, tout support de contenu fait potentiellement l'objet de ce fantasme de message crypté. Rappelez-vous des attentats du 11 septembre : les terroristes auraient communiqué entre eux en cachant des messages dans de banales images électroniques. On est bien loin de l'encre sympathique au jus de citron des castor Junior !
Les techniques modernes ne cessent d'évoluer, et l'une des plus récentes découvertes va sans aucun doute révolutionner la communication et bouleverser toutes la structure de la société. Des chercheurs -français, s'il vous plaît- viennent de mettre au point un détecteur de mensonges. Attention, il ne s'agit pas ici d'un sismographe miniature rangé dans une vulgaire valisette qui prend votre pouls, non, je vous parle d'une véritable merveille de technologie qui traduit les pensées réelles qui se cachent derrière les discours. Evidemment, les premiers essais ont eu lieu sur les discours politiques. Je vous propose, à titre d'exemple, d'écouter un extrait (6 minutes) de la petite musique et de la réalité du propos qui se cache dans le crâne de François Fillon (le premier ministre de la France, vous vous souvenez ?) lors de son discours de politique générale au parlement au début de l'été.







Vous l'avez compris, il s'agit d'un montage. Dans ce domaine, les allumés de Polémix et la voix off sont devenus de véritables orfèvres. Jouant sur un son décalé et des approximations techniques volontaires qui marquent la frontière entre la dérision et la manipulation , leurs créations sont dignes des meilleures farces de potaches. Mais au-delà de la grosse poilade, la démarche est salutaire : en ces temps de bienpensance et de black-out médiatique, il est particulièrement sain que quelques ilôts de résistance caricaturent avec talent les petits qui nous gouvernent. Les guignols sont fatigués, Charlie Hebdo n'est pas encore diffusé dans les écoles, et les collages sonores de Polémix ont une force nouvelle et absolument réjouissante.

Je ne peux donc que vous inciter fortement à aller écouter les bijoux de ces clowns qui ne manqueront pas de vous karchériser les oreilles après les litanies lénifiantes des journaux de 20 heures. Grâce à Polémix et la voix off, jamais la rubrique "mes oreilles leur disent merci" n'aura aussi bien porté son nom !


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Vendredi 27 juillet 2007

Pour faire suite à cet article et à celui-ci, voilà que les troisième et quatrième morceaux des Insuccès en spectacle sont disponibles au téléchargement.

Cliquez sur les titres pour les télécharger :

3 - cass de pouëlle
4 - tendresse/Paul


Comme vous le savez maintenant, vous avez le droit de faire un don à la fondation Cowboys Fringants qui finance des projets de sauvegarde de la Nature en cliquant ici.

Les morceaux précédents se trouvent ici :
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Jeudi 28 juin 2007

Je ne vous présente plus les CowBoys Fringants puisque je l'ai déjà fait dans cet article. Vous savez aussi que le groupe propose de télécharger légalement ses insuccès en spectacle, série de morceaux live et inédits.
Le numéro 2, intitulé la culbute, est disponible en cliquant ici (téléchargement direct).
Comme d'habitude, en échange du morceau, vous avez le droit de faire un don de 0,99 dollar canadien à la fondation Cowboys Fringants qui gère des projets liés à la protection de la nature. Pour faire un don, c'est par ici.

Retrouvez le premier morceau en cliquant ici.
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Mercredi 27 juin 2007
cabrel.png
Je m'en viens vous parler d'un disque que je n'ai pas écouté. QUE je n'ai même pas acheté, et que je n'achèterai pas. Je m'en viens vous parler de Monsieur Francis. Oui, cela fait tellement longtemps que je le connais que je l'appelle par son prénom. Comment ça, je n'ai même pas deux ans ? Dites donc, il faudrait suivre un peu : je vous rappelle que les chats ont 7 vies. Et, d'aussi loin que je me souvienne (comme dirait quelqu'un dont je ne manquerai pas de vous entretenir un de ces jours), Francis Cabrel a toujours accompagné les miennes. Et ça fait trente ans que ça dure. Je le sais parce que... ben parce qu'un double et triple album vient de sortir, qui s'appelle opportunément "L'essentiel 1977-2007". Dans ce fourre-tout magnifique et tellement frustrant, on retrouve bien sûr les oeuvres qui ont façonné l'image de l'artiste : Petite Marie, celle sans qui rien ne serait peut-être arrivé, Je l'aime à mourir, l'encre de tes yeux, La Dame de Haute-SavoieEncore et encore, Sarbacane, C'est écrit, Je l'aimais, je l'aime et je l'aimerai, Hors-Saison... Toutes celles-ci font déjà partie du patrimoine. Toutes évoquent le troubadour qui chante des chansons d'amour, l'indécrottable campagnard hors du temps qui vit sur son petit nuage. Si Francis Cabrel, ce n'était que ça, ce serait déjà bien. Mais c'est bien plus. Cabrel sait lire dans les âmes. Il sait peindre les souffrances les plus intimes et les plus intimes des coeurs (C'était l'hiver, Leila et les Chasseurs, elle dort), les siennes propres, éprouvées ou devinées (Je pense encore à toi, Je te suivrai, les gens absents). Il peint comme personne les paysages mélancoliques (C'était l'hiver, encore, Octobre, les Chevaliers Cathares, Hors-Saison). Il chante les petits plaisirs de la vie, ces grands tout et ces petits riens authentiques qui font que la vie vaut d'être vécue (La fille qui m'accompagne, Le reste du temps, Bonne nouvelle). Il se rebelle aussi (mais si !) contre le racisme (Saïd et Mohamed), la déshumanisation de la société moderne (ma place dans le trafic), l'hypocrisie générale (Le monde est sourd).
Il paraîtrait que Francis Cabrel est fainéant. Qu'il prend du bon temps dans la vie, et que, de temps en temps, hop, il sort un disque. Moi, j'appelle ça de l'art. Un rythme de vie aussi étudié qu'un rythme musical, paisible et salvateur. Et puis quoi ? Onze albums studio, trois albums live, deux compilations, un album en espagnol (un peu collector, celui là !), ça commence à faire, non ?
Dans cet  "essentiel", le plus réjouisssant est assurément dans tous ces titres qui sont peu ou pas du tout connus, ceux qui ont une histoire un peu différente, ceux qui...
Saviez-vous par exemple que les Chevaliers Cathares n'existe (à ma connaissance) qu'en version en public ? Cette chanson évoque la solitude d'un ensemble monumental symbolisant des chevaliers cathares (!) sur un bord d'autoroute. Je parie que vous êtes déjà passés devant en vous demandant "mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?" Ainsi présenté, ce n'est pas forcément palpitant, mais à l'écoute, je vous garantis que c'est aussi prenant qu'un roman d'Henri Gougaud.
Saviez-vous que Rosie est l'adaptation d'une chanson de Jackson Browne de 1977 ?
Saviez-vous que Quand j'aime une fois j'aime pour toujours est une chanson écrite et interprétée par l'excellent québecois Richard Desjardins ?
Saviez-vous que Les passantes est à l'origine un poème d'Antoine Pol mis en musique et interprété par Georges Brassens ?
Saviez-vous que Répondez-moi a été repris, en son temps, par Nana Mouskouri ?

Sur cet album, on trouve aussi une chanson en espagnol de Fito Paez, interprétée en duo avec Mercedes Sosa, une reprise du Gorille de Brassens, une chanson inédite... et sur la version limitée, un DVD supplémentaire propose cinq clips et une chanson en spectacle.

Tout l'univers de Francis Cabrel, esquissé en trente-sept titres. Forcément partiel, forcément frustrant, et déjà magnifique. Que manque-t-il ? Tout. Les dizaines et dizaines d'autres chansons. Si vous connaissez peu Francis Cabrel, achetez ce disque sans hésiter. Si vous le pouvez, achetez tous ses albums (on trouve les plus anciens à prix cassés). C'est un excellent investissement qui vous réconciliera avec la profonde simplicité des choses et l'évidence du miracle de la vie. Vous allez voyager au rythme des accords de blues, la musique de l'âme. Vous allez découvrir que les mots sont des notes, que ceux de Cabrel sont des dentelles sonores et que cet homme là, plus qu'un artiste, est un artisan, un calligraphe des sons, un ciseleur, un polisseur. Surtout, vous allez comprendre que toutes les chansons sont des chansons d'amour.
par Tiger publié dans : mes oreilles leur disent Merci
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