Vendredi 2 mai 2008

Et si les Guignols de l'info, lorsqu'ils singent le racisme du sinistre Hortefeux, étaient en-dessous de la réalité ? Le nouveau scandale d'un membre du ministère du racisme tend à prouver que l'arrogance étatique en matière d'immigration et d'étrangers en général montre l'état d'esprit dans lequel évolue la politique française en la matière.

Mercredi 30 avril, un homme normal (blanc) fait ses courses dans le supermarché Carrefour de Charenton-le-Pont. Comme il paie par chèque (un moment supérieur à 500 euros, le pouvoir d'achat de certains se porte bien...), un membre de la sécurité est appelé pour contrôler la concordance des papiers du client avec le chèque. Le client s'appelle Gautier Béranger et porte la casquette d'adjoint de Patrick Stefanini, le secrétaire général du ministère de l'immigration, en charge du pôle communication du ministère. Le vigile n'a pas de nom connu, mais il est noir, comme tout bon vigile qui se respecte. Et un gros con de blanc obligé de faire contrôler ses papiers par un noir, c'est insupportable pour le fonctionnaire, qui prend la mouche, traite le vigile de "sale noir" et lui annonce en substance qu'il peut s'asseoir sur son boulot.

Contacté par le Canard Enchaîné, Gautier Béranger a d'abord démenti, comme le rapporte Libération : « Vous me l’apprenez, je n’en reviens pas», et affirme avoir "discuté très gentiment avec un Monsieur fort sympathique d’ailleurs, je me suis juste inquiété de savoir où il partait avec mes papiers et lui m’a demandé où je travaillais » avant de finalement conclure  « rien de pire que les agressions raciales, ça je ne l’accepte pas ! ». Pour un chargé de communication, la stratégie de défense est un peu courte. Le Nouvel Observateur ajoute que le gentil blanc aurait aussi menacé de « renvoyer dans son pays » le pauvre vigile, ignorant sans doute qu'un noir peut être citoyen français.

Le vigile a porté plainte,  soutenu par le témoignage des employés présents. Ce vendredi 2 mai sur France Inter, il a expliqué que depuis son dépôt de plainte, il subit de nombreuses pressions. Le fonctionnaire aurait présenté ses excuses à la direction du magasin, mais pas directement au vigile. Ce dernier a cependant affirmé que si le bon blanc s'excusait auprès de lui, il retirerait sa plainte.

Cet épisode tend à prouver que le ratissage de l'électorat lepeniste par nabot-léon n'était pas qu'une posture de campagne. Souvenez-vous de l'arrogance affichée par les camarades policiers quand le chef de la France n'était que ministre de l'intérieur : le même type de comportement semble être de mise au ministère des expulsions et du racisme d'état. Maréchal, nous revoilà !
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Mercredi 30 avril 2008

Parce que nabot-léon possède un réel talent d'enfumeur des foules crédules, il a réussi à se faire élire président de la République. Il a par la suite du fournir un effort conséquent pour prouver qu'il était avant tout un petit machin frustré avide de pouvoir, essayant de compenser je ne sais quelle frustation liée à l'attitude de son immigré de papa envers sa petite famille. Malgré tout, il continue à apprécier les pugilats médiatiques et les actions de propagande telles que son intervention récente à la télévision.

Certes, aujourd'hui, il est au plus bas dans les sondages, à tel point que d'aucuns lui conseillent, un brin ironiques, de dissoudre l'Assemblée et d'appeler à voter à gauche pour installer une cohabitation qui, en son temps, a déjà fait remonter la côte de popularité des anciens présidents. Il n'empêche qu'en dépit de sondages abyssaux, l'excécrable politique de détricotage continue, même si elle ne touchera pas tout le monde de la même façon (ah ! la belle surprise). Au petit jeu de l'info qui énerve, c'est le site internet du journal Marianne qui vient gratter là où ça démange en ce moment : les retraites. Les journalistes de marianne se sont livrés au calcul de la future retraite du soldat Fillon. Le résultat satisferait plus d'un cotisant : la retraite de l'actuel premier ministre frôlera les 8000 euros bruts mensuels. Parallèlement, les effets de la politique économique mise en place commencent à porter leurs fruits, puisque, c'est officiel, les pauvres s'appauvrissent. L'observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes) a publié ce mardi son cinquième rapport, confirmant ainsi la bonne nouvelle en présence de Martin Hirsch, l'ex-patron d'Emmaüs passé au gouvernement. C'est une bonne nouvelle pour nos dirigeants qui voient ainsi l'un des grands projets élyséens se concrétiser.

Qui a dit que la politique de "la bande à sarko" ne fonctionne pas !?!



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Vendredi 18 avril 2008


On pensait que l'Amérique bushienne influençait la vieille Europe : après Sarkozy, le très atlantiste guignol Berlusconi vient de reprendre la tête de la botte. Or, il semble bien que ce soit le contraire qui se produise : l'Europe influence l'Amérique ! Et, cocorico, c'est grâce à la clairvoyance des français, qui ont choisi pour capitaine le visionnaire nabot-léon, que le miracle s'est accompli : Georges Bush n'est plus que la copie, le singe imitateur du modèle Sarkozy.

Georges Bush a cependant sa fierté. Ne pouvant supporter d'être à la traîne d'un frenchy encore plus petit que lui, W. a décidé que pour lui aussi le temps était venu de changer d'épouse. Ce mercredi 16 avril 2008 restera donc dans les annales de l'Histoire nord américaine comme le jour où le président des Etats-Unis a officiellement présenté urbi et orbi sa nouvelle compagne, confirmant les rumeurs qui affirmaient depuis plusieurs années que ces deux-là entretenaient une relation sérieuse.

Pour la cérémonie, la nouvelle épouse de Georges était vêtue d'une longue robe de mariée immaculée signée par un grand couturier italien. Seule fantaisie : un signe ostentatoire autour du cou, en or massif et diamants, d'une valeur de plusieurs dizaines de milliers de dollars. L'heureuse élue a bien pris soin de montrer son alliance aux photographes, comme on peut le voir à la une d'un journal gratuit du 17 avril.





Tous mes voeux de bonheur aux nouveaux mariés, et bon courage aux autres !


par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Dimanche 13 avril 2008

(Tout d'abord, je tiens à présenter mes excuses aux lecteurs pour ce calembour désolant)


Cher monsieur Ducon, vous avez décidé que le bas peuple ne méritait pour instruction que celle qui était utile à leur emploi dans les usines et les sociétés de vos amis entrepreneurs ; que "les gens" devaient vouer leur vie à leur travail pour pouvoir subvenir aux besoins de leur descendance, et qu'ils devraient "travailler plus" pour payer leurs lubies de riches telles que les vacances ou autres loisirs, ces loisirs qu'ils n'auront plus le temps d'apprécier quand ils auront réuni les sommes nécessaires.

Vous, vous avez des copains pourvoyeurs de yachts de luxe et de grands domaines partout dans le monde ; vous avez aussi l'ensemble des résidences présidentielles entretenues grâce aux impôts des salariés cités plus haut. l'hôtel de Marigny, le fort de Brégançon, le château de Rambouillet, le domaine national de Marly, ou encore le domaine de Souzy-la-Briche, autant de lieux sympathiques pour aller s'oxygéner le temps d'un week-end. Je parie que vous ne payez même pas le RER... Vous avez prouvé que ce n'était pas encore assez en décidant de vous octroyer une augmentation à trois chiffres avant la virgule (en pourcentage). Rassurez-vous, je ne vais pas énumérer tous les (mé)faits de la même eau que vous avez commis depuis votre accession au trône, et encore moins ceux, connus ou moins connus, des périodes précédentes. Ce blog n'y suffirait pas, il faudrait un annuaire, voire une encyclopédie.
Cependant, permettez-moi de vous rappeler qu'il y a deux types de dirigeants chez les humains : ceux qui souhaitent le bien de leurs administrés et ceux qui s'activent à leur bon plaisir. Enfin, en théorie : de la première catégorie, aucun nom ne vient à mon esprit de félin irrespectueux. Il faut reconnaître que pour n'importe quel animal doué d'un semblant de jugeote, la psychologie des humains est d'une finesse qui se rapproche plus de celle des dinosaures que des civilisations évoluées telles que les fourmis, les rats ou les chevaux sauvages. D'ailleurs, le règne animal dans son ensemble s'accorde à prédire qu'après les dinosaures, vous serez la prochaine espèce ayant envahi la planète à disparaître pour cause d'inadaptation chronique à la vie.

L'une des composantes majeures du bien-être des êtres humains est le sentiment d'élévation sociale. En refusant à la majorité silencieuse toute possibilité d'évolution, vous créez les armées de petites mains qui confortent la position de ceux qui les dirigent. L'histoire montre l'évolution des outils : à la force brute des anciens temps ou des pays lointains, l'Occident moderne triomphant (mais pour encore combien de temps ?) préfère des armes plus subtiles et bien plus efficaces : l'ignorance, la communication, la consommation.

Vos prédecesseurs prenaient soin de sauver les apparences, vous n'avez même pas cette attention, tout occupé que vous êtes, sûrement, à découvrir tous les atours de votre dernier jouet. Emporté sans doute par vos élans sanguins, vous avez opéré le mariage de la modernité et de la tradition, en ajoutant les méthodes brutales à celles de vos amis des médias, chargés des opérations subtiles de décervelage du peuple. Vous avez initié les grandes manoeuvres dans l'Education : suppression de 11200 postes, parmi lesquels des enseignants bien sûr, mais aussi des intervenants dans le cadre du soutien scolaire comme l'indispensable RASED, véritable pompier contre l'échec scolaire.

Vous avez voulu (et tentez chaque jour) de liquider l'héritage de mai 1968 ; ce sont vos propres mots. En cette année de quarantième anniversaire du soulèvement étudiant, vous avez réussi à provoquer la colère des lycéens qui déscendent en masse dans les rues. L'Histoire bégaierait-t-elle ?

En plus, vous êtes mesquin. Déjà, crier à la transparence et au "je 'nai rien à cacher", c'est louche. Mais justifier la suppression de postes d'enseignants par la baisse démographique, c'est nul. Vos "super conseillers" sont -ils fatigués ? La baisse démographique devrait être l'occasion idéale pour alléger (un peu) les classes surchargées (dans les établissements publcs, elles le sont toutes). Vous qui n'avez à la bouche que les comparaisons avec nos voisins européens (ah, la florissante économie allemande ! Oh, le beau système éducatif scandinave !), prenez donc exemple, au hasard, sur la Suède, qui investit massivement dans l'éducation.

Enfin, vous qui voulez changer l'état d'esprit de votre peuple, commencez donc par travailler à rétablir l'image des enseignants, non en leur adressant une navrante "lettre aux éducateurs" dégoulinante de pensées lénifiantes, mais en leur donnant les moyens de travailler et de se faire respecter. Les enseignants ont le devoir d'enseigner, non d'éduquer ; cette charge revient aux parents de plus en plus démissionnaires et qui souvent, non contents de juger le travail des professeurs (selon quels critères ? A t-on déjà vu un enseignant donner son avis sur le travail d'un parent d'élève ?), dévalorisent l'image de ces derniers en leur faisant porter la responsabilité des comportements ou des résultats inappropriés de leur progéniture.

Les profs sont nuls, c'est bien connu. Ces fonctionnaires toujours en vacances, qui ne travaillent que quelques heures par semaine et sont en vacances la moitié de l'année, sont des gouffres à budget et il était  temps qu'un homme courageux se lève et mette fin à l'une des pires injustices de la société française. Vous avez décidé d'être cet homme. Je vous souhaite de paisibles nuits.

Les profs ont aussi de l'humour. Pour preuve ce réjouissant message sonore qu'un lecteur facétieux m'a fait parvenir et que je m'empresse de faire partager à mes fidèles lectrices et lecteurs.




Alors, monsieur Ducon : vous tapez combien ?



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Mardi 11 mars 2008

Par ces temps d'hiver qui courent, il vaut mieux sortir couvert. A ce petit jeu, Nabot-Léon, qui montre de plus en plus son vrai visage, vient de se prendre une belle veste. Pour celui qui a été élu l'un des hommes parmi les plus élégants du monde à côté de Brad Pitt et lenny Kravitz, la dite veste a fait fureur. Et comme une belle image vaut mieux qu'un long discours :




On admirera le sourire crispé, l'inattention du président qui se fout de ce qui l'entoure comme de sa première épouse, et qui ne pense plus qu'à la baffe qu'il vient de se prendre devant les caméras. Dur dur de garder son sang-froid pour le chaud-bouillant mégalo-sanguin petit nerveux. Evidemment, cette scène fait appel à celle qui a déjà fait le tour du monde lors de l'inauguration du salon des vaches il y a quelques semaines et qu'à mon tour je relaie sans vergogne :




La détestable, prétentieuse, arrogante, cynique, méprisante et méprisable personnalité du premier monsieur de France continue de se révéler sous le mauvais vernis de l'ex-candidat. Même ceux de ses électeurs qui se sont laissés aller à une complaisante cécité pendant la campagne ne pourront pas garder les yeux fermés encore longtemps, et bientôt, le locataire de l'élysée n'aura plus que Gilbert Montagné pour le soutenir.

Voilà qui me donne une idée. A partir d'aujourd'hui, j'appelle tous les citoyens qui seront à proximité d'un déplacement de Nabot-Léon à se joindre à la foule de ses admirateurs, et, au passage de sa troupe, à lui tourner le dos ou lui balancer une petite remarque acide ostensiblement devant les caméras. A défaut, faîtes-vous filmer par le téléphone portable de votre cousin. Publiez votre vidéo sur Internet (ou envoyez-la moi, je me chargerai de lui donner l'audience méritée). Succès et gloire assurés. Les meilleures vidéos recevront un ticket pour quatre morceaux de viande et un  kilo de sucre. Date limite du concours : aux alentours de mai 2012.


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Samedi 26 janvier 2008

Ne regardant pas trop la télévision, je ne saurais dire si cette nouvelle a été médiatisée comme il se devrait. En tous cas, ce matin, rien sur France-Info. Pourtant, l'affaire est énorme, puisque nabot-léon, par l'entremise de son porte-flingue en jupons, la psychorigide ministresse de l'intérieur Alliot-Marie, a décidé de s'attaquer à la laïcité et à la loi de 1905. Egalement ministresse des cultes, et sous couvert de "modernisation", la successeuse de Sarkozy a présenté le 24 janvier ses projets de réaménagement de la loi sur la séparation de l'église et de l'état.
Depuis son intronisation à Latran, puis avec le discours de Ryad, on a bien compris que le mini-président se prenait pour le roi soleil directement élu par le ciel pour reprendre en main la fille aînée de l'église. Sauf qu'à cause du trou de la couche d'ozone, l'élu a du recevoir un peu trop de radiations célestes.
Les conséquences sur les fondements de la société française sont terribles. Après Guy Möquet, Jaurès, Blum, Sarkozy continue à remonter le temps. Françaises, français, le Moyen-Âge n'est plus loin.

Au-delà de l'idéologie, et comme il s'agit de Sarkozy, il convient de parler d'argent : Alliot-Marie propose en autres de revenir sur l'oppostion entre le "culturel" et le "cultuel". Il semble que le président ait le culte entre deux R... Depuis la loi de 1905, les associations cultuelles ne peuvent pas recevoir de subventions publiques, et c'est cette séparation qui, selon Alliot-Marie (comprenez Sarkozy) "mérite sans doute d'être revue".
Le risque est que des sectes profitent de l'aubaine pour bénéficier de l'argent public. Interrogée sur cette possibilité, la ministresse répond que "nous avons probablement besoin de repréciser ce que sont les dérives sectaires et leurs qualifications pénales". Excellent exercice de langue de bois : si cette phrase laisse sous-entendre (aux crédules qui veulent y croire) que le pouvoir va resserrer et préciser les critères qui définissent les sectes, elle peut aussi signifier que certains mouvements seront mieux considérés que d'autres. Au hasard : la scientologie. Ça tombe bien : l'illuminé de l'Elysée est très favorable à cette secte, considérée dans le merveilleux pays de son copain et modèle Georges Bush comme une véritable religion . Mais là encore, le petit nicolas à de l'ambition : Bush est proche des évangélistes (dieu l'a sorti de l'alcool ; si ça c'est pas un miracle !),  lui aura la scientologie. Déjà, alors qu'il n'était que ministre de l'intérieur, puis du budget, puis de l'intérieur (!), il avait cédé aux pressions de la grande secte, comme le rappelle ce reportage diffusé en 2005 sur Canal Plus :




On peut s'attendre à ce qu'une partie des impôts finance prochainement le pouvoir d'achat de quelques églises et des grandes sectes. Ami chômeur, camarade RMIste, si tu veux manger : convertis-toi !
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Mercredi 23 janvier 2008

Voilà une nouvelle qui m'avait échappé. Je l'ai trouvée par hasard sur le site de l'hebdomadaire Marianne : au cours de sa moisson de VIP qui a fait suite à son élection, nabot-léon a tenté d'acheter Yannick Noah, comme il l'a fait avec tant d'autres. C'est gonflé, car l'ex tennisman chanteur avait largement pris parti pour Ségolène Royal au cours de la campagne présidentielle, allant jusqu'à déclarer qu'il quitterait la France si Sarkozy était élu.

Au cours d'un concert au Zénith de Paris, Yannick Noah reçoit dans sa loge quelques envoyés du président qui lui proposent un concert au champ de Mars (au pied de la tour Eiffel, donc) pour le 14 juillet., contre une belle somme d'argent pour son association Fête le mur. (et bien sûr pour une belle photo de propagande en compagnie du petit président, mais ça n'est pas dit explicitement). En plaisantant, l'artiste explique qu'il acceptera si la somme proposée est multipliée par quatre. Mais "l'entourage présidentiel" ne comprend pas les blagues et est opaque au deuxième degré. Le lendemain, Yannick Noah apprend que sa proposition a été acceptée. Visiblement, une image de Sarkozy triomphant n'a pas de prix, et l'argent ne semble pas être un problème à l'Elysée. Bien entendu, Noah refuse.
(A ce stade du récit, j'ôte mes pattes du clavier et je me délecte en imaginant la tête des encostumés élyséens qui viennent de se faire cocufier par un grand noir... comme quoi on est toujours le cocu de quelqu'un : de Noah, de Kadfhafi, de Carla...).


Curieusement, cette information n'a pas fait le tour des médias (alors qu'elle a assurément fait le tour des rédactions...).

Marianne a trouvé cette info sur le site du Journal du Dimanche, qui avait interviewé Yannick Noah au Zénith de Paris (encore) le 23 décembre dernier. Le chanteur y avait semé quelques phrases sans concession. Extraits :
"Mon grand-père m'a toujours dit: "Jamais tu ne t'abaisses, jamais tu ne manges dans la main de quelqu'un." Je préfère être à ma place qu'à celle de Doc Gynéco [...]"
"Je n'allais pas faire une photo avec Sarkozy simplement pour ramener du fric à mon association. Maintenant, j'attends la suite. Les contrôles fiscaux, j'en ai tout le temps, alors ce ne sera pas un problème. Je suis prêt à toutes les formes de pression. Qu'est-ce que je risque? Bouffer du riz tous les jours? Ça va, je sais faire."

Rappel : Yannick Noah a détrôné le coup-de-bouleur Zidane à la première place du classement des personnalités préférées des français. Finalement, il reste peut-être de l'espoir dans ce pays.




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Mardi 15 janvier 2008

Une fois n'est  pas coutume, soyons optimistes.
Il n'y a pas si longtemps, j'évoquais le hold-up sarkozyen sur le NON français au référendum de mai 2005. J'indiquais aussi qu'une certaine gauche (le gauche certaine !) ne désespérait pas d'obtenir un nouveau référendum pour l'adoption du mini-traité imaginé par le mini-président. Ce matin a eu lieu à l'Assemblée Nationale l'examen d'un texte proposé par le Parti Communiste demandant l'organisation d'une nouvelle consultation populaire. Sans surprise, le texte a été rejeté par les députés, mais dans des proportions plutôt encourageantes : 176 voix contre, 140 pour. Du coup, les "ouistes" du PS se retrouvent désavoués par leurs députés.

En 2005, la bataille avait été homérique dans tous les camps, faisant exploser les clivages traditionnels, les communistes se retrouvant à défendre le NON comme le Front National (mais pour des raisons diamétralement opposées) alors que la droite et une partie du PS combattaient pour le OUI (pour des raisons assez proches). Le fracture au sein du PS a laissé des séquelles, et ce parti de centre gauche boite encore, atomisant la première et seule véritable opportunité à ce jour de faire mordre la poussière à la bande à Sarko. Car, sans vouloir remuer le couteau dans la plaie (beurk !), il faut rappeler que, grâce à un sursaut de la gauche aux élections législatives d'après présidentielle, l'UMP n'a pas obtenu son tsunami bleu et n'a pas atteint les trois cinquième des sièges qui leur auraient permis d'avoir les mains entièrement libres. Les atouts sont sonc dans la manche du PS.

L'arrogance Les méthodes de l'Elysée devenant de plus en plus transparentes au fil des mois, la "magie" s'estompe au contact de la réalité, et de plus en plus de cocus français rêvent de faire ravaler sa morgue au nouveau marié de la presse people. De fait, l'espoir renaît chez les "nonistes" qui se rêvent en tombeurs de nabot-léon.

On se prend à espérer que l'opposition se mette à s'opposer, que les mobilisations organisées jusqu'au vote du Congrès (députés et sénateurs) le 4 février prochain à Versailles s'amplifient, et que le point d'orgue des manifestations, le 2 février à la halle Carpentier à Paris, fasse suffisamment de bruit pour faire vaciller le président et provoquer le miracle.
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Mardi 8 janvier 2008

Je dois vous faire un aveu : je n'ai pas regardé ni écouté la prestation pseudo-gaullienne de nabot-Léon devant la presse internationale. Il y a des jours comme ça où l'on n'a pas envie d'aller au cirque. A la place, j'ai commencé la lecture du premier volume du manuel d'anti-économie de Bernard Maris, un économiste anti-économiste déprimant de lucidité, dont j'avais déjà parlé ici. Rassurez-vous, je me suis rattrapé en lisant comme un affamé les compte-rendus du show présidentiel sur internet. Qu'en ai-je retenu ? En tout premier lieu, que j'ai bien fait de na pas assister à la chose, j'aurais pu attaquer à coups de griffes l'écran même pas plat de mes maîtres.
Sinon ? Qu'  "avec Carla, c'est du sérieux". Ouf ! On avait peur que le coup de "la belle et la bête" ne soit qu'une mystification médiatique de plus. Le roi Talonnette nous rassure, et on le croit. La date du mariage ne sera connue qu'après coup. Donc on ne saura rien. Mais il nous le dit quand même, jetant une croquette aux chiens médiatiques, rien qu'une, histoire de les récompenser de leur fidélité tout en maintenant intact leur appétit.

Et pour ce qui nous intéresse  ?  "S'agissant du pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous attendez de moi?  Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?". Voilà un cri du coeur qui en dit long : le président est impuissant à tenir sa principale promesse électorale. On savoure la suite de l'argumentation : "Réduire le débat politique français à la seule question du pouvoir d'achat, c'est absurde, d'autant plus absurde que j'étais le seul à en parler". Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je comprends ceci : "je vous ai bourré le mou avec le pouvoir d'achat pendant des mois pour me faire élire, c'était absurde, puisque de toutes façons je ne peux rien faire". Qui lui a glissé du penthotal dans son jus d'orange ?

Le petit Nicolas a abordé de très nombreux sujets au cours de la séance, jen ne vais pas paraphraser les articles que vous pourrez lire tranquillement. En gros, il a promis que maintenant, ça serait mieux qu'avant, parce qu'avant c'était pas bien et qu'il faut tout changer : mort des 35 heures, plein de trucs super chouettes pour l'université, bref, 2008 c'est l'année de la Révolution :

Paris ?
"La situation de l'agglomération parisienne est devenue inacceptable. La dureté de la vie que l'on impose à un trop grand nombre de ses habitants, les coûts humains, écologiques, sociaux qu'engendrent ces dysfonctionnements ne sont pas supportables". Heureusement, il y a Neuilly pour compenser.

La Constitution ? "Je souhaite que le préambule de notre Constitution soit complété pour garantir l'égalité de l'homme et de la femme, pour assurer le respect de la diversité et ses moyens, pour rendre possible de véritables politiques d'intégration, pour répondre au défi de la bioéthique". C'est beau comme un discours de prétendante à la couronne de Miss France et ça ne mange pas de pain. Et de préciser que "sur les problèmes philosophiques, moraux, éthiques posés par la modernité, notre Constitution soit en avance sur notre temps". C'est vrai qu'en matière d'éthique et de morale, il se pose en modèle. Bling bling.

La croissance ? Conformément à la désormais traditionnelle méthode sarkozyenne, il sera fait appel à des "sommités" chargées de réfléchir. Aujourd'hui, deux prix Nobel sont appelés au chevet de l'économie hexagonale. Voilà qui en jette ! Sauf que, derrière les apparences, il y a la réalité du monde. Ainsi, contrairement aux prix Nobel de chimie et de physique attribués par l'académie royale des sciences de Suède,  au prix Nobel de littérature attribué par l'Académie suédoise, au prix Nobel de la paix attribué par le parlement de Suède, le prix d'économie est attribué par... la banque de Suède ! Ce dernier a été créé avec l'accord de la fondation Nobel très récemment (1968) alors que les vrais prix Nobel existent depuis 1901. Bref, ce que l'on appelle "prix Nobel d'économie" n'en est pas véritablement un. A ce sujet, je vous invite à lire le livre évoqué au début de l'article et qui raconte (entre autres) comment les économistes ont toujours voulu faire de leur discipline une science "dure" en la rapprochant de la physique notamment, histoire que ça fasse "science". Ceci explique cela. Tout ça pour dire qu'une réflexion sur le changement de calcul de la croissance menée par deux gars récompensés par une banque n'est guère de bon augure. Oui, vous avez bien lu : l'idée qui sous-tend la manoeuvre est de "changer notre instrument de mesure de la croissance". Voilà une méthode qui fonctionne, prenons l'exemple du chômage : depuis qu'on ne compte plus les chômeurs de la même façon, il y en a moins. Magique non ? D'où cette brillante idée présidentielle : changeons la mesure de la croissance, avec un peu de chance, elle augmentera ! 

Autre grande idée révolutionnaire : supprimer la publicité des chaînes de télévision publiques. Quel citoyen normalement constitué n'adhérerait pas à cette grande idée, surtout quand elle est emballée dans un grand blabla "d'accès à la culture" et de "favoriser la création" ? Très bien, mais comment alors se financeront les chaînes ? Facile : par une taxe, ou mieux, par plusieurs taxes. Une taxe "
sur les recettes publicitaires accrue des chaînes privées" pour commencer. En gros, les chaînes privées gagneront beaucoup plus et reverseront une petite aumône aux chaînes publiques. Si je vous dis que l'action de TF1, la chaîne de Martin Bouygues, un intime du président, a gagné plus de douze pour cent à la suite de cette annonce , qu'en déduisez-vous ?
Autre taxe pour financer cette grande et généreuse idée : une ponction sur les abonnements internet. Rassuez-vous, elle sera "infinitésimale". Enfin, c'est une taxe quand même. Faire payer le grand public pour que les proprios de TF1 arrondissent leurs fins de mois, est-ce bien "éthique" ? Et, en passant, le prix d'une montre Rolex est-il infinitésimal dans un budget présidentiel ?

Dernier enseignement que je retiens de ce grand raout mondain : le président est un menteur et un effronté. Je n'invente rien. Tout le monde le sait. Cette fois, c'est Libération qui en apporte la preuve.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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Jeudi 3 janvier 2008

Au lendemain de la grande goberge du nouvel an, les gueules de bois sont légion. Ce ne sont pas les bulles de champagne qui font durer le plaisir sous les crânes, mais bien la fumeuse verbiosité du pacs Sarkozy-Guaino dont les plus attentifs se torturent à comprendre la teneur. Quant aux plus cultivés, ils se demandent quelle mouche a piqué le plumitif élyséen en lui faisant plagier une expression d'Edgar Morin. Sans doute la même mouche qui l'avait, au cours de la campagne présidentielle, incité à citer Jaurès et Blum. Guaino victime d'une mouche facétieuse, ceci explique cela.

L'expression en question est la fameuse "politique de civilisation", seule surprise d'une intervention annoncée comme inattendue, et qui fut d'un classicisme décevant, jusque dans un pathétique "chers compatriotes" so chiraquien. Edgar Morin, philosophe et sociologue, a consacré sa vie à réfléchir sur le fonctionnement de la société, a abordé de nombreux thèmes et développé des concepts qui font référence. Dans une interview accordée au journal Le Monde, il s'étonne de voir son concept repris entre les cacahuètes et la dinde aux marrons au détour d'une opération de communication télévisée. Comme il est un homme bien élevé, il se contente de s'interroger sur la sincérité du propos : "Je ne peux exclure que M. Sarkozy réoriente sa politique dans ce sens", déclare-t-il, en précisant, pas dupe : "mais il ne l'a pas montré jusqu'à présent et n'en donne aucun signe".
Le journal catholique La Croix rappelle que l'expression "politique de civilisation" est apparue en décembre 1995 "dans le contexte du mouvement social contre la réforme Juppé". Edgar Morin,dont les idées sont "plus keynesiennes que libérales", théorisera et complètera le concept en 1997 dans un livre co-écrit avec le politologue Sami Naïr et justement intitulé Pour une politique de civilisation. Et La Croix de rappeler que le plagieur Guaino avait déjà recyclé l'expression devant un groupe de supporters séguinistes (oui, il y en a eu). Diable, un récidiviste ! A quand les peines plancher ?

Dans son blog, Pierre Assouline a beau tourner et retourner l'expression dans tous les sens, il reste sur sa faim : "Il est urgent que le chef de l’Etat nous en dise davantage" implore-t-il. Dépité, il évoque l'autre actualité de Nabot-Léon, à savoir sa casquette de chanoine de l'abbaye de Latran.
Et si, en disant "politique de civilisation", le  pseudo-ecclésiastique président français avait pensé guerre de civilisation ? A l'image d'un Georges Bush sauvé de son alcoolisme par le tout-puissant et prompt à vouloir répandre la parole divine à grands coups de dommages collatéraux, Nabot-Léon se sent peut-être investi d'une divine mission d'évangélisation. Car il faut prendre au sérieux les gesticulations pontificales du représentant de l'Etat français. L'épisode de latran et la visite à Rome ne sont pas que du folklore. Assouline évoque l'interview de Christian Terras, responsable du journal catholique Golias, publiée sur le site Contre-journal. Terras y analyse le rapport à la religion de Sarkozy, et explique notamment que jamais depuis l'instauration de la laïcité en France en 1905 un président de la République ne s'était permis les ostentatoires postures religieuses que met en scène ce dernier. Le discours sarkozyen, aux relents moyen-âgeux, recycle les idées de Le Pen et de Maurras avant lui.

Il sera bientôt temps de crier au loup.
par Tiger publié dans : ça ne tourne pas rond
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